Contrariée, je suis.

De ne penser à rien, ne me vaut rien, c’est fou.

Mais de penser à tout, voilà qui ne mène à rien.

Parfois, le sentez-vous ?

Contrariée, je suis.

D’un rien, me direz-vous.

Il se pourrait que oui,

mais il tient bien le coup.

Alors pour aujourd’hui,

disons que je n’ai rien,

disons que ce sera tout.

80 Responses to Rien, c’est déjà beaucoup.
  1. Au-delà de mes dires, qui n’atteignent jamais le sérieux, une vérité je crois semble se dégager : n’est-ce pas une gageure que d’imposer à des écrivaillons sans talent ni expérience, caractéristiques que je revendique, l’écriture d’une nouvelle dite « épistolaire » ?

    J’avoue, comme d’autres, ne pas connaître l’existence de cette forme, n’en avoir jamais lue, et à plus forte raison être tout à fait incapable d’en écrire. Par ailleurs d’un tempérament peu borné j’ai tenté, longuement et sans succès, l’approche de ce style, et fait, comme à une mauvaise greffe, un rejet, ce dont je suis désolé.

    De plus, le retraité en traumatisme de l’esclavage du travail plaçant au plus haut le refus de toute obligation, délai ou rendement quelconques, se refuse à aller plus avant dans la rédaction de ladite nouvelle, qu’il poursuivra sans doute plus tard de la manière qui lui plaît, ludique sans doute, épistolaire – point.

    Très cordialement, Jean-Claude a dit, impertinemment, ce qu’il pensait…*

    … et a finalement écrit la fameuse nouvelle, dans un épistolarisme jamais atteint !

    * Ceci n’était qu’un exercice

    • @ JCP : Petit insolent :0) Non, ce n’est pas une gageure, la lettre c’est une forme qui nous est familière. Tous autant que vous êtes, avez écrit des lettres et en avez reçu. C’est tout à fait la même chose, sauf que vous faîtes la question et la réponse. Et c’est de la contrainte que peut jaïllir du neuf. D’ailleurs, que sommes nous en train de faire, là, précisemment ? Nous correspondons. Vous voyez bien que vous savez le faire. :0)

  2. Bon, chacune sa sienne alors. J’habite à 40km et je travaillais ce jour là à 60, dans l’autre sens tu wouah! (c’est pour voir si ça fait venir Monch, chuuut!)

  3. Pfffff….. quel pied ! Le sax, la voix, le texte. Le beau suscite le beau.

  4. Réponse éclairée et satisfaisante !

    La 1° étant terminée (exclusivement composée de lettres bien sûr) ne me satisfaisant pas, j’en écris une autre, en manière de défi, mais je n’aime pas beaucoup ce genre, qui ne laisse pas de place je trouve, tout comme les dialogues, aux élans littéraires – ou du moins supposés tels par mon auto-jugement, en auto-satisfait sans doute.

    A+ JC

  5. Sur la façon de le dire en premier lieu . Et c’est important .
    Et puis sur la place à laisser au lecteur ….
    Et puis sur la patience dont vous faites preuve face à une impertinente impromptue et analphabête comme ses pieds (qui en fait ne sont pas si bêtes que ça , mais c’est une autre quéstion)…. Voilà ! ….

    • @ Zoé Lucider : Monch nous trompe tous. Il pisse sur d’autres réverbères (je ne vois que ça, à moins que ce ne soit la saison des amours :0)).
      @ Gilles : C’est toujours un plaisir de te savoir ici mon ami.
      @ JCP : Voilà une belle obstination qui me plait. De toute façon JCP, vous n’êtes pas du genre à capituler :0) Et vous avez ma confiance.
      @ ZOE : L’impertinent JCP fait partie de mon atelier d’écriture de Beauzelle, dont le thème est : les correspondances impertinentes ! Ceci explique cela. Je les encourage vivement à impertiner ici et ailleurs et JCP est un peu notre sentinelle, parce que les autres, hein les autres… Où vous êtes bande de sacripans ?
      Si vous avez envie de suivre ce que nous faisons, je vous rappelle qu’il y a un blog où l’on vous invite à participer :
      http://correspondancesimpertinentes.owni.fr/category/beauzelle-secrires/
      Et d’ailleurs ZOE, si vous souhaitiez proposer une photographie de vous que vous jugeriez dans le thème, ce sera avec grand plaisir :0)

  6. Merci Frederique . Je vais essayer de comprendre comment cela fonctionne car je suis nulle en bloguitude .

  7. Bonsoir Frédérique.

    J’avais projeté de vous écrire trois fois rien, mais « trois fois rien c’est déjà quelque chose » comme dit Devos, or Madame ZOE m’a coupé la chique dites-donc. Enfin bref.

