Pour être auteur, moi je vous le dis, il faut être organisée. D’ailleurs, je traîne partout  un agenda maous costaud qui assure à lui seul une retraite de cadre supérieur à mon osthéopathe. J’ai tout essayé : la valise à roulettes, le cartable, le portage à bout de bras et même la poubelle les jours de pluie et de désespoir. J’ai fini par lâcher deux ans de droits d’auteur contre un sac à main qui arrive à digérer la bête sans engloutir pour autant le reste de mon bureau. A ce tarif-là, nous sommes partis pour une longue idylle.

 

Mais que crache le golem quand il s’échappe de son antre ? Je ne vais pas tout révéler ici – j’écarte d’emblée le croustillant et l’intendance. Et il reste :

La sortie officielle du Fils prodigue aux éditions de l’atelier IN8. Je vous livre la quatrième de couverture :

« Le bon fils reçoit les siens, repasse les plats, essuie bave et rôts pour notre plus grand plaisir d’horribles voyeurs. Tenir la note tout en fredonnant un air de famille, comme d’habitude il saura faire. Toujours avec un pincement au cœur et ce goût amer en bouche. Mais aujourd’hui, pour la première fois, c’est lui qui se régalera sur la bête repue : il a une si appétissante belle-sœur !  » A croquer. En famille, bien sûr. »

 

Je ne m’étendrai pas sur la belle-soeur. Voyez plutôt ça avec Maurice et son repas d’anniversaire explosif. Ah non, vraiment, la famille, c’est plus ce que c’était !

 

Mise en ligne de ma chronique mensuelle pour enviedecrire.com, et ça commence par :
 » Une attitude fondamentale en écriture, c’est la persévérance. Elle vaut pour les textes sur lesquels il faut revenir sans complaisance, pour les refus et les échecs qu’il faut apprendre à encaisser... ». En auto-prescrition, je note dans mon semainier bouffi : Lire cette chronique avant toute ouverture de lettre d’éditeur, de relevé bancaire ou de correspondance avec les instances gouvernementales.

 

Participation au jury du concours de nouvelles organisé par le Muséum d’histoire de Toulouse. J’y retrouverai mon complice Mouloud Akkouche et si nous n’admettons pas officiellement les pots de vin, vous pouvez toujours nous envoyer vos dons. Je serai – comme chaque année – fidèle à mon poste de Présidente au concours de nouvelles du CROUS de Toulouse dont le thème cette année est Fantasmes. Il y aura aussi celui de l’Encrier renversé et je participerai aux pré-sélections du prix des cinq continents.

 

Des ateliers d’écritures, bien sûr. A Rodez dans le cadre d’un cycle consacré à l’oeuvre de Pascal Dessaint. Vous en saurez plus dans les semaines qui viennent. Entre Toulouse et Castres, la mise en route d’ateliers conçus et réalisés en collaboration avec Paule Meslin. Les ateliers littérapeutiques débuteront les 2 et  3 avril prochains. Le thème de ce cycle ? « Oser ». Vaste programme !

 

Et puis il y aura le salon du livre de Lauzerte et celui de La Fouillade, la publication d’une nouvelle dans un collectif sur les frères et soeurs chez Thierry Magnier éditeur,  un roman qui galope après son éditeur charmant, un recueil qui s’achève, de la poésie en attente, des voyages à l’étranger, des projets, des essais, des tentatives avortées et d’autres qui donneront naissance. Mais c’est encore loin tout ça, nous en reparlerons. Je finirai bien par le crever, cet agenda !

Aaaarrrghenda

30 Responses to Du pain sur la planche
  1. Serais-je le premier ?
    Je connaissais les « pré-textes » pour (ou à) écrire mais pas les « pré-histoires ».
    Je suis impatient de lire ce « Fils prodigue ». Où trouve-t-on In 8 ?

  2. Mouahahah ! ‘reusement qu’on se bat pas à coups d’agenda nous deux, on s’assommerait proprement et simultanément. Pour l’instant, je m’envole vendredi vers d’autres cieux, alors, ce p’tit noir, pas pour demain.

  3. Je note la réponse faite à Gilles! ;o)
    J’suis très intéressée aussi! Bonne journée, Frédérique!

    • @ Martine : Merci et bonne journée à vous.
      @ Gilles : C’est bien ma veine. Je sors un bouquin chez eux et le site explose ! Trop de visites d’un coup, sans doute :0) Pour l’informaticien nouvelliste, je vais leur demander.

