Vite fait, bien fait sur le gaz, deux trois lignes pour vous dire que vous pouvez lire ma nouvelle chronique chez enviedecrire.com. : « Ecrire à partir du singulier ». On va bientôt fêter nos un an, à ce rythme. Si c’est pas de l’amour… Avant-goût : 

Le risque majeur d’une forte poussée en singularité, c’est de tomber dans le piège spécifiquement humain d’un ego mal dompté. Se mettre au centre du monde, supposer que ce que l’on a ressenti, ce que l’on a vécu, suffit à donner la matière brute d’un livre dans lequel des lecteurs trouveraient leur compte, me semble être une économie de réflexion fatale au texte. Concrètement, si le parfum de la fraise des bois reste une nostalgie de mon enfance liée aux cueillettes que j’en faisais avec mon grand-père et aux goûters qui s’en suivaient,  je ne crois pas pour autant que les balades avec mon pépé puissent intéresser les foules – mêmes réduites […]

 

Vous connaissez l’ami Gilles Bertin et son blog lignes de vie. Mais saviez-vous qu’on peut lire une de ses nouvelles dans le n° 95 de la revue Brèves, sorti hier des hauts fourneaux ? Une bonne raison de découvrir le travail de Daniel et Martine Delort qui oeuvrent depuis trente ans à diffuser de la – bonne – nouvelle. Et une manière de célèbrer Gilles, qui est à l’honneur.

 

Enfin, l’auvergnate que je suis, ne pouvait rester insensible au cadeau que lui a fait Christine Spadaccini dont on a pu admirer plusieurs photos le mois dernier, en première page de ce site. Se promenant au jardin des plantes, lieu mythique de mon enfance, elle m’adresse un clin d’oeil tendre avec cette petite Frédaime version 2011 qui me va droit au coeur.

 

Frédaime version 2011 - Christine Spadaccini

19 Responses to A partir du singulier
  1. J’adore cette petite Frédaime version 2011!!!!! Tout à fait comme dans mon…comment dire…mon imagination! Bravo à Christine Spadaccini! Ah l’Auvergne et ses femmes!!!!

    • @ Babeth : Moi aussi je l’adore. Christine m’a envoyé toute une série de clichés du jardin dont nous nous étions entretenu dans des mails. C’est une attention d’une grande gentillesse. Si nous continuons à augmenter le cercle, il va falloir créer une compagnie des Auvergnates !

  2. Ainsi, la compagnie des Hussards ne s’embêtera plus!

  3. Merci Frédérique ! On va fêter ça nom de Dieu !

  4. Coucou, les Payses! 😉 La petite Frédaime new age était trop mimi en train d’essayer d’enlever le caillou de sa chaussure mais il a fallu que je la shoote vite fait car son paternel me regardait d’un sale oeil et commençait à s’approcher en roulant les oranges mécaniques de ses biceps façon « touche pas à ma chtite » ! Merci à toi, Frédérique, je ne crois pas que je serais retournée au Jardin Lecoq de sitôt sinon et ça valait le détour! Bisous du 6-3 aux expats toulousaines!

  5. Kiki t’es bougnate ? mais tu as toutes les vertus ma parole !

  6. Bonjour Kiki! Bienvenue au club!
    @Frédérique: t’as ratissé large? T »es sûre qu’il n’y en a pas d »autres?

  7. J’aime bien votre billet sur « envie d’écrire ». Il remet les pendules littéraires à l’heure. Vous vous livrez avec simplicité et sincérité. Votre devise pourrait être »Il n’y a que failles qui m’aillent ». Je crois que nous partageons cette magnifique utopie qui consiste à croire que l’homme est bon, à y croire irréductiblement, alors que tout semble prouver le contraire. Votre graal est salutaire en ces temps de narcissisme féroce, d’individuation mal dégrossie, d’égotisme flamboyant .Dans le théâtre contemporain, le langage évolue, il a moins vocation à communiquer à échanger,à partager qu’à faire entendre le cri de son auteur. Le cri , le plus fort, le plus singulier, devient le critère d’une belle écriture qui ne dit rien mais qu’il faut écouter comme dans une immense thérapie de groupe.J’ai gouté votre métaphore sur la fraise. Elle va, peut être, m’inciter à ramener la mienne. Ma singularité, mon histoire personnelle ne m’intéressent pas . Je ne risque pas de produire un écrit autobiographique. Je me vois mal écrire en auto. Écrire ou conduire, il faut choisir. Continuez à chercher la pépite de vos espérances dans le purin du quotidien.

    • @ Merci Patrick, cette disposition est souvent un handicap. Se faire prendre pour une niaise, une blonde, une andouille… Bon bref, vous voyez le genre – et celui-là aussi il est humain. Mais c’est comme ça, je fais avec – ou pas. Je trouve tant de pépites, brèves parfois, mais intenses, qui me disent que oui, ça aussi, ça existe. Le corollaire c’est d’être comme une bête devant le pire. Il n’y a plus parfois qu’à se lécher comme un chien, tourner en rond et se coucher pour essayer d’écrire.

  8. Roooh! Faut être auvergnate pour trouver grâce aux yeux de la Reine ? Sa Majesté accepte-t-elle les hommages venus de contrées plus éloignées ?
    Signé, un égo mal dompté mais on y travaille 🙂

  9. Moi pas Auvergnate, mais moi venue en paix. Moi dire : vive Gilles, vive Kiki, vive la Reine, vive l’Auvergne libre !

  10. Pas mal, ouiche. (Le mauve de la fumée est un peu surprenant, mais c’est joli.)

  11. Ohlalalala !… c’est le rassemblement des rombières à colifichets et à tasse de thé… (sauf Verroust, bien entendu, et Gilles)… Bon, quand on est-ce qu’on tue l’ cochon et qu’on fait ripaille, passque la littérature, ras-l’-bol !!!


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