Pour celles et ceux qui auraient raté cet évènement de portée internationale, je me suis présentée à l’élection du Conseil d’administration, puis du bureau du CRL Midi Pyrénées. Je fais donc partie du collège auteur pour une durée de trois ans. Au CA, je suis flanquée de deux acolytes, Frédéric Sounac et Henri Bornstein, chargés de ma protection rapprochée lors de nos déplacements dans le monde.

Plus sérieusement, j’ai bénéficié à deux reprises d’une bourse octroyée par le CRL, pour l’écriture de « Femme vacante » – roman paru chez Peine Page éditeur – et de « N’écris plus » – roman à paraître. A ce titre, et ne perdant jamais de vue qu’il s’agissait d’argent public, je souhaitais donner de mon temps en retour. C’est chose faite. Le coin des auteurs paraîtra donc de manière aléatoire pour relayer de l’information, et/ou aborder des sujets liés à la merveilleuse condition du scribouillard patenté.

 

  • Le nouveau site du CRL Midi-Pyrénées est en ligne et j’invite les auteurs adhérents qui ne l’ont pas encore fait à établir leur fiche de présentation.
  • Vivons Livres 2010, la troisième édition du salon du livre Midi-Pyrénées se tiendra les 6 & 7 novembre 2010 au Centre de Congrès Pierre Baudis à Toulouse. Je viendrai pour ma part y faire un tour le samedi après-midi sur le stand des éditions N&B.
  • Une étude comparative sur le droit d’auteur en Europe a été confiée à Laure Pécher et Pierre Astier, à l’initiative de l’Observatoire du livre et de l’écrit « Le Motif » , sur les dispositions législatives et usages dans 4 pays : Grande-Bretagne, Espagne, Allemagne et France.
  • Babelio est un site destiné aux amateurs de livres en tout genre. Grande bibliothèque collaborative, Babélio propose un partenariat aux auteurs pour promouvoir leur travail. Les lecteurs passionnés peuvent aussi s’inscrire au programme masse critique et recevoir un livre en échange d’un article, positif ou négatif. Rien n’interdit d’être auteur ET lecteur.

 

Pour ne pas provoquer d’indigestion massive, je vais m’arrêter là. Il y a suffisamment de liens pour tricoter un chandail. Pour conclure, j’ajouterai qu’un auteur – débutant ou confirmé – devrait chercher à comprendre le milieu professionnel dans lequel il souhaite s’intégrer. Les mutations que le livre numérique ne manquera pas d’amener rendent cette démarche d’autant plus essentielle. La lecture de l’ouvrage de Bernard LAHIRE La condition littéraire  (éditions la découverte – 2006) aborde la réalité de la double vie des auteurs et de leur isolement constitutif. Je vous en recommande la lecture.

DERNIERE MINUTE : On peut lire ma chronique du mois de novembre sur le site enviedecrire.com : « Débuter en écriture ».

 

41 Responses to Le coin des auteurs – CRL Midi Pyrénées
  1. Ah ? ça vaut l’coup d’coucher avec toi alors ? Bon. J’vais mettre une culotte propre, on sait jamais.

  2. Merci pour ce coin, Frédérique 😉 Si un-e auteur-e lu-e est un-e auteur-e publié-e, parfois subventionné-e, concernant également certaines pratiques de consécration et ses formes de dénonciation, un article qui pourrait également intéresser les écrivants et écrivains inscrits dans le jeu littéraire ou aspirant à s’y inscrire : Heinich, Nathalie (1993), « Publier, consacrer, subventionner. Les fragilités des pouvoirs littéraires », in Terrain , 21, pp. 33-46 (article assez ancien, il me semble encore pertinent, à nuancer bien sûr, et dont les points centraux mériteraient sans doute d’être réinterrogés avec le développement des NTIC). Bonne soirée

  3. Pourquoi parles-tu essentiellement de choses qui se passent autour de Toulouse ? Et ni à Lyon ou à Paris ? Bouh…….

    • @ Gibi : Je suis au CRL de Toulouse mon Gibi ! Mais je te signale qu’il y a dans ce billet des infos hors contexte géographique. (Du Parisianisme à l’envers, on aura tout vu :))

  4. Salut ma Fredaime. L’ai lu le Lahire. La double vie des écrivains femmes c’est une triple vie. Isolement, c’est peu dire.
    Ainsi tu t’apprêtes à publier un petit nouveau ? Chouette. Bon, si je n’ai pas la flemme, je passerai au Salon. L’an dernier j’y avais rencontré Philippe Ségur qui habite à moins d’un kilomètre de chez moi! 🙂

    • @ Zoé : Je publie trois nouvelles cette année… pour le moment. Et Philippe Ségur a déménagé depuis un certain temps déjà. Le tam tam dans nos campagnes n’est plus ce qu’il était 🙂

  5. @FM : je confirme pour le tam-tam, même moi je le savais, c’est dire !