  4. Humpffff…. Leur site est en panne :
    jtablesession::Store Failed
    DB function failed with error number 1290
    Auraient-ils besoin d’un informaticien nouvelliste 😉

  5. Félicitations! Que de plaisir de lecture en perspective!

  6. je suis hors sujet mais je voudrais savoir le prix du sac à main
    merci d’avance

  7. Pourtant l’autofiction exige le « croustillant et l’intendance »!! Euh… et moi aussi! a m’intéresse! … (Bon, vous m’avez donné le tournis avec cet emploi du temps! Faut que j’aille m’allonger!)

  8. Il est nul le site d’In8, pas du tout intuitif. On peut te la commander directement la nouvelle ?

  9. Anna a raison, pour réussir à trouver ton livre, j’ai dû, faute de réussir à le trouver, passer par le moteur de recherche, taper « Martin », cliquer encore plusieurs fois.
    Qd on clique sur « Auteurs », on n’a pas la liste des auteurs !
    Autrement dit, il faut être très déterminé !

  10. Tchékov a surtout écrit des nouvelles, Carver pareil, Maupassant 3 romans, etc. Le roman n’est pas une fin en soi… Et ne dit rien sur la qualité de l’écrivain. Il existe de très grands romans de 100 pages. Et des merdes qui en font 1000. Tout ça est discussion oiseuse.

    • @ Francesco : Je suis tout à fait d’accord avec ça, mais le standard ici, en France, c’est le roman et vous êtes bien placé pour savoir qu’il est trés difficile d’y publier des nouvelles. Quant aux « modèles » que nous portons, ce sont peut-être des discussions oiseuses pour vous qui avez de l’aplomb et une maison d’édition qui vous suit, mais pour d’autres, ce sont des questions importantes. Ne soyez donc pas si lapidaire.

  11. @FM. Je voulais dire que la question oiseuse est de se sentir plus ou moins bon si on écrit du roman ou pas. En revanche, d’un point de vue économique, il vaut mieux écrire des romans. C’est une porte vers la publication. Alors que les nouvelles sont plutôt des impasses.

    • @ FP : Et pourtant, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, il y a un véritable lectorat pour la nouvelle et les formats différents (je pense aux brefs romans). Encore faut-il qu’elles soient bien écrites. Les anglo saxons, les espagnols, les japonais sont des maîtres en la matière. En France, l’écrivain, c’est le romancier. C’est difficile de se désengager de cette image et de s’affirmer autrement. Mais c’est notre boulot, n’est ce pas ?

  12. Mouahahahahahah !!! les scribouillards discutent !!! 😀

  13. Oh, Frédérique, comme Pluplu, ton emploi du temps me donne envie de faire une sieste (note, en ce moment, le mien aussi, hahaha !) Bravo pour tout, et surtout pour Le Fils prodigue. (Tiens, voilà justement une parabole qui donne du fil à retordre à nos cervelles…)

    • @ Sophie K : Oui j’ai cru comprendre que tu étais pas mal occupée toi-même. Je suis le nez dans les corrections sur mon roman et je ne lève pas trop la tête en ce moment, raison de mon silence sur les ondes. Pour le fils prodigue, tu n’es pas la seule à me dire que cette parabole est difficile à comprendre. Le titre de ma nouvelle a un double sens.

  14. Autant de casquettes persévérantes dans l’agenda des révolutions en cours d’élaboration. Heureusement qu’il reste des oisifs. Et que l’humeur noirte repose à présent par trente pieds de fond, au large des bords. De là est né le journal de Jaume.

  15. Un lien qui ne fonctionne pas, c’est un peu comme une jarretelle sans porte, Frédérique. d’autres parts je crois qu’il y a, de la nouvelle au roman comme un système de vastes communicants. La publication de combien de mauvais romans n’apporte en gros qu’une mauvaise nouvelle de plus, la montée en puissance des bavards. Voici un vrai sujet, et comme je ne le suis même pas modestement, bavard, j’apporte mon inestimable contribution à la houle du débat. Roman ou nouvelles ? Il reste bien peu à triturer dans le pétrin du langage. Mais Ô combien de Gilliat, de Dédalus, de Gervaise, de Bardamu, de etc… à faire vivre dans leur époque, la notre.

    • @ Jaume : Ne vous mésestimez pas, votre avis vaut largement plus que celui des bavards impénitents. Charles Juliet a écrit que le propre des écrivains médiocres étaient d’écrire d’abondance. Je tiens la nouvelle en haute estime, dommage qu’elle soit considérée comme de la sous littérature par les bavards impénitents que vous évoquiez tantôt. Mais il y a aussi d’excellents romans et d’exécrables nouvelles… Vous me direz, tout est affaire de goût. Tenez-vous la grande forme ?


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