Frédérique MARTIN

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Archive pour 2012

Pas plus haut que le bord

26 mai 2012
7:00 au8:00

A 19H00, enregistrement public de l’émission politique et satirique « Pas plus haut que le bord », au Café Plum à Lautrec. Santa Maria de las pacotillas distribue la bonne parole et change la bière en eau, en écoutant brailler le Sale Pierrot. Diffusion sur Radio Campus le mercredi suivant à 18H00.

Pas plus haut que le bord(el)

Mercredi 16 mai 2012 | 10 commentaires

 

Je suis encore tout ébouriffée par mon bizutage de hier soir. Oui, vous avez bien lu, mardi 15 mai 2012, à partir de 20H00, Moi Frédérique Martin, auteur HS (Hautement Sérieuse), j’ai été bizutée. Parfaitement. Et je compte porter plainte (bien qu’elle soit un peu lourde).

Nigaudement, j’ai accepté la proposition malhonnête de Lola Parabellum et d’Aymeric de la Mouille pour participer – mais sous pseudo seulement ou alors sous la torture – à une émission radiophonique politique et satirique. Les trois à la fois ? J’entends d’ici l’auditeur auditer. Les trois, en effet. On est du Lauragais ou on ne l’est pas.

Vous aurez reconnu sans peine l’incontournable émission qui fait fureur et provoque un buzz sans précédent, j’ai nommé : Pas plus haut que le bord. Enregistrée tous les 15 jours dans un bar culturel toulousain, rediffusée dès le lendemain à 18H00 sur Radio Campus 94.0 et bien évidemment podcastée dans la foulée sur le site de l’émission. Bref, que des gens sérieux, comme on se l’imagine.

Hier c’était au Cherche ardeur, et ça donnait ça :

 

Santa Maria de las pacotillas te cause dans le poste

Pour ma première intervention sous le nom de Santa Maria de las Pacotillas, je suis venue apporter la parole de Dieu dans une assemblée de gauchistes malfaisants. On me voit assise à côté d’el Jefe à cravate, ainsi que nous devons le nommer, après avoir fait acte d’allégeance en lui versant la moitié de nos économies. On ne rentre pas dans cette émission comme dans un moulin.

Un rythme du tonnerre de Dieu – pardon, déformation professionnelle – un public en délire, des auditeurs estomaqués, des chroniqueurs au sommet. Une heure fabuleuse d’intensité. Après avoir repoussé les assauts de nos admirateurs(trices), exténués nous nous apprêtions à consommer quelques tisanes relaxantes bien méritées quand tout à coup : LA RUMEUR !

- L’enregistrement a foiré. On doit tout recommencer.
- Nan, mais tu déconnes, là. C’est un joke.
- Heu… ben non. C’est vrai.

Par égard pour lui, je tairai le nom du technicien maudit qui nous accompagnait. Je ne dirai rien non plus, sur sa voiture qui est tombée en panne tandis que nous rapatriions le matériel dans un jardin nouvellement culturel pour recommencer notre dur labeur dans un froid glacial et sous les lassis des voisins qui ont fini par jeter le contenu de leurs pots de chambre sur nos têtes.

Nourris de quelques morceaux de pains offerts par Vulvinia de la Caillemolle, contraints de vider la tirelire de nos enfants pour acquérir nuitamment de la bière plus tiède que nous et du vin moins aigre, nous avons remis ça jusqu’à pas d’heure, bercés par la voix sublime de Nellie en direct du cagibi (culturel, comme il se doit).

 

Et là, ça donnait plutôt ça :

 

Pas plus haut que le bord(el)

 

Ou encore ça :

Nellie en direct du cagibi

Mon contrat non rémunéré à durée illimitée m’oblige à mettre le lien vers ce moment mythique de la radio française. Je m’exécute tout en sachant que cela ruine ma carrière d’écrivain et mes chances d’accéder au Goncourt. Je demande pardon à ma famille et à mes éditeurs. Et j’en profite pour dire à mes compagnons de galère que si j’ai un nom à consonance ibérique, je n’achète pas pour autant mes cigarettes en Andorre. Hostia !

