Frédérique MARTIN

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Archives du carnet pour octobre 2009

La première fois

Jeudi 29 octobre 2009 | 56 commentaires

La première fois, qu’est ce que c’est ?

Une nouvelle rencontre, une expérience inédite, la minute qui se présente, un souvenir indélébile ? Zoridaé m’a taguée à ce sujet, c’est la première fois que je suis taguée ! N’allez pas en conclure qu’elle m’a couvert le corps de peinture phosphorescente. Non, le tag ici consiste à demander à quelqu’un d’écrire sur un thème précis, en ce qui me concerne, raconter ma première fois ! Il y a des moments dans la vie qui doivent rester secrets et cette première fois à laquelle on pense immédiatement en fait partie. Point  de jambes en l’air, donc, surtout les miennes ou celle d’un (très) lointain partenaire que je me refuse d’affliger avec des histoires d’amours mortes, qui se ramassent comme les feuilles du même nom : à la pelle (ou au rateau, c’est selon).

Les gens - série par Sandrine Follère

Les gens - série par Sandrine Follère

Non, parmi mes (très) nombreuses premières fois, j’ai décidé de raconter comment j’ai été follarisée ! D’autant que, la vie étant bien faite parfois, cette expérience et la demande de Zoridaé ont été concomitantes.

Eh oui, fol-la-ri-sée, ce n’est pas donné à tout le monde. Cela s’est passé dans un grenier, j’étais consentante, elle aussi. Il nous a fallu deux heures avant d’en venir à bout. Cent vingt minutes tantriques, immobile ou tout comme, c’est un exploit ! Sandrine Follère, peintre et sculpteur s’est lancée dans une entreprise pharaonique, exécuter 365 portraits pour une série intitulée Les Gens. Ceux qui suivent ce carnet savent que c’est mon dada, les gens, je ne pouvais passer à côté d’une telle invitation.

Et ça commence par un malentendu. Elle m’indique de tourner à droite, par pure incapacité je prends à gauche. J’erre, je tourne, l’heure passe, je vais être en retard. Téléphone. Récupération. Deux étages et enfin, le palier où je suis attendue. Sandrine Follère braque ses prunelles missiles à tête chercheuse jusqu’au fond de mes yeux tout en me broyant allègrement la main. La dame sculpte, ne l’oublions pas.

Sans plus attendre, nous nous installons l’une en face de l’autre. Elle choisit ses couleurs, une page blanche et me scrute intensément. Commence alors un étrange ballet des mains et des yeux de l’artiste. Je ne vois rien de ce qui est en train de naître, je ne dois pas bouger, mais nous parlons à bâtons rompus deux heures durant.
Comme souvent, le temps s’étire et se contracte tout à la fois. Physiquement, je sens nos antennes respectives qui s’effleurent, s’affleurent, se dévisagent. Une belle illustration de ce que j’appelle  la conversation sous la conversation, cet échange non verbal qui vient parfois renforcer, mais souvent dénoncer, ce que les paroles veulent donner à entendre et l’image que l’on tente de polir, surtout lors d’une première rencontre.

Il faut croire que nous nous sommes trouvées satisfaites réciproquement de cette exploration, car au terme de la séance, Sandrine me montre la série en cours et d’autres sur lesquelles elle travaille. Les minutes filent en ligne droite, les mots se bousculent, une autre séance est prévue, une femme se présente déjà sur le palier. Je repars, saturée de sensations, dopée par l’énergie qui se dégage de l’artiste et de ses projets. Sandrine Follère est une tornade, un feu follet, une ardente. L’eau tiède, elle ne connaît pas ou alors pour la mettre à bouillir.

