Les vases communicants (6)
Vendredi 5 mars 2010« …pourquoi ne pas imaginer, le 1er vendredi de chaque mois, une sorte d’échange généralisé, chacun écrivant chez un autre ? Suis sûr qu’on y découvrirait des nouveaux sites… ». Ainsi sont nés les vases communicants. Aujourd’hui, Denis Sigur et Frédérique Martin s’invitent réciproquement.
La piste aux étoiles (Denis Sigur)
Moi, je faisais le clown aux pieds de la demoiselle. Dans mon cercle de sable et de sciure mêlés à l’urine animale, à quoi d’autre pouvais-je prétendre avec ma dégaine bringuebalante ? Lui clamer mon amour d’ici bas ? Elle ne m’aurait pas entendu. Ma voix, étouffée par les barrissements de la fanfare, ne serait jamais parvenue jusqu’au câble d’acier sur lequel elle dansait.
Et c’était chaque soir la même ritournelle.
Elle, là-haut, légère, aérienne, inaccessible.
Moi, tout en bas, avec ma face de carême et mon costume trop grand. Moi et mes godillots d’un mètre me faisant tomber dans toutes les chausse-trappes du spectacle réglé comme du papier à musique. Ca n’avait rien de chic, ni même de reluisant ; c’était plutôt pathétique, disons le franchement. Mais, chose étrange, cela faisait rire les gens… Oh oui ! Ca, oui ! Cela les faisait rire de voir les misères d’un pauvre clown triste aux prises avec lui-même… Au point qu’ils en oubliaient le ballet de la belle équilibriste tout là-haut, tout là-haut. Que je morde la poussière et ils étaient aux anges. Qu’ils rient donc de moi ! Cela m’était égal. Moi, je n’avais d’yeux que pour elle. Amour impossible, peine perdue… Dans ma loge, le spectacle terminé, avec pour seul témoin mon miroir ébréché, j’ôtais le masque blanc sous lequel se dissimulait la noirceur d’âme des pauvres clowns. Et je répétais inlassablement à cette image défaite :
- Pauvre tête folle ! Pauvre Bachi-bouzouk aux rêves érotomanes ! Tu voudrais l’enlacer, la prendre dans tes bras ; l’emporter tout de go sur une belle ottomane ! Tu voudrais connaître les secrets de son cœur ; comme dans ce livre ancien, lui offrir un bijou indiscret qui te conterait tout de ses langueurs, de ses désirs. Un présent qui ôterait de tes joues cette pâleur assassine… Les yeux clos, je rêvais de promener mes doigts dans sa chevelure d’or, de poser mes lèvres sur sa peau pailletée, de répondre à ses soupirs par les miens enivrés…Pauvre Bachi-bouzouk ! Pauvre tête folle !
Un soir, pourtant, le miracle s’est produit. De mes piètres pantomimes, le public a ri plus que de coutume. Il a ri si fort de la tête de turc qu’on leur offrait en partage, que la Belle, là-haut, a baissé son regard jusqu’à moi, dérogeant ainsi, le quart d’une fraction de seconde, à la règle immuable du geste mille fois répété. Un regard courroucé, mais un regard tout de même ! Quelle aubaine ! Quel somptueux cadeau du ciel ! Mon cœur battait la chamade et mes yeux étaient suspendus à son geste…
Un seul regard suffit à donner l’espoir. Un seul regard suffit à rompre l’injuste équilibre du monde.
La belle écuyère du Vide a frémi. Ses bras ont battu, pareils aux ailes d’un ange. Elle s’est envolée vers moi, dans les « Ho ! » et les « Ha ! » médusés du public incrédule.
J’ai couru.
J’ai couru comme un fou pour récolter enfin le fruit de mes opiniâtres prières…J’ai couru bras tendus pour amortir sa chute.
Pauvre tête folle ! Pauvre Bachi-bouzouk sur le plancher des vaches ! Mes grands pieds d’albatros se sont pris dans mes rêves. J’ai bien tenté de m’envoler, moi aussi, d’aller la rejoindre, quelque part, entre son firmament et mon enclos de sable.
