Werner LAMBERSY
Mardi 6 juillet 2010Un remerciement à celui qui m’a offert le titre d’une nouvelle parue chez Brèves - Le désespoir des roses. Pour m’avoir dit : “Si c’est pour toi, je suis d’accord”.
Je remercie
le papillon
qui hier après-midi
a bien voulu
passer le quart
de sa vie avec moi
même si je ne savais
pas non plus
quand il faudrait
mourir
ni
s’il y aurait
d’autres buissons
où nous
pourrions
nous retrouver plus
tard
…/…
Ce que tu vois
n’a aucune importance
L’important
est que cela exige
ton regard
Que ton regard se perde
il le faut
Ce qui compte
c’est pénétrer cette perte
Parmi tant de ténèbres
la lumière et ton oeil
ne font qu’un
Ainsi ton âme et le plan
dont tu ignores
tout
Werner LAMBERSY
L’éternité est un battement de cils – Actes Sud.


juillet 6th, 2010 at 6:32
Bonsoir Frédérique.
En général, quand on dit “Si c’est pour toi, je suis d’accord”, cela signifie que c’est également pour soi – pour rappel, je dis bien “en général”. Me trompé-je ?
Bien à vous.
juillet 6th, 2010 at 6:36
J’aime beaucoup les deux ou trois premières strophes. Après, je ne sais pas… Je me méfie de ces mots qui finissent en phrases mystérieuses. (Et quand j’entends parler d’”âme” je sors mon revolver!;)
juillet 6th, 2010 at 9:06
@ Christophe : En général, je ne sais pas, mais là, c’était pour me faire plaisir et c’est déjà beaucoup. Me trompé-je ? :0)
juillet 6th, 2010 at 9:08
@ Depluloin : Il n’y a pas de mots interdits, ce serait comme une ségrégation à l’envers. Merci pour Werner.
juillet 7th, 2010 at 6:23
Le titre c’est bien, c’est les sous titres qui sont pénibles…
Comme dans l’art contempo ou le jazz moderne: tout se tient dans le sous-titre, c’est à dire dans rien.
juillet 7th, 2010 at 7:02
Ben, moi, des textes comme ceux-là, ça m’endort… désolé… et puis, j’aime pas la poésie qui fait semblant de “penser” ou d’être profonde avec certains mots-clés… Y a pas d’ mots interdits mais y en a qui utilisent certains mots pour se signaler tout d’ suite comme “poètes”… Si on regarde bien la poésie en général, on s’aperçoit que les mêmes mots reviennent sans arrêt parce qu’ils sont sensés charrier automatiquement de la poésie : âme, lune, etc. Moi j’aime bien qu’un type arrive à avoir l’air intelligent et profond en introduisant dans son texte : poubelle, frein à main, direction assistée… enfin, tout c’ qui n’est pas poétique “en soi”…
juillet 7th, 2010 at 7:19
@ Monch : Je vous fais la même réponse qu’à Depluloin. Je n’ai pas de théorie poétique, les mots sont les mots ; äme et lune ne sont pas des injures ou des mots grossiers et s’ils existent, c’est aussi pour être utilisés, comme poubelle et frein à main. Et puis on peut aimer le camboui et l’aurore, la merde et le parfum des roses.Vous savez que je n’aime pas beaucoup les généralités, on tombe vite dans la caricature ; pour Lambersy, j’ai rencontré quelqu’un charmant, sans prétention et bon vivant. Avec des accès de mélancolie, parfois et beaucoup de questions. Et si je n’adhère pas toujours à tout ce qu’il écrit, il y a des choses qui me touchent dans sa poésie, comme dans l’homme.
juillet 7th, 2010 at 7:20
@ Vinosse : Je ne comprends pas de quoi vous parlez.
juillet 7th, 2010 at 8:19
D’la même chose que monchien, ou à peu près…
juillet 7th, 2010 at 8:26
@ Vinosse : Ah. Je ne sais pas quoi dire sur vos histoires de sous-titres, je ne suis même pas sûre de comprendre à qui cela s’adresse : à Lambersy, à moi ? C’est une généralité ?
juillet 7th, 2010 at 12:48
Le titre….. je veux bien qu’on m’en offre car actuellement je suis en recherche !
juillet 7th, 2010 at 1:08
@ Gilles : Donne-nous quelques indications pour qu’on puisse te faire des propositions. Comment se passe ce séjour ?
juillet 7th, 2010 at 2:58
Bonjour, ce poème ne m’emballe pas complètement non plus.
(le hiatus du vers 3 me surprend, et l’ensemble est assez peu musical – à mon goût).