Prochain enregistrement au Café Plum à Lautrec, le 26  mai à 19H00. PPM (Priez Pour Moi)

Andorre la vieille

Lecture croisée à Montauban

Mardi 15 mai 2012 | Commenter
12 juin 2012
7:00 au9:00

A 19H00 à la librairie « La femme renarde« , lecture croisée avec Thomas Scotto suivie d’une rencontre avec le public.

Emission sur Radio Campus

Lundi 14 mai 2012 | Commenter
15 mai 2012 8:00 au16 mai 2012 6:00

A 20H00 au Cherche Ardeur, 40 rue des couteliers à Toulouse. Enregistrement en direct de l’émission politique et satirique « Pas plus haut que le bord ». Je fais mes débuts de chroniqueuse sous le nom de Santa Maria de las Pacotillas. Rediffusion sur le site et sur Radio campus à partir du 16 mai.




 

Les filles d’Eve (nouvelle érotique)

"Le reporter est envieux, sa voix le trahit. Il fixe la femme dont, même à distance, il peut sentir l’odeur d’huitre et d’humus. Ses poings se serrent, il s’imagine l’allonger sur le sol, glisser lentement ses doigts dans les poils pubiens, s’introduire au plus profond, au plus moite de ce corps proche et pourtant inaccessible, dans cette fente obscure aux bourrelets mordorés que la toison rousse encadre sans la dissimuler."
Découvrez "Les filles d'Eve"


Les filles d’Eve – Nouvelle érotique

Mardi 8 mai 2012 | 10 commentaires

 

Un petit incident technique m’oblige à vous rediriger sur ce lien, chers visiteurs : LES FILLES D’EVE !

Tout ceci n’est pas grave, à peine contrariant et comme je suis contrariée, j’ai entrepris de faire brûler quelques cure-dents  glissés sous les ongles de mon webmaster adoré. J’avoue avoir profité de son inattention, alors qu’il était suspendu au-dessus d’une bassine d’huile bouillante, les mains liées dans le dos et la bouche remplie de poivre concassé. Mais du Sichuan, hein ! Je sais recevoir.

Suivez docilement le guide armé et vous retrouverez toutes les informations concernant cette parution hautement caliente et incontournable ! Cela me permettra, de surcroit, de vérifier si vous lisez ce que je mets ici religieusement après des heures de travail acharné, ou si – comme il m’arrive parfois de le redouter – vous ne faites que passer pour laisser votre nom dans les entrailles de wordpress. Je ne dis rien, mais… j’ai la liste. (Quant à mon fournisseur de cure-dents, il s’est marié avec celui qui me livre l’huile. Ils parait qu’ils vont avoir un enfant dont je serai la marraine. Le marchand de poivre, lui, est jaloux.)

 

 

 

 

 

Extrait : « Le reporter est envieux, sa voix le trahit. Il fixe la femme dont, même à distance, il peut sentir l’odeur d’huitre et d’humus. Ses poings se serrent, il s’imagine l’allonger sur le sol, glisser lentement ses doigts dans les poils pubiens, s’introduire au plus profond, au plus moite de ce corps proche et pourtant inaccessible, dans cette fente obscure aux bourrelets mordorés que la toison rousse encadre sans la dissimuler. »

 

 

Laboratoire d’écriture – Université permanente des CAUE – Rodez

Mardi 8 mai 2012 | Commenter
9 mai 2012 2:00 au11 mai 2012 2:00

Animation d’un laboratoire d’écriture dans le cadre de la formation « Ecrire et dessiner le territoire » organisée par l’université de formation permanente du CAUE de Rodez. Thème « Quand la ville territoire fait société ».

Place aux nouvelles 2012

Samedi 21 avril 2012 | Commenter
9 septembre 2012
10:00 au6:00

L’excellent salon de Lauzerte (82) se tiendra le dimanche 9 septembre de 10H00 à 18H00. Avec La librairie de la femme renarde.