J’ai essayé !
Ô je vous jure que j’ai essayé !
Mais mon grand corps maladroit fit ce pour quoi il était fait : Il chût. Lourdement, pesamment. La plus belle chute de ma triste carrière. Pourtant, personne, dans les travées de bancs encerclant l’arène, non, personne ne rit ni n’applaudit.
Les exclamations de la foule, montées vers le faîte du chapiteau comme des bulles de champagne, s’étaient soudain évaporées.
A leur place, un silence opaque et glacé tomba dans le sillage du corps céleste.
Ce fut un grand et beau silence.
Un silence noir et sépulcral sur la piste aux étoiles.
A portée de main, là, tout près de moi, dans un dernier souffle, souillé par la poussière, mon rêve s’est éteint.
Les autres participants : Que les oubliés se manifestent !
Mariane Jaeglé et Gilles Bertin
Eric Dubois et Patricia Laranco
lignes électriques et chroniques d’une avatar
Christophe Sanchez et Yzabel
Luc Lamy et Anna de Sandre
futiles et graves et Kill that Marquise
Christine Jeanney et Arnaud Maïsetti de contretemps
Michel Brosseau et Juliette Mezenc
Pierre Ménard et Anne Savelli
Juliette Zara et Kouki Rossi
Nathanaël Gobenceaux et Jean Prod’hom
Florence Noël et Lambert Savigneux
Hublots et Petite racine
Pendant le week-end et quelque(s) chose(s)
François Bon et commettre
Scriptopolis et Kill Me Sarah
RV.Jeanney et Paumée
Anita Navarrete Berbel et Anna Angeles




mars 5th, 2010 at 8:24
Ridi, Pagliaccio !
Vesti la giubba e la faccia infarina
La gente paga e rider vuole qua.
E se Arlecchin t’invola Colombina,
Ridi, Pagliaccio ! e ognun applaudirà !
Tramuta in lazzi lo spasmo ed il piento ;
in una smorfia il singhiozzo e’l dolor!
Ridi Pagliaccio, sul tuo amore infranto !
Ridi del duol che t’avvelena il cor !
La version française:
Pauvre Paillasse ! Va donc peindre ta face !
La foule attend, à toi de l’égayer ;
Lorsqu’Arlequin chez toi prendra ta place,
Ris donc, Paillasse ! Ris-donc, ils ont payé !
Change en grimace
Les sanglots de ton coeur !
Qu’un mot cocasse
Déguise ta douleur !
Ah ! Ris donc, Paillasse,
Ris donc de tes malheurs !
Ris des sanglots qui te déchirent le coeur
mars 5th, 2010 at 8:48
@ Je suis contente d’avoir de tes nouvelles, Joël. Ce poème ne peux pas mieux tomber. Denis nous dira ce qu’il en pense quand il viendra. mais d’ores et déjà, peux tu nous donner le nom de son auteur ? (l(Italie est bien représentée ici :0)).
mars 5th, 2010 at 8:49
Bonjour Joël
Quel beau texte que celui-ci et quel choix judicieux de ta part. Il fait parfaitement écho à celui que j’ai posté. De qui est-il ?
mars 5th, 2010 at 9:53
Je reviendrai le lire une deuxième fois, ce texte m’a beaucoup plu.
mars 5th, 2010 at 10:09
Je dirais que “Ridi Pagliaccio” est le fameux air tiré de l’opéra italien “Pagliacci” de Rugerro Leoncavallo et interprété par les plus grands tel Caruso et plus près de nous Pavarotti. Che bello aria!!!!
mars 5th, 2010 at 10:16
@ Babeth 31 : Tu ne serais pas un peu italienne, toi sur les bords, ou mélomane, ou cultivée ?… Les trois si ça se trouve. Molte grazie, tu m’épates et j’adore ça. Tu voudrais pas m’adopter des fois ? :0)
mars 5th, 2010 at 10:34
@Denis Sigur:très beau texte dramatique très bien illustré par “Ridi Pagliaccio” (il eût été difficile de trouver mieux!). Je trouve d’ailleurs dans “La piste aux étoiles”, des échos poètiques et musicaux bien servis par votre talent de narrateur. On est plongé de suite dans l’histoire, on la vit, on espère jusqu’à la fin que ce pauvre clown va réussir à cueillir sa belle au creux de ses bras! La chute en est d’autant plus cruelle. Bravo, j’ai beaucoup aimé et j’irai vous rendre visite sur votre blog.