J’ai pu me faire une idée de ce que cette exposition donnera. Elle sera spectaculaire. Sa démarche, le peintre s’en explique sur son site :

(…) Elle parle de quoi cette série ? Des fiches sur le net, des photos…de la virtualité à la réalité? Qu’est-ce qui fait sens quand une personne est réduite à une fiche, une image ? Que raconte-t-elle ? Que donne-t-elle ? Que se passe-t-il lors du passage au réel ? Le temps d’un portrait, d’un échange ? On ne se connait pas, aucune référence visuelle, émotionnelle, sociale, professionnelle ou amicale… juste un instantané, un moment, deux heures de pose. 365 jours et un portrait par jour… un temps pour raconter. Qui observe qui  ? (…) 

Mon portrait était le 162ème de la série. D’ici la fin de l’année, elle veut en avoir terminé. Sandrine Follère ne traîne pas. La 163ème est déjà passée et d’autres depuis, mais il reste encore des peintures à réaliser pour celles et ceux qui veulent en être. Ça se passe à Toulouse, tous les détails sont sur le site. Quant à moi, je suis à ma place, quelque part au milieu des gens, dans la très grande famille de l’Homme. Et c’est très bien comme ça.

Les gens - Série par Sandrine Follère

Les gens - Série par Sandrine Follère

Puisqu’il est d’usage de taguer à son tour, j’aimerais bien lire Manu causse, Ligne de vie , et Magali Duru sur le sujet.

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A lire

Lundi 26 octobre 2009 | 23 commentaires

Vite fait, parce que je suis pressée, je recommande l’article de Christian Cottet-Emard dont j’apprécie l’humour distancié du  feuilleton : Tu écris toujours ? Aujourd’hui, il aborde un sujet qui me met en rogne comme je le lui ai dit en commentaire :

J’applaudis des deux mains, Christian. On cherche effectivement à nous persuader que l’exil est la solution à tous les maux (surtout professionnels). La réalité vous la décrivez fort bien et j’ajoute que c’est un marché de dupes où on veut nous culpabiliser de ne pas TOUT faire pour travailler à n’importe quel prix. Civilisations de fainéants donc, qui rechignent à passer dix heures d’affilée sur des machines ou dans des bureaux, sans pause repas, dimanche compris et à l’autre bout du monde, seuls comme des chiens galeux, pour finir par crever prématurément vieillis, seuls et plus pauvres encore qu’au début de leur vie, quand ils avaient le soutien d’une famille et/ou d’amis. Ce discours moralisateur de nantis gras et pédants me révulse à un point que je ne saurais dire. J’en croise tous les jours, de cette espèce pleine de morgue, si prompte à demander aux autres de sacrifier leurs existences sur l’autel de leur profit.”

Et quand vous aurez fini allez donc faire un tour chez Lignes de vie, mon ami Gilles nous y régale d’un extrait d’une de ses nouvelles que je connais bien et dont le titre est rigoureusement beau : Les morts regardent le ciel

Avec ou sans racines, avoir le droit de contempler le ciel avant d’être morts, c’est trop demander ? Et, pour paraphraser Charles Juliet, si on pouvait suivre le fil des jours sans héberger en soi un cadavre, est ce que ça ne serait pas un tout petit peu moins difficile ? Je dis ça… mais ceux qui pratiquent l’art de la morgue feraient bien de se méfier.

Et j’ajoute : pour ceux qui auraient raté la première partie de l’excellent documentaire de Jean-Robert Viallet présenté par France 3 La mise à mort du travail“, il y a une seconde partie, toujours sur la même chaîne, ce mercredi 28 octobre à 23H05. Edifiant.

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Chantal et son petit bout de Cantal

Jeudi 22 octobre 2009 | 51 commentaires

Amis d’Auvergne, le bleu est malheureux, le gaperon se morfond et le saint-nectaire vitupère. Trois petits spots sans importance ont propulsé le cantal en haut de l’affiche.

Ces quelques images, hautement inoffensives, il faut en convenir, ont mis le feu aux ardeurs de mes consœurs féministes. Hurlant au sacrilège, elles ont entrepris d’entrer en croisade contre la représentation imagière dudit fromage. On maltraite la femme, on la brutalise, on l’abandonne, bref, on la ridiculise sous les traits d’une poulette qui réunit à elle seule tous les poncifs du genre féminin : blonde, bécasse et bordélique. C’est intolérable. N’êtes vous donc point intolérées ?

