Dans ma panoplie d’auteur, il manquait un élément primordial, l’équivalent de la cape pour un super héros ou de la baguette magique pour une fée du logis, l’accessoire de première bourre qui qualifie – ou disqualifie, c’est selon – et adoube : la photo officielle !
Grâce aux éditions Belfond, j’accède au panthéon du portrait d’écrivain : l’agence Opale.

Mettons les choses au point. Avant de prendre rendez-vous avec le photographe Patrice Normand, je ne savais rien de la place que l’agence Opale occupe dans le monde du portrait. Je n’avais jamais eu l’idée de dépiauter les photos de ma bibliothèque, j’ignorais tout. J’étais une provinciale.

Mais ceci est à conjuguer au passé composé, après que j’ai eu rôdé mes bottes à lacets dans le métro parisien, nantie d’un plan et de tickets tous neufs, que j’ai eu visité la librairie Corti en compagnie de mon fidèle guide pour campagnarde errante, que j’ai eu déjeuné à la butte aux cailles, que j’ai eu fréquenté les bureaux de mes éditeurs – car oui, j’en ai plusieurs, ça fait plus chic –, mais par-dessus tout, après que j’ai eu droit à ma photo officielle !

Librairie José Corti - CP Gilles Bertin

 

Les jours importants – toutes les femmes en font l’expérience – les contrariétés abondent, parfois même elles pustulent. Des forces maléfiques vitupèrent, l’univers conspire. Ta robe, seyante jusque-là, te provoque en duel. Tes bas filent, ta chevelure crépite – à l’affut de matière première, surtout en cette période, EDF te propose un contrat. Ton nez brille davantage que ton intelligence. La paupière s’affaisse, la ride se creuse, le sourcil s’embroussaille, des objets non identifiés se coincent entre tes dents. C’est la débâcle, c’est Alésia. Tu tentes le Zen, la méditation transcendantale, la méthode Coué, puis tu cherches une barre à mine.
On sonne ! Impossible, tu n’es pas là. Deux hurlements et un évanouissement plus tard, tu ouvres.

Au premier coup d’œil, j’ai réalisé l’importance de la pantoufle de vair dont on serait bien avisé de garder une paire dans son sac. Je regrette de ne pouvoir illustrer ce billet avec le portrait du grand brun aux yeux de velours qui me souriait dans une débauche d’émail diamand. La fréquentation de mon site exploserait, d’atroces menaces de mort pleuvraient sur moi, tandis que la vente aux enchères de son numéro de portable assurerait mon avenir et celui de ma descendance. Ces manigances indignes d’un auteur sérieux m’étant désormais interdites, je me contenterai de vous diriger vers son travail. Car en plus, il a du talent. Ce qui prouve que le jour de la distribution, certains ont été mieux lotis que d’autres. Elles n’ont pas fini de soupirer, les plaintives Chimènes.

Je ne m’étendrai pas plus longtemps sur le sujet bien qu’il en vaille la peine. Il faut maintenant choisir entre la 4, la 6 et la 12. Si cela vous tente de me donner votre avis, suivez le lien vers l’agence opale, tapez mon nom dans le moteur de recherche par auteur. Un seul conseil et pour vous il est ferme et gratuit : évitez de ricaner.

Bon, bref. J’avais photo officielle.

…/…

56 Responses to La photo officielle
  1. Le p’tit oiseau!!! (Non mais vraiment du temps que j’avais … enfin, bref.)

  2. Bon frédérique & pluplu, on vous laisse hein…

  3. Quand on aura « Le vase où meurt cette verveine » entre les mains en septembre, on découvrira la photo et chacun de nous pourra se dire et dire à son libraire, à ses amis, à son entourage : l’auteur m’a demandé mon avis pour le choix de cette photo-là !… On en aura été quoi, et on sera content comme Artaban !

  4. Je suis prête Pluplu. Clic !


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