@Frédérique: j’irai te lire chez Monsieur Sigur
mars 5th, 2010 at 10:47
@Frédérique: au sujet de l”adoption, je vais y songer! Reste à savoir si Anna et Depluplu vont vouloir: je ne voudrais pas les contrarier les pôvres chéris et nuire ainsi à leur ….ego. Qu’en pensez-vous les petits? On l’adopte? Pesez le pour et le contre! Sans vouloir vous influencer, il y a beaucoup de pour!
mars 5th, 2010 at 11:34
@ Babeth 31 : Je me rengorge.
mars 5th, 2010 at 12:00
@ Babeth31: Merci pour ces commentaires élogieux et pour le complément d’information sur le texte en italien. Vous viendrez faire un tour sur mon Blog, dites-vous. Ce sera avec grand plaisir que je vous accueillerai.
@ Frédérique: Je prends pas froid; j’écris toujours avec des chaussettes aux pieds
mars 5th, 2010 at 1:04
une version tout spécialement cruelle
mars 5th, 2010 at 1:11
Quelle belle histoire d’amour à sens unique, triste et tragique ! (elle cumule!)
mars 5th, 2010 at 2:08
Et voilà. Un homme débarque, un petit nouveau avec une histoire d’amour, et toutes les femmes rappliquent. C’est un peu fort tout de même ! Denis Sigur, j’attends tes explications.
mars 5th, 2010 at 2:15
Mais c’est toi qui nous le présente! On peut pas faire comme si…! Un homme, c’est un homme, “quoi de plus naturel en somme”!
mars 5th, 2010 at 2:22
Et Babeth 31 n’est pas la dernière ! Tu vas voir quand ta progéniture va débarquer. Luc, Anna, Pluplu, venez voir, il faut que je vous cause.
mars 5th, 2010 at 2:30
Appliqué. Chausse-trape, avec un “p”.
mars 5th, 2010 at 2:32
Et pourquoi que j’serais la dernière? J’sais qu’il en faut une, mais j’vais r”filer le bébé à une quelqu’une d’autre! Et tac!
mars 5th, 2010 at 2:34
@ Monch : les deux sont permis (mais où vous étiez, au toilettage ?)
http://www.le-dictionnaire.com/definition.php?mot=chausse-trappe
mars 5th, 2010 at 2:42
@FM. Me suis fait faire les griffes. J’ dois les r’tailler souvent. Vous n’allez pas m’ dire que j’ai manqué ? D’habitude, on s’ félicite de mon absence…
mars 5th, 2010 at 2:43
@monchien:l’Académie a admis en 1961 l’écriture chausse-trappe (avec p) pour que cesse l’anomalie par rapport au mot trappe. Et depuis 1990, on a même chaussetrappe, publié au journal officiel fin 1990.
mars 5th, 2010 at 2:43
@ Monch : Mais vous n’êtes donc pas allé lire mon texte, sacripant. Vous connaitriez la réponse. (et cette pelade, ça s’arrange ?)
mars 5th, 2010 at 2:48
Babeth 31 : Son savoir encyclopédique, sa culture à toute épreuve, son bagou d’enfer, sa cuisine savoureuse. Vous apprécierez ses qualités de maitresse de maison et son inusable bonne humeur. Trés économe, elle ne consomme rien. Aimable, elle a un mot gentil pour tous, même ceux qui ne le méritent pas. Trés propre, elle prend peu de place et adoooooooooooore les chiens perdus sans colliers (alors là, Monch va me tuer. Cesbron, il l’abhorre, il l’abhorre, il l’abhorre).
mars 5th, 2010 at 2:50
@Babeth31. J’ai gardé le souvenir qu’en classe, on faisait la différence justement par le “p”. Mais c’est pas grave. C’est comme cuiller/cuillère ou clé/clef, que j’ continue à écrire comme ça m’ passe par la tête.
