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Il fût une époque où j’écrivais des cartes de vœux en y prenant un réel plaisir. Puis je suis passée aux mails, aux sms, aux messages FB. Et cette année, pour la première fois, une véritable fatigue m’a prise à l’idée de tous ces messages à écrire, de tous ces voeux précédents trop souvent lancés en vain. 2015 se présente mal. Beaucoup d’entre nous, de plus en plus nombreux, glissent imperceptiblement de vivre à survivre. Nous trouverons encore des raisons d’être joyeux et des raisons de rire. Mais nous ne sommes plus dupes.

Si je n’étais pas tombée sur ce visuel si familier, réutilisé dans un magazine pour un énième dossier spécial immobilier, je n’aurais peut-être rien écrit sur ce blog. Mais à l’heure du recyclage des choses et des gens, à l’heure où trois clics suffisent à pondre un chef-d’oeuvre, retourner à la colle et aux ciseaux était bénéfique.

C’est une carte ni faite ni à faire, un peu à l’image de ce que nous vivons. Parce qu’il me reste encore l’envie de vous souhaiter une belle et douce année, de l’espérer pour nous, sans sucre candi ni trop d’illusions.

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voeux 2015 (3)

12 Responses to Passent les jours et passent les semaines
  1. Sans sucre candi ni trop d’illusions, mais avec si possible de ces petits riens qui mis bout à bout donnent du bonheur.
    Bonne année à vous, Frédérique.
    Merci pour ces voeux.

  2. Bonjour Frédérique,
    Ravi et inquiet de vous recontacter ! Non, je ne cèderai pas à la morosité de notre époque dont vous vous faites si étonnamment l’écho. Si on aime et si l’on se sent aimé(e), il n’y a aucune raison de ne pas se souhaiter une belle et heureuse année !
    Je vous souhaite de belles pages à écrire pour notre plus grand plaisir et vous embrasse.

    • Moi aussi, ravie de vous retrouver Didier. Je m’en fais l’écho parce que je vois et je connais de plus en plus de gens pour lesquels cela devient difficile,voire impossible. Et je suis trop lucide et sensible pour ne pas en être affectée.

  3. …Sous le pont Mirabeau coule la Seine »; Ma chère Frédérique, ton court billet va droit à l’essentiel et dit toute l’urgence qui se fait sentir au quotidien. Mais je vais pour ma part jeter toute mon énergie à « chercher des raisons d’être joyeux et des raisons de rire » afin de faire face au reste avec plus de force.
    Belle et douce année à toi! Continue à nous enchanter avec ta plume!

  4. Bienvenue au club! …Eh oui, on a l’impression d’avoir vécu tellement de fois ces histoires de Noël puis de vœux etc… .La répétition et puis aussi, peut-être parce que le temps semble passer plus vite? J ‘ai en tête cette remarque d’une vieille dame disant à sa fille, « tu sais, à mon âge,on prend son petit-déjeuner tous les quarts d’heure ».
    Ceci étant, le cœur (quand on veut bien en écouter les battements…) ne vieillit pas, tu as raison. Alors belle année à toi, Frédérique, et aux tiens, et à tes livres, continue à rêver, imaginer, chanter, écrire, rire et être la belle personne que tu es à travers les aléas bons ou mauvais de 2015. Plein de bises.

    • Pour ce qui est de chanter, il vaut mieux que cela reste strictement une habitude de salle de bain. Depuis que je travaille avec Marie Sigal, je mesure l’écart entre le rossignol et la perdrix 🙂 Merci M, belle année à toi aussi.

  5. Comme toi, la flemme! Je n’ai plus envie de souhaiter avec des phrases un peu élaborées. Le temps passe trop vite à mon goût 🙂

  6. Bon, puisque c’est comme ça, bonne année 2016 ! puisque la 2015 a l’air d’en avoir déjà pris un coup dans l’aile !
    Non, 2017, c’est plus prudent.
    Ou 2018, tiens…

    Bref, bonne année !


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