Mais je crois savoir que c’est le style actuel … faudra bien que je m’y essaie un de ces jours…
Je ne prétends rien quant aux miens, qui ont bien deux siècles de retard…
Amitiés, Jean-Claude
juillet 7th, 2010 at 3:23
@ Jean-Claude : En poésie contemporaine on ne versifie plus ou alors rarement. C’est ce que toi tu préfères pour ce que j’ai pu lire de toi. Mais on peut aussi aimer les deux. Comme on peut aimer le clavecin, le jazz et la techno. Il n’y a pas à choisir son camp, juste à se laisser porter par la curiosité, la découverte et la gourmandise. Ces deux extraits de Werner me parlent de quelque chose qui m’importe profondément – la fragilité, l’impermanence, et aussi cet indicible autour duquel je tourne quand j’écris. Et je suis loin de les trouver dissonnants. Mais j’entends que cela puisse être désagréable, morne, prétentieux ou incompréhensible pour d’autres. Je ne suis pas une théoricienne, je ne cherche à convaincre personne. J’ai juste envie de faire partager ce qui me parle, d’une manière ou d’une autre. Et je laisse chacun prendre ce qui lui convient. La poésie – pour moi – est un langage intime que je suis toujours en peine d’expliquer. Mes goûts sont éclectiques et cela me convient. Je ne peux pas mieux expliquer que cela.
Ces vacances sont-elles agréables ?
juillet 9th, 2010 at 6:29
En poésie contemporaine, ne plus versifier est un must, n’avoir plus aucune idée de la poésie en est la conséquence: la rime ne fait pas forcément le poète, mais le vers lui est nécessaire.
Comme dans l’art…
Ceux qui le font, ne font plus rien, seuls ceux qui en parlent continuent de maintenir l’illusion, car c’est là leur fonction…
Vous avez remarqué j’espère qu’on atteint plus vite la reconnaissance si l’on est salarié dirigeant d’un FRAC, plutôt qu’artiste confiné dans son art…. à l’ancienne…
On reconnait le style IKEA, pas les fabricants…
Les ébénistes sont au musée, le musée tient encore debout, mais pour combien de temps ???
juillet 9th, 2010 at 9:33
@ Vinosse : La versification est aussi un corset dont on peut vouloir s’affranchir. Il n’y a pas de définition de la poésie, parce que la poésie est libre et se moque des boites dans laquelle on voudrait la compartimenter. Le poète est celui qui sait trouver ce rythme intérieur du langage et le faire partager. Rimer, ou non, ce n’est pas ça qui compte. Il m’arrive de versifier au sein même de la prose. Ce qui m’importe c’est le rythme, l’émotion, l’image, le sens… ce qui m’importe c’est d’où ça part et comment cela se transforme.
Pour les dirigants de Frac, je n’en connais pas, je ne peux pas parler de ce milieu. L’érosion du temps, on n’y peut rien,Vinosse. Ce qui restera, nous ne serons pas là pour le voir et ceux qui nous suivront ont aussi à avancer et ne peuvent pas tout conserver de ce qui leur a été légué. Il a un moment où le devoir de mémoire rejoint le droit à l’oubli.
juillet 9th, 2010 at 6:37
“On reconnait le style IKEA, pas les fabricants…
Les ébénistes sont au musée, le musée tient encore debout, mais pour combien de temps ???”
Génial. Et vrai.
(Comme Vinosse n’est pas chez lui, il ne me dira pas “Ta gueule”.)
juillet 9th, 2010 at 10:45
@ Christophe : N’en soyez pas si sûr ! (Dites, vos problèmes de messagerie acariâtre sont-ils résolus ?)
juillet 9th, 2010 at 11:11
Si je puis me permettre : mais que deviendraient nos chansons gauloises sans la rime riche? Rien, que pouic! Et la Marseillaise? et les manifs? Non, non… rimouaillons! rimouaillons!
juillet 10th, 2010 at 6:28
(Comme Vinosse n’est pas chez lui, il ne me dira pas “Ta gueule”.)
Quelle réputation vous voulez me faire !!!
On ne dit pas ça à n’importe qui, CB!
Comme pour le “casse-toi, pauv’ con”, on réserve ça aux grandes circonstances !!!!
juillet 10th, 2010 at 6:29
“@ Christophe : N’en soyez pas si sûr ! ”
Vous voulez affirmer quoi, FM ?
juillet 10th, 2010 at 6:30
Votre Cotinus & Aulx mélangés m’agace…
juillet 10th, 2010 at 4:56
@ Merci Vinosse.