@FM. J’y suis allé (j’ vous suis à la trace) mais apparemment, mon commentaire passe pas.
Bon, sinon, y a Scutenaire qui aimait bien recenser les “grands styles”… J’aime bien Scutenaire.
mars 5th, 2010 at 2:52
@FM. Cesbron ? Vous savez que je brûle tout c’ que j’ai abhorré…
mars 5th, 2010 at 3:19
@ Chez Sigur, le commentaires sont modérés comme ici. Je vais lui demander si il fait la sieste :0)
@ Scutenaire : j’adore les belges (s’pas Luc ?)
mars 5th, 2010 at 3:20
Mécéqui cette perle rare?
Pas de problème avec les chiens perdus: il doit bien exister un collier universel (comme la commande TV)! Dommage que sacripant soit un nom masculin uniquement…! Encore une anomalie.
mars 5th, 2010 at 3:33
(Voilà, voilà, et moi j’ai corrigé sacripant et personne a rien vu).
mars 5th, 2010 at 3:53
@FM. On peut l’écrire des deux façons— avec ou sans “t”.
mars 5th, 2010 at 3:58
@ Monch : Un point partout, la balle au centre. Dites, où sont les autres. Ils le font exprès ou quoi ?
mars 5th, 2010 at 3:58
@Babeth31. Suffit d’ajouter un “e” et l’affaire est faite. Espèce de sacripante ! Ça donne, non ?…
mars 5th, 2010 at 4:08
@FM. Les autres, quels autres ?… J’ suis pas au courant, moi… J’ les connais même pas. J’ suis pas comme vous dans un coin où les bloggueurs pullulent… Derrière chez moi, y a qu’ des moutons…
mars 5th, 2010 at 4:17
@Mon chien aussi: Ah ça a de la gueule! Merci, j”avais pas osé! Sacripante de Fille Malicieuse! Vraiment ce “e” me plaît de plus en plus!
mars 5th, 2010 at 4:24
Alors vous êtes un border collie (et pas un boder line, confondez pas c’est pas la même race) ? J’ai une fiançée pour vous à la maison. S’appelle Narkia, un peu sourde, mais trés GENTILLE comme sa maîtresse. 10 ans, quelques dents en moins, débordante d’affection. Si vous avez une portée tous les deux, je garde un chiot.
mars 5th, 2010 at 4:32
C’est triste et beau; comme une coq aimait une pendule … comme les amours impossibles
mars 5th, 2010 at 4:43
@FM. Vous m’excuserez, mais j’ préfère les filles… Les chiennes, ça m’ dit trop rien, les chiots non plus, et parlons pas des chiotes.
mars 5th, 2010 at 4:50
@ Monch : Ahahahaha !
@ Kouki : Alors on lorgne du côté de l’ami Claude ?
mars 5th, 2010 at 5:43
@Monch: Ah les chiotes aussi parlant que sacripante!!!
mars 5th, 2010 at 5:57
Les numéros de voltige au trapèze sont ceux qui m’impressionnent le plus au cirque. Le ver de terre amoureux d’une étoile. La chute ultime est très belle
mars 5th, 2010 at 6:20
@mon chien aussi: Bon pour chausse trape, j’avais mis deux “p” parce qu’il y avait deux charnières…. Mais pas de quoi rester à se lorgner en chiens de faïence, ni de quoi s’étripailler comme chiens et chats à travers ces messages. Alors étant le meneur de jeu sur ce texte, je propose de prendre le “p” de trop et de le mettre en ouverture de Pax vobiscum…
@Frédérique: Peux-tu ôter le “p” de la discorde? Et puis je crois que notre échange n’était pas honnête à bien y regarder. Ton blog est beaucoup plus fréquenté que le mien, encore nouveau né; du coup je bénéficie de cette fréquentation assidue. As-tu vu que nos deux noms figurent côte à côte dans l’article sur Sandrine Follère de Toulouse Mag ? Rigolo, non ?