Il est vrai que son mec – guère mieux loti – ne lui demande qu’une chose, une seule, que la pauvre bayadère semble incapable de retenir : Chantal, t’as pas oublié le Cantal ?
Eh bien si, elle l’a oublié, la gourdasse ! Et son cloporte de mari ne pense pourtant qu’à ça : en voiture, à la montagne, au moment de dire oui, il n’a qu’une pensée l’animal, qu’une obsession, son foutu casse-dalle.

CP : Frédérique Martin

CP : Frédérique Martin

Une parenthèse s’impose. Native de la capitale auvergnate et fière de ma condition, inconditionnelle du plateau de fromage et des spécialités crémières qui puent, j’avoue cependant une faiblesse : au lit, au bureau, au salon comme dans la salle de bain, je ne cogite jamais au cantal. Ni à aucun de ses concurrents d’ailleurs. Maudite foutraque en puissance ! Il y a au moins une Chantal, régulièrement de passage par ici, qui va faire ses choux gras d’une telle ânerie.

Que je sache, le sexe féminin n’est pas une infirmité qui nécessiterait la mise en place de tables de lois prohibant l’humour sous peine de lèse-majesté. La femme serait-elle faible au point d’avoir besoin d’un commando pour lui signifier quand elle peut rire et quand elle doit s’offusquer ? La dérision et le second degré nous sont-ils désormais interdits au nom d’un respect qu’il faudrait imposer à défaut de l’inspirer ? Enfin, la réalité d’une condition bafouée dans la majeure partie du globe, oblige-t-elle pour autant les femmes de France et de Navarre à manquer de recul et d’entendement ?

Soucieuse de mes petites frangines et du sort qu’on leur réserve, je revendique néanmoins le droit de me marrer tant que c’est encore possible, et je soutiens qu’il ne faudrait pas se perdre dans des combats vains quand il y en a tant qui sont prioritaires. Je lance donc un droit de réponse aux trois mignardises pour susciter l’hilarité plutôt qu’une indignation sans avenir. Et afin de respecter une stricte parité, je fournis le slogan comme contrainte commune : « Pascal, un conseil, n’oublie pas le cantal. Signé : Chantal. »

Post scriptum : la semaine prochaine, c’est promis, je réponds au tag de Zoridaé.

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Ah ! L’amour…

Mardi 13 octobre 2009 | 26 commentaires

Eh oui, tout un programme ! On dirait que les organisateurs sont allés puiser tout droit dans ce passage :

L’amour. Ah, l’amour ! On convoque la plus haute forme d’intelligence et en réponse on reçoit le jaloux. Jusqu’à toi, je ne m’étais pas risquée à cette morsure. Je m’étais arrangée pour aimer des hommes qui m’étaient fidèles et pour les tromper avant qu’ils en aient eux-mêmes l’idée.” in Femme Vacante – Pleine page éditeur.

CP : Bertrand Runtz

CP : Bertrand Runtz

Pour connaître la suite, il suffit de venir m’écouter  à Geaune, le 17 octobre à 14H30 où je donnerai une lecture de Femme vacante.  Je ne révèlerai sans doute pas tout sur le sujet, mais on pourra commencer à débroussailler.

Un débat est aussi prévu, animé par Thomas Ryba “Mots et maux d’amour“ , le dimanche 18 octobre à 15H00 qui réunira Carole Martinez, Pierre Ahnne, Philippe Cougrand et moi-même. Deux heures nous seront accordées alors que les trois mois qui nous séparent de la fin de l’année n’y suffiraient pas. On fera quand même de notre mieux.