    (Ah oui, vous êtes-vous déjà procuré le dernier tome du journal de Charles Juliet ? Un pur régal, croyez-moi.)

    • @ ZOE : Vous apprendrez :0)
      @ Christophe : Non, je n’ai pas encore le dernier tome du journal de Charles Juliet. Je les ai tous jusqu’au journal écrit durant sa résidence en Nouvelle Zélande. Je vais donc le commander illico ! (écrivez-moi, même trois fois rien, cela me fera plaisir).
      @ Cécile : Un pur plaisir Cécile, je n’ai aucun mérite.

  8. Un petit passage pour un grand merci 🙂

  9. Je cherche le nouveau billet de L…….uc. Ce serait pas ici? Non? Ah pardon!

  10. Rien à ajouter dans ce tout à l’embout.
    D’ailleurs je cultive depuis longtemps « ces petits touts qui ne mènent à rien … et ces petits riens qui englobent tout … » et quand ils se mélangent, ça fait un beau teint en mare !

  11. J’ai l’impression que Christophe a confondu Zoë et ZOE, parce que le trois fois rien…
    Enfin bref.
    Ca va ? T’es occupée? (comme dirait Deplusqueparfait)

  12. Rhôôô… Moi je me noie, j’ai 15 tonnes de taf au-dessus de la tête, dur d’émerger…
    Pardon, Fredaime. Plein de pensées à toi, et à tous.
    🙂

  13. Quel champ de patatis et patatas…

    (j’aime pas la Kidjo)

    C’est déjà ça !

  14. Bonjour Frédérique,

    Pendant qu’ici l’on papote, certains frisent ailleurs la surchauffe neuronale, au mépris même d’une santé déjà fragile* :

    A l’issue d’un vaste brassage, suivi d’un filtrage où les plus gros périrent, les mots élus purent enfin composer, heureux, trois nouvelles, dont voici les titres et les caractéristiques essentielles :
    – « Les Aventures d’Alice & Luke », nouvelle pistolaire
    – « Mon ciel à moi, ou : la colère de Dieu », nouvelle épiscopale
    – « Astérix & Obélix chez Don Juan » enfin, nouvelle épistolaire

    Ces œuvres tout à fait remarquables seront rendues publiques, excepté cependant la seconde, dont certains mots réussirent, hélas, à crever un filtre en fin de vie déjà.

    * : ce ne fut, fort heureusement, qu’un rhume

    JCP

  15. C’est qu’un recueil de romans, si l’on se réfère à Zola, en contient vingt, fatigant ça …
    En fait j’en ai 3 en cours (180 pages A4 pour le plus long), qui probablement ne verront pas leur fin, l’écriture d’un roman est pour moi une sorte d’esclavage, un comble pour un retraité, donc.
    Aussi je me tourne plus vers la poésie et les écrits courts, qui empiètent moins sur mes autres occupations.

    A+ Jean-Claude

  16. Ben c’est quoi c’t’affaire? On peut plus voir la vidéo? Faut s’inscrire où? Ah ce monde n’est pas pour moi!

    • @ Depluloin : Il semblerait que nous soyons victime de son succès :0) Il ne me reste plus qu’à changer de vidéo ! (Comme il n’y a rien de bien, je mets juste la chanson)

  17. Alors ça c’est pas rien! Heureusement qu’il reste la chanson! C’est toujours quelque chose! Et puis on n’y peut rien du tout.

  18. … Même en faisant court, à peine quelques milliers de pages, non ? …

    Bon W. E., JC

  19. @ Zoé Lucider : Tu as raison, c’est plus clair avec ton nom en entier. Je l’aime bien ta Kidjo, mais je préfère ma Stacey :0) Tu habites loin de Toulouse ? J’ai fait 70 Kms aller-retour pour entendre Cécile. C’est vrai que la distance est parfois dissusive, je le reconnais !


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