Frédérique MARTIN

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Archives du carnet pour mai 2012

Pas plus haut que le bord(el)

Mercredi 16 mai 2012 | 17 commentaires

 

Je suis encore tout ébouriffée par mon bizutage de hier soir. Oui, vous avez bien lu, mardi 15 mai 2012, à partir de 20H00, Moi Frédérique Martin, auteur HS (Hautement Sérieuse), j’ai été bizutée. Parfaitement. Et je compte porter plainte (bien qu’elle soit un peu lourde).

Nigaudement, j’ai accepté la proposition malhonnête de Lola Parabellum et d’Aymeric de la Mouille pour participer – mais sous pseudo seulement ou alors sous la torture – à une émission radiophonique politique et satirique. Les trois à la fois ? J’entends d’ici l’auditeur auditer. Les trois, en effet. On est du Lauragais ou on ne l’est pas.

Vous aurez reconnu sans peine l’incontournable émission qui fait fureur et provoque un buzz sans précédent, j’ai nommé : Pas plus haut que le bord. Enregistrée tous les 15 jours dans un bar culturel toulousain, rediffusée dès le lendemain à 18H00 sur Radio Campus 94.0 et bien évidemment podcastée dans la foulée sur le site de l’émission. Bref, que des gens sérieux, comme on se l’imagine.

Hier c’était au Cherche ardeur, et ça donnait ça :

 

Santa Maria de las pacotillas te cause dans le poste

Pour ma première intervention sous le nom de Santa Maria de las Pacotillas, je suis venue apporter la parole de Dieu dans une assemblée de gauchistes malfaisants. On me voit assise à côté d’el Jefe à cravate, ainsi que nous devons le nommer, après avoir fait acte d’allégeance en lui versant la moitié de nos économies. On ne rentre pas dans cette émission comme dans un moulin.

Un rythme du tonnerre de Dieu – pardon, déformation professionnelle – un public en délire, des auditeurs estomaqués, des chroniqueurs au sommet. Une heure fabuleuse d’intensité. Après avoir repoussé les assauts de nos admirateurs(trices), exténués nous nous apprêtions à consommer quelques tisanes relaxantes bien méritées quand tout à coup : LA RUMEUR !

- L’enregistrement a foiré. On doit tout recommencer.
- Nan, mais tu déconnes, là. C’est un joke.
- Heu… ben non. C’est vrai.

Par égard pour lui, je tairai le nom du technicien maudit qui nous accompagnait. Je ne dirai rien non plus, sur sa voiture qui est tombée en panne tandis que nous rapatriions le matériel dans un jardin nouvellement culturel pour recommencer notre dur labeur dans un froid glacial et sous les lassis des voisins qui ont fini par jeter le contenu de leurs pots de chambre sur nos têtes.

Nourris de quelques morceaux de pains offerts par Vulvinia de la Caillemolle, contraints de vider la tirelire de nos enfants pour acquérir nuitamment de la bière plus tiède que nous et du vin moins aigre, nous avons remis ça jusqu’à pas d’heure, bercés par la voix sublime de Nellie en direct du cagibi (culturel, comme il se doit).

 

Et là, ça donnait plutôt ça :

 

Pas plus haut que le bord(el)

 

Ou encore ça :

Nellie en direct du cagibi

Mon contrat non rémunéré à durée illimitée m’oblige à mettre le lien vers ce moment mythique de la radio française. Je m’exécute tout en sachant que cela ruine ma carrière d’écrivain et mes chances d’accéder au Goncourt. Je demande pardon à ma famille et à mes éditeurs. Et j’en profite pour dire à mes compagnons de galère que si j’ai un nom à consonance ibérique, je n’achète pas pour autant mes cigarettes en Andorre. Hostia !

Prochain enregistrement au Café Plum à Lautrec, le 26  mai à 19H00. PPM (Priez Pour Moi)

Andorre la vieille

Les filles d’Eve – Nouvelle érotique

Mardi 8 mai 2012 | 10 commentaires

 

Un petit incident technique m’oblige à vous rediriger sur ce lien, chers visiteurs : LES FILLES D’EVE !

Tout ceci n’est pas grave, à peine contrariant et comme je suis contrariée, j’ai entrepris de faire brûler quelques cure-dents  glissés sous les ongles de mon webmaster adoré. J’avoue avoir profité de son inattention, alors qu’il était suspendu au-dessus d’une bassine d’huile bouillante, les mains liées dans le dos et la bouche remplie de poivre concassé. Mais du Sichuan, hein ! Je sais recevoir.

Suivez docilement le guide armé et vous retrouverez toutes les informations concernant cette parution hautement caliente et incontournable ! Cela me permettra, de surcroit, de vérifier si vous lisez ce que je mets ici religieusement après des heures de travail acharné, ou si – comme il m’arrive parfois de le redouter – vous ne faites que passer pour laisser votre nom dans les entrailles de wordpress. Je ne dis rien, mais… j’ai la liste. (Quant à mon fournisseur de cure-dents, il s’est marié avec celui qui me livre l’huile. Ils parait qu’ils vont avoir un enfant dont je serai la marraine. Le marchand de poivre, lui, est jaloux.)

 

 

 

 

 

Extrait : « Le reporter est envieux, sa voix le trahit. Il fixe la femme dont, même à distance, il peut sentir l’odeur d’huitre et d’humus. Ses poings se serrent, il s’imagine l’allonger sur le sol, glisser lentement ses doigts dans les poils pubiens, s’introduire au plus profond, au plus moite de ce corps proche et pourtant inaccessible, dans cette fente obscure aux bourrelets mordorés que la toison rousse encadre sans la dissimuler. »

 

 


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