Ah, quel beau sujet. Comment ça, Geaune c’est loin ? Et la sagesse populaire, qu’en fait-on ? Ses conseils sont nombreux et gratuits, ce qui augure de leur profondeur comme de leur bonne foi. ” Quand on aime, on ne compte pas !” tonitrue-t-elle.
Nos grands-mères - hautes personnifications de la morale - ne reculaient devant aucun lieu commun et tenaient de source sûre qu’on ne badine pas avec l’amour. Aujourd’hui des émules leur rendent hommage, des tortionnaires qui s’usent les bras, la langue et le saint esprit pour nous témoigner leurs affections. Il sont devenus les chantres absolus de l’éthique et répètent à l’envi : “Qui aime bien, châtie bien”. 

Ah ! L’amour qui raille, abandonne, menace, reprend, soufflette, ridiculise, malmène par le bout du nez, dépouille, tabasse, et remet chacun à sa juste place ! Nous aurons enfin l’occasion de témoigner comme il se doit des multiples avantages de la relation affective. Nous débattrons activement des mérites comparés de la fidélité, de la loyauté, et de la patience. Nous nous étonnerons de l’ingéniosité des uns et des autres en matière d’endurance. Et dans un souci de tradition qui nous honore, nous pourrons finir cette journée par la rumination d’un dicton de grand cru : “Les têtes à claques préfèrent souvent les coups de pied au cul qui se perdent”.


Post Scritum
: On peut consulter l’intégralité du programme qui a été concocté pour l’occasion.
Tant que j’y suis, je signale qu’il existe une alternative aux grandes foir’fouilles du livre, c’est le libraire. Oui m’sieurs dames. Et si vous n’en avez pas à proximité,  le net a le sien, un libraire comme dans votre village/quartier : Des livres.com. Plus d’excuses pour se défiler.

 

 

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Méfions-nous des dimanches

Jeudi 8 octobre 2009 | 8 commentaires
CP : Mimmo Pucciarrelli

CP : Mimmo Pucciarrelli

Dans ce fameux train dont j’évoquais dernièrement la tranquillité propice à la réflexion et au recueillement, dans ce train donc, entre la Pauvre Jacqueline, Petite chérie et l’Asticot, j’ai eu le temps de lire le recueil de Françoise Guérin. C’est vous dire si c’était calme.

Un dimanche au bord de l’autre  est publié par l’infatiguable Daniel Delort. En voilà un qui porte bien son nom. Pilote chevronné des éditions de  l’Atelier du gué, il est aussi le coordinateur de l’incontournable revue Brèves. Ceux qui ne sont pas encore abonnés devraient laisser tomber leur Marie-Glaire et  penser à s’y mettre.

Françoise Guérin

Françoise Guérin

Françoise Guérin a concocté  un recueil de 14 nouvelles, où les crimes sont légers et les drames (presque) toujours aériens. On y retrouve l’humour bordé d’un certain trouble,  auquel sont habitués les familiers de l’auteur. Mais pas de tralala, ni de grands artifices. Derrière les histoires des uns et des autres, on sent frémir des gens véritables qui traversent devant le lecteur comme des ombres.  La moindre n’étant pas l’invisible Mireille, qui tisse un lien tout au long du recueil, bien sage sur son divan. Ou Rose, qui ne s’appelle pas Rose et qui n’attend pas sur un banc coiffée “d’un chignon de vent“, que vienne sa visite d’un dimanche qui n’en est pas un.
A certains moments, le chagrin déborde, c’est ce qui arrive aux gens courtois qui refusent de peser, et cela donne “Garde-fou“, une tranche de vie crue, bien plantée dans l’absurdité ordinaire des unités psychiatriques où “la société (nous) confie les plus fragiles d’entre les siens sans (nous) donner les moyens de les soigner“, où “ce monde marche à l’envers à vouloir rendre rentable ce qui ne le sera jamais“. Sans prétention, en équilibre entre sourire et  gravité, Françoise Guérin allonge ses personnages sur des divans qu’elle borde avec tendresse et un brin de dérision.

