Le monde court à sa perte !
Jeudi 25 mars 2010 | 121 commentairesPar souci de discrétion, je ne peux citer mes sources, mais je tiens à relater le dialogue dont j’ai été le témoin direct voici quelques jours, très exactement à la verticale du dernier flocon de neige que nous avons balayé.
- Il y a de plus en plus de catastrophes naturelles dans le monde.
- Oui, c’est vrai. Il faut s’attendre à du grabuge dans les années à venir.
- En plus de la crise, ça va pas nous arranger.
- Ben c’est à cause de la couche d’ozone, la fonte des glaciers, la pollution, tout ça…
Cet échange ébouriffant, au contenu révolutionnaire, je vous le livre en avant-première ! Il a eu lieu entre deux hommes qui étaient eux-mêmes entre deux portes ; celles de leurs 4×4. Deux gaziers ordinaires, charmants au demeurant, mais qui ne savent plus presser une orange sans l’aide d’une usine ou ignorent qu’en plus de ses ailes et de ses cuisses, un poulet compte aussi des abattis : tête, tripes, cul. Ces hommes sont mariés à des femmes qui ne font pas la relation entre leur poids et ce qu’elles mangent, la disparition du thon rouge et leur sushi du vendredi, le poil des animaux et leur col de fourrure. Parfois, quand ces couples partent en week-end au Maroc ou en Tunisie – où il y a de plus en plus d’arabes, vous ne trouvez pas ? – ils s’entretiennent gravement de la fin probable du monde qui est annoncée sur internet.
Ne mélangeons pas la vache qui pète et celle qui rit, quand bien même les deux expulsent de l’air. Evitons aux tableaux de bords en polyamide et aux carrosseries en polyesters insaturés de recevoir trop de substrats de pensées en arrêtant par exemple de maudire le trou du ciel tout en benzopyrénisant comme des émirs. Ou en renonçant à ce faciès de mangeoire à foin, que partagent ceux qui s’ébaubissent devant la ferme des calamités. Pourquoi ? Pour gagner du temps sur la wification intersidérale, les liposuccions du cortex, la désertification pubienne et la sodomisation de Lucilia Sericata.
A quoi l’utiliser, ce temps ? A se poser la putain de question – qu’est ce que j’y peux ? – et surtout, à trouver le moyen d’y répondre.
Elle s’appelle Karima de son prénom, Karimouche pour le public. Emballage d’origine, c’est le titre de la chanson éponyme de son premier album. Elle a une sacré pêche et elle y croit : « Je veux garder mon humour. Moi c’est l’Homme que je choisis ».
Moi aussi, Karima, moi aussi. Mais on est bien d’accord, pas n’importe lequel !