@Kouki: Merci pour la comparaison avec le Grand Claude, ravi que le texte vous ait plu
mars 5th, 2010 at 7:04
Superbe ! Grande découverte, je fille voir le blog invité.
mars 5th, 2010 at 7:43
Moi je dis : bien fait! Non mais y a des pimbêches tout de même!! Et il parait que les clown ne sont pas tristes et qu’ils ont beaucoup de succès auprès des femmes! Encore un rêve envolé!
Maman? Maman?! On retournera au cirque encore?
mars 5th, 2010 at 7:44
@ ARf : Fillez donc mon cher, fillez :0)
@ Denis : Les deux orthographes se valent et puis deux P deux S, je trouve ça plus joli (eh oui, je suis une fille, j’aime quand c’est joli). Je n’ai pas lu cet article, mais sandrine m’en a parlé. Tu peux m’envoyer une copie ?
mars 5th, 2010 at 7:49
oups, c’est l’émotion alors je fille !
mars 5th, 2010 at 8:05
@Frédérique: Le plus drôle, lorsque j’ai lu ton texte pour la première fois c’est que je l’ai trouvé amusant sans en comprendre vraiment le sens; mais il faut dire que je n’avais pas conscience de ne pas comprendre. Et voilà qu’au fil des commentaires tes fantômes apparaissent les uns après les autres. Ils sont venus, ils sont (presque) tous là… Du coup, ton texte prend une autre dimension. La quatrième? Pour Toulouse Mag je le scane et je te l’envoie dès que mes obligations de pater familias m’en laisseront le temps
@ Zoé: Merci. je sais c’est bête comme réponse; mais quand on me complimente sur mes écrits je ne sais pas répondre autre chose. Alors, merci, merci , merci…
mars 5th, 2010 at 8:54
@Babeth31 : Maman, il est hors de question que tu adoptes une nana qui parle aux chiens et qui aime le cassoulet. Moi j’en veux pas. Na !
Au fait, j’ai fini mon assiette, j’peux sortir de table ?
mars 5th, 2010 at 9:09
@ Anna : Bouhouhou (fini ton cassoulet d’abord).
@ Denis : Dis moi qui tu hantes… :0)
@ Zoé :Où t’as vu que tu étais censurée ? Non mais… manquerait plus que ça. T’es Zoé, un point c’est tout.
mars 5th, 2010 at 9:38
On s’agite beaucoup ici! J’entends le bruit des conversations et le cliquetis des fourchettes. Voilà donc où sont passées les tartes de Gibi! Anna, permission accordée!
mars 5th, 2010 at 9:50
@Denis Sigur. Vous n’ manquez pas d’élégance. Donc, autan pour moi !
Et maintenant, j’attends.
mars 5th, 2010 at 10:28
@ Babeth 31 : Quand je le disais. Ils ont tous un sacré coup de fourchette !
mars 5th, 2010 at 10:52
@Frédaime : Claude ? le Glaude çui d’la soupauxchoux ??
mars 5th, 2010 at 10:53
@Frédaime : en plus j’ai mis la coq … cette journée pleine de richesses m’a monté à la tête
mars 5th, 2010 at 10:54
C’est très beau – et je pleure. (Il a quelque chose de Cyrano)
(pardonnez l’inconsistance de ce commentaire, mais l’essentiel est dit)
mars 5th, 2010 at 10:56
@ Kouki : Vous prenez quoi à l’apéro ? (vous pouvez répéter mais d’une autre façon, pour voir si je comprends ?)
mars 5th, 2010 at 10:56
(Et voilà, je vais lire Frédérique, chez vous, et que vois-je? “l’atelier de Cyrano”…
)
mars 5th, 2010 at 10:57
Naissance d’une idylle (c’est luc qui va grogner).
mars 5th, 2010 at 11:12
Et t’en veux du cassoulet ?