Et aussi : Ce dimanche (et même à partir du vendredi) on peut courir (ou marcher c’est à la discrétion de chacun) jusqu’au Premier festival des littératures policières organisé à Toulouse par l’association Polars du Sud et la librairie de la Renaissance.

Voilà, c’est qu’ il ne s’agirait pas de perdre sa bonne humeur, surtout le dimanche, quelque soit le bord où l’on accoste, et pour au moins une bonne raison : c’est ce jour béni que le grand patron n’arrive pas à nous piquer.

 

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Les vases communicants (3)

Jeudi 1 octobre 2009 | 34 commentaires

« …pourquoi ne pas imaginer, le 1er vendredi de chaque mois, une sorte d’échange généralisé, chacun écrivant chez un autre ? Suis sûr qu’on y découvrirait des nouveaux sites… ». Ainsi sont nés les vases communicants. Aujourd’hui, Désordonnée et Frédérique Martin s’invitent réciproquement.

AND THE REST IS HISTORY

Texte de Désordonnée

La thérapeute d’Alice ne dit rien. Elle ne craint pas le silence, et c’est 50 euros la séance. Alice lui a demandé une fois de l’aider, de dire quelque chose sur elle aussi, quelque chose du désordre de l’intime, pour voir. Un truc honteux, c’est quoi ? Un non-dit, c’est comment ?

La thérapeute, qui a un collier en vraies perles et des fausses dents, a souri d’un air entendu, on la lui a déjà faite. Mais Alice la soupçonne de ne rien avoir à raconter.

Alice a mal aux poumons, une brûlure. Elle a tout essayé. Il y a eu plusieurs investigations. Elle ne souffre de rien et elle a mal sans cesse. Alors, elle voit une thérapeute une fois par semaine pendant 45 minutes, et la thérapeute conclut quelquefois qu’il faut de la patience. Avec de la patience, il paraît qu’on avance.

Alice pose ses deux mains contre son plexus et attend que ça passe, et ça ne passe pas. C’est une prière. Elle se couche en chien de fusil, les genoux contre la poitrine, c’est un fœtus anxieux. Elle s’étire et se pend aux chambranles des portes. Ça détend les cervicales. Elle pleure et elle gémit. C’est une cinglée. Elle est allée à la bibliothèque et elle a regardé un livre, un livre idiot sur la réflexologie. Elle voulait savoir où l’on appuie, une chinoiserie, pour apaiser la brûlure, pour délier les nœuds, en anglais on dit « undo ». C’est entre le poignet et la pliure du coude, le point de non-retour. Alice pleure et elle se demande si elle n’appuie pas sur la vérité.

La grand-mère d’Alice n’avait que 22 ans quand elle a pris son dernier train. C’était son premier voyage pourtant. Elle avait une petite valise et de grands yeux noirs. Ensuite, on lui a tatoué une série de chiffres à l’intérieur du bras. Ça ne faisait pas si mal. Ensuite, elle est morte à la suite d’assassinats multiples, parce qu’à Dachau, c’était comme ça.

La thérapeute trouve que c’est bien, qu’on avance. Vous voyez, Alice, la patience. Et encore le silence. C’est vrai que les poumons d’Alice respirent plus librement. Oui, mais voilà, maintenant, Alice a mal aux dents. 

CP : Phédia Mazuc

CP : Phédia Mazuc

Crédit Photo Phédia MAZUC

Les autres participants aux vases communicants  : (que les oubliés se manifestent)
Ligne de vie et Arf
Anna de Sandre et Tor-ups
Zoé Lucider et Sophie K
Tiers libre  
et la vie dangereuse
A Chat perché et Mahigan Lepage
C’était demain et Petite racine
Les lignes du monde et Paumée
36 poses et Arnaud Maisetti
Baptiste Coulmon et Scriptopolis
Elise Lamiscarre et Pierre Ménard
Martine Sonnet et Anne Savelli

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