Cloche d’ici et cloche d’ailleurs.

Dimanche 8 avril 2012 | 20 commentaires

 

Mon Cher R.B.

Récemment, tu m’as fait parvenir sous le manteau et dans le plus grand secret, un DVD hautement subversif, j’ai nommé  La source des femmes. Y était joint ce message laconique : vous devez absolument regarder ce film !

Me fiant à ton enthousiasme, j’en ai parlé à ma fille – jeune et accorte personne – qui s’est fadée un long chemin pour me rejoindre, les pieds nus et ensanglantés, après avoir pêché par excès d’enthousiasme devant les manifestations du printemps. Voici qu’elle se précipite pour visionner ton film, prenant à peine quelques heures pour faire ses ablutions et se sustenter.

Le verre à la main, nous nous installons le plus confortablement possible, pour suivre les tribulations de Leïla dans un des pays du prophète, laquelle, rejetant les traditions ancestrales, prétend se faire installer l’eau courante en pratiquant la grève des pertuis – qui sont au nombre de trois et non pas de mille comme on voudrait nous le faire croire.
Nous en étions donc au moment crucial où Leïla se demande si son instituteur de mari ne va pas la répudier, tandis que ledit mari brandit un menaçant couteau sous la gorge de l’amant (car oui, il y a aussi des amants au pays du prophète), et qu’une cohorte de femmes soumises menace de briser la grève des fameuses donzelles en prenant leur place. C’est que le divorce est vite prononcé dans le sable des montagnes !

C’est alors… à peine si j’ose le dire, c’est alors… que le film s’arrêta net. Oui, tout net. Ding. Et même Dong.

Mon Cher R.B., il m’est impossible de te répéter les mots qui fleurirent sur nos lèvres jusqu’alors intactes de tout juron – le prophète s’en bouche les oreilles et au très grand là-haut, ça déménage dans tous les sens. Nous crûmes d’abord à un sabordage misogyne, une piètre rébellion d’hommes dépassés par la hardiesse de leurs femelles. Puis, nous fûmes contraintes de rendre les armes : il s’agissait bel et bien d’une ânerie technique, une aberration post-révolutionnaire, l’impéritie d’un copiste du dimanche !

Mon cher R.B., je ne suis pas d’une nature rancunière – Dieu m’en préserve – mais je pense que la bergère doit répondre au berger. En conséquence de la funeste soirée de Pâques dont tu es l’incontestable fléau, j’ai décidé d’appliquer la loi antédiluvienne du talion. Tu m’as récemment commandé un livre que j’ai cherché dans la France entière pour te faire plaisir. Je ne suis pas comme toi, je ne fais pas les choses à moitié. Tu recevras les cent premières pages de ce magistral roman, la suite étant scellée au coffre jusqu’à plus amples négociations. Tu peux – tout comme moi – en chercher la suite sur internet. Je te souhaite de trouver –tout comme moi – une version en vrac, issue du Kurdistan et traduite en sanscrit. Sinon, je te propose de nous retrouver au chant du coq dans le champ communal pour respecter ma tradition. Je ne manquerai pas de quérir un thé à la menthe et quelques pâtisseries pour respecter la tienne. Nous pourrons alors procéder à l’échange qui convient.

Je sais que je t’ai promis dans un mail récent, de ne rien révéler de tes incompétences, pour préserver l’adoration que te porte ta sainte mère et la réputation de ton père bien-aimé, tous deux ruinés par tes études d’ingénieur. Mais comme je ne suis qu’une chienne d’infidèle, je m’en serais voulu d’avoir la moindre parole. Dans l’attente de ta réponse, mon ami, je te maudis jusqu’à la huit centième génération et que le grand Challah te sonne les cloches durant ton sommeil. Yalla.

Lectures tissées

Lundi 19 mars 2012 | Commenter
25 mars 2012
5:00

A 17H00, lectures tissées par les collégiens de Balma suite aux ateliers menés en duo avec Rachel Corenblit.


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