Non, c’est dégueu, beuark!
Si c’est moi qui l’ fais, tu t’ lècheras les babines !
M’étonnerait ! J’aime pas l’ cassoulet !
Moi, j’adore ça, maman, j’en bouff”rai des louchées !
Miam miam !
Quel appétit ! il rend honneur à ton cassoulet !
Oh oh l’autre va être jaloux !
…
mars 5th, 2010 at 11:16
@Mlle d’enfer(t): Disons que vous avez eu du nez…
@Frédérique: J’ai l’impression d’être invité à un banquet où tout le monde se connait sauf moi. Snif… Le premier qui insinue que c’est peut-être un dîner de con… Te dire qui je hantes ? Je ne répondrai que par un ver de Cyrano (de mémoire): “Je suis celui qui souffle et que tout le monde oublie.”
@Mon chien aussi: “autan pour moi” dites-vous? Dois-je comprendre “du vent” ? C’est un peu court, jeune homme… Je ne manque pas d’élégance ? “Moi, c’est moralement que j’ai mes élégances… (Cyrano)
mars 5th, 2010 at 11:19
@ Denis : Pas de diner de con chez moi :0) Le but du jeu des vases, c’est de faire connaissance. C’est fait ! Y a du monde, n’est ce pas. C’est un buffet, pas assez de places assises.
mars 5th, 2010 at 11:26
@Denis Sigur. Vous avez mal compris… c’est une sorte de “jockey privé”… sur la façon d’écrire cette expression…
Bon, si vous voulez, à propos d’élégance, je peux vous tailler un costard… mais j’ai pas trop envie…
mars 5th, 2010 at 11:36
Mais non Frédérique Mamzelle a déjà dit oui à Luc (elle vient de me l’annoncer chez moi). Et ce Luc qui n’est toujours pas venue chez vous, je sens que ça va être sa fête… (et sans vouloir cafter Kouki a un faible pour le mojito)
mars 5th, 2010 at 11:37
@ Monch : Denis ne peut pas savoir qu’ici, il y a peu, nous avons rivalisé d’imagination pour écrire la mythique expression : Autant pour moi (seule orthographe acceptable :0)).
Sur l’élégance, je vous renvoie à un ouvrage de référence :
” Il y eut ce jour où tu m’as dit : “Cette robe te va bien”. Je n’ai pas répondu, grignotée de l’intérieur. Tu ne t”exclamais plus : “Que tu es belle !”. Je venais de remplacer la beauté par l’élégance. C’est je crois, ce qu’on appelle l’âge mûr. C’est effrayant de mûrir si jeune ! Autant le faire avec courtoisie, qui comme chacun le sait, est la politesse des élégantes”.
C’est de qui, hein ? C’est de qui ?
mars 5th, 2010 at 11:41
@ Enfantissages : Le mojito, excellent choix. Quoique je préfère le margharita (enfin ça dépend des jours).
Luc : qui c’est Luc, je ne connais pas de Luc ? Luc de Star war peut-être ? Sinon, je ne vois pas.
mars 5th, 2010 at 11:52
Moi moi je sais je sais!!! c’est de Françoise Merlin, j’ai bon ?
mars 6th, 2010 at 12:08
Moi je sais de qui c’est!
mars 6th, 2010 at 12:14
Le suspens est à son comble !
mars 6th, 2010 at 9:14
Apparemment personne n’a trouvé? Moi je suis sûre que c’est de Federica Meravigliosa? Mais je ne sais plus d’où je tire cette information! A vérifier absolument!
mars 6th, 2010 at 9:39
@Denis Sigur: faites pas attention, laaah! je passe par le paillasson d’entrée marqué “Wellcome”, les semelles c’est fait… Les patins (deux précautions… La taulière va m’engueuler vu l’heure… On a dit qu’on avait tout le week end pourtant… La Frédaime est parfois impatiente, mais chut ! elle risque d’entendre, de plus Madame modère ! hummpfff !!!)…
Sinon, mon p’tit Sigur (c’est votre vrai nom ?) c’est ‘achement balèze votre petit cable tendu de fil blanc, car ça doit mal se terminer, c’est évident dès les premières mesures…
Une chance sur deux que Calvero claque à la fin…
C’est l’équilibriste qui y passe,
“c’est bien fait pour cette connasse” dirait Depluloin,
moi, non, je suis plus nuancé
et je dis qu’il y a une justisss’ !!!
c’est la preuve qu’elle n’était pas si douée que çà ! (j’en ai marre des gens pas doués qui réussissent )
…
Sinon, blague à part Denis (c’est votre vrai prénom ?) bon choix Toulouse Lautrec pour cette chose couleur absinthe qui va bientôt mourir…
Le désir ne porte pas d’ailes.
Merc(k)i
…
Bon Frédaime tu modèrrrr’ ?
(et Scutenaire
j’adhère
tiens!
ça rime !)
mars 6th, 2010 at 10:28
@ Babeth 31 et Enfantissages : Il n’y a que vous deux qui suivez :0)
@ Luc : Tout le week end, TOUT LE WEEK END ! Alors que dès potron minet tu courais déjà la pretentaine, tu lançais des oeillades, tu laissais des billets doux. Tout le week end ! (Un homme que j’ai accueilli chez moi quand il n’avait pas de vase, avant que le succès ne lui monte à la perruque. mondieumondieu)
mars 6th, 2010 at 11:56
J’ai bien fait de laisser un commentaire. Etant sociologue de formation, j’ai axé mon propos sur le condition du clown dans le show bizz…
@ Maman : Non moi je veux bien une petite sœur à embêter mais pas deux!! Ah Frédérique? Ah ça change tout! On va le faire à pile ou face! Elle est prête ma cabane dans l’arbre?
mars 6th, 2010 at 12:55
@Luc: Bonjour Luc. Ce sont mes vrais nom et prénom. Pour la nouvelle, j’ai tellement entendu dire que la réussite d’un texte résidait dans sa… chute que j’ai pris mes précautions
. J’avais un temps pensé à illustrer le texte avec un extrait des “Ailes du désir”, justement; mais c’était trop compliqué techniquement…
mars 6th, 2010 at 1:03
@ Depluloin : Faire Frédérique à pile ou face voilà qui est douteux les bords. C’est même assez casse-gueule :0)
mars 6th, 2010 at 1:45
Quelle merveilleuse initiative que ces vases communicants! je me promène de blog en blog et découvre sans cesse des auteurs extra. Et puis là, il y a cette phrase: “il chût”. je ne peux m’empêcher de penser au sketche de Devos, le savoir choir. Un homme qui a chu n’est pas déchu…
mars 6th, 2010 at 1:46
@ Jonavin : Vous savez ce qu’il vous reste à faire :0)
mars 6th, 2010 at 3:19
Je t’avais laissé un com chez Sigur… Toujours en attente de modération ou dans les limbes de la toile !!?
mars 6th, 2010 at 5:18
@Depluplu: La cabane est prête dans le grand ormeau! Par contre jouer Frédérique pile ou face!!!! Youh!!!!!Soit tu es inconscient, soit tu es casse-cou!
mars 6th, 2010 at 8:16
@ Mouais Luc, bien sûr, bien sûr :0) Pas de comm coincé chez Sigur, je lui ai demandé. C’est le grand Vortex qui a tout avalé !
mars 6th, 2010 at 8:35
@Luc: Je confirme, aucun message de vous à cette heure sur mon Blog…
mars 6th, 2010 at 10:34
@FM : Moi je sais de qui c’est ! C’est de François Matton !
mars 6th, 2010 at 10:39
@ Anna ! Aucun homme n’aurait pu écrire ces phrases inoubliables (ahahahaha). Pour quoi pas Frédéric Mittérand tant qu’