Retour au réel aussi ardu qu’il était craint. Et cet épuisement qui lancine depuis des années déjà, pour rappeler que le temps passé à gagner sa vie est en réalité un temps gaspillé à la perdre.

le-temps-perdu

Comme un écho sur l’empêchement d’être soi, les bonnes de Jean Genet , pièce interprétée par la Troupe du Grenier de Toulouse est à l’affiche au Moulin de Roques-sur-garonne jusqu’au 6 juin 2009. Mise en scène audacieuse de Stéphane Batlle, interprétation magistrale de Laurence Roy et Dedeine Volk-Leonovitch, je ne suis pas la seule à le dire. Rien ne sera dévoilé ici des choix du metteur en scène ou de la performance de l’actrice principale.  Allez-y tant que c’est possible, tant qu’il y a encore des scènes, des acteurs et des textes dont la force et l’ambigüité ravissent l’entendement.

Puisqu’il est ici question de découvertes et de dénouements, un long détour s’impose par le blog de Thomas Vinau. Vous pourrez y suivre au fil des jours, la poursuite de son projet appelé Autre chose. Faites un arrêt ICI en particulier. On peut y voir ou y revoir une scène qui illustre l’art des grands comédiens, la fragilité de vivre et les chutes dont on ne se relève pas.

6 Responses to Plus dure sera la chute
  1. Tu me fais regretter de ne plus habiter Toulouse, où je reviens quand même parfois.
    Vinau est un grand minuscule.
    Quant à Marcello… Il faut que je me dépêche d’apprendre l’italien pour lui, Erri de Luca, Roberto Benigni, Gianmaria Testa etc.

    • Et où ai-je découvert Thomas Vinau et le blog de Luc (dont je parlerai une autre fois) si ce n’est chez Loïs de Murphy ? Le « triumvirat du minuscule », on pourrait en faire un blog à part entière. On se croisera donc à Toulouse un jour, c’est certain.

  2. On s’y croisera, je le veux :o)

  3. Je viens de lire ton comm. chez Zori, tu as écrit exactement ce que j’avais la flemme d’écrire :o)

    • Oui, étonnante diatribe de la part de Nancy Huston, réductrice et caricaturale, ravalant tous les hommes sans distinction au niveau le plus bas pour élever les femmes dans le même élan par comparaison. Les références historiques sont inexistantes et devraient faire bondir quelques historien(ne)s mieux informé(e)s. Je suis surprise, c’est le moins qu’on puisse dire.

  4. Oui, on se croirait au café du commerce. Pour une femme diplômée, ce manque d’argument ça la fout mal.


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