  6. Et puis, y a aussi ‘Comment commencer un paragraphe ». Mais avant faut lire « Prolégomènes à une introduction générale aux incipits ». Mais ce qui compte surtout c’est de connaître son alphabet sur le bout des doigts. 🙂
    Sinon, association d’écrivains, pen-club, et autres machins sont inintéressants au possible.

    • @ Monch : Nous avons déjà eu ce débat en privé. Tout le monde ne se débrouille pas de la même manière. Vous êtes du genre : « les meilleurs resteront ». Si je n’avais eu que des énergumènes comme vous sur mon chemin, je ne suis pas sûre que j’en serais là aujourd’hui (et là il va me dire, oui, c’est vrai, vous en seriez beaucoup plus loin). On ne vous a jamais attribué de bourses, de résidences, d’aide à l’écriture ? Vous verriez comme c’est bien et comme les structures de type CRL paraissent tout de suite interessantes (et là, il va me traiter de femme vénale).
      Bon, vous me connaissez maintenant Monch, je suis GENTILLE et je le resterai. Je crois que chacun peut évoluer, grandir, avancer. Pas que la naissance nous définit une bonne fois pour toute. Alors je participe à ma manière (et là il va penser : qu’est ce qu’elle est… non, rien).

  7. @FM. Tout le monde ne se débrouille pas de la même façon, j’en suis d’accord. Mais ça vaut pour tout l’ monde : plombiers, pâtissiers, mécanos, etc. Si c’est un métier d’écrire, ben, faut laisser faire les choses et celui qui réussit à trouver un éditeur et des lecteurs s’en tire.
    Si c’est une passion, il faut la considérer comme telle… quelque chose que l’on fait pour soi.
    Ce n’est pas une question de « le meilleur reste »… j’ai jamais dit ça. J’ai dû dire : resteront ceux qui intéressent les gens. Parmi ceux-là, il y a du bon et du mauvais. C’est pour cette raison que je n’éprouve aucun mépris pour certains écrivains comme Gavalda ou Nothomb… pas ma tasse de thé mais je pense qu’elles font correctement dans un genre qui ne m’attire pas trop. Mais celui qui a 5 lecteurs n’est pas moins bon, ni moins talentueux. Ni plus d’ailleurs.
    Quant aux autres, c’est une question de rencontres, de hasards, de connaissances, bref, des kilomètres de paramètres. Certains resteront à jamais non-publiés. C’est comme ça. Soit ils ne sont pas intéressants, soit ils sont là trop tôt, soit trop tard, en tout cas, ils ne sont pas pile poil au bon moment et au bon endroit… même publiés, ça n’arrange rien. Déjà que même parmi les publiés il y a un énorme « déchet »…
    J’ai le même discours pour tous les arts, du moins pour l’exploitation commerciale. On ne peut pas obliger les gens à lire un livre, à voir une pièce de théâtre, un film, un opéra, à écouter une musique.
    Francis Ponge, qui faisait dans le particulier, disait que le but de l’art c’est de plaire. Quand il n’y arrive pas, tant pis. Ce n’est mortel pour personne.

    • @ Monch : Bien, je vois que nous sommes d’accord (à l’exception de la remarque de Ponge). Qu’est ce qui nous différencie alors ? En quoi le fait de faire partie du CRL ou encore de participer à enviedecrire.com est-il en contradiction avec cette réalité ? Que cela non plus ne soit pas votre tasse de thé, certes, mais est-ce que c’est inutile, sans intérêt et vain pour autant ? Vous ne savez pas à quel point cela m’a aidé, de rencontrer certaines personnes, de lire certains livres, à sortir de là où je m’étais engluée pour devenir ce que je suis – c’est à dire moi et c’est déjà pas mal. Cela me parait normal et juste de faire de même à mon tour.

  8. @FM. Je pense que Ponge voulait dire que le but de l’art est de « convaincre », de se faire admettre malgré tout. Sinon, Ponge aurait écrit les romans de Cesbron.

  9. Cesbron, y en avait un exemplaire dans les chiottes. Mais l’autre j’ connais pas.
    J’envie vot’ culture, FM !

    • @ Monch : Et encore, vous n’avez rien vu ! Je viens d’entamer une collection magnifique bien qu’un peu âpre d’accès et qui me pose pas mal de difficultés de compréhension. C’est l’oeuvre complète de Pittau et Gervais, deux théoriciens génialissimes, mais d’un hermétisme rare qui permet juste à une poignée d’afficionados de s’en approcher. Je vous conseille Oxiseau et Axinamu qui vient juste de sortir.

  10. ……. longues balles de fond de court dans le match monch frédème…… qui va piétiner sa raquette le premier ?

  11. Non, je passais juste faire un coucou à Babeth et écouter Mon chien qui aboie toujours aussi plaisamment! Euh… et coucou à vous Frédérique, bien sûr ! hu! hu!

  12. Mouahahah! Ah bon, il est parti Ségur ? C’est dire si je m’intéresse à mon environnement immédiat.
    Sinon pour le CRL, je ne sais même pas comment ça fonctionne ces choses là. Si ça aide des gens à écrire sans souci pour les nouilles c’est bien. Je vais me renseigner tiens!

  13. Hihi.
    Fredaime et Monch’, c’est un peu Luke Skywalker contre Darth Vador, finalement. En plus rigolo, mais pas sans laser.
    :0)

  14. @FM. Votre mauvais goût se confirme de jour en jour. Je m’ demande jusqu’où vous allez descendre avant d’ vous arrêter !

  15. Bon, je suis allée au salon samedi mais je n’ai pas vu FM et je viens de découvrir que FP était présent cet aprèm (alors que je suis chez moi, découragée par la pluie et après avoir passé la matinée à lire. Argh! J’espère que le match in vivo a été agréable.
    Lu ton texte sur envie d’écrire.com qui résonne o’combien pour moi. Vu la jolie vidéo, (reconnu le village bien-sûr). Bref, tout cela est réjouissant.

    • @ Zoé : Je n’ai pas pu y aller, en effet. Mais FP était là aussi le samedi après-midi, à partir de 15H00. Ma chienne est morte ce week end, après 11 ans de compagnonnage, je lui devais d’être là. Je n’imaginais pas être ailleurs.

  16. @FM. Votre sens du sacrifice et de l’abnégation me sidère.

    (désolé pour samedi)

  17. « @ Monch : Je vous apprécie, c’est dire s’il est sans limite ! »

    J’évoquais ceci en parlant de sacrifice et d’abnégation.

    • @ Monch : J’aurais aimé que vous n’ayez pas à me regretter. J’étais prête pour venir vous voir, pas pour le reste.
      Quant à mon sens du sacrifice, je vise la béatification et vous êtes mon passeport pour y arriver. (J’ai de grandes chances m’a-t-on dit)

  18. Votre place est d’ores et déjà réservée. J’ai mes entrées en de hauts lieux.
    J’insiste pour qu’on vous canonise. 🙂

    • Adoro te devote, latens Deitas, quie sub Monch figura vere latitas.(Ce qui devrait donner à peu près – et sous réserve de vérifications serrées – : Je vous adore profondément, ô Dieu réellement caché sous l’apparence de Monch).

  19. FM, vous connaissez le langage alien ? 😀

  20. @FM. J’ai toujours dit que vous étiez digne de la Gentille Pucelle d’Orléans. 🙂

  21. Ceci dit, faut que je me méfie : AdS m’a promis de me casser la gueule si je vous embêtais. Vu sa corpulence, j’ai intérêt à faire gaffe. 🙁

  22. @Monch’ : Et je tiens souvent mes promesses… Lâchez le fémur de Frédaime et trouvez d’autres os à ronger.

  23. Yessssss!!! Ça prend tournure!!! A Mon chien de…

    (Oh mince! Frédérique, je suis désolé pour le vôtre! Onze ans, c’est jeune! Un grand chien? Les grands chiens vieillissent mal parait-il…)

    Heureusement, j’ai des nouvelles du marché aux bestiaux par Zoë, une fille sérieuse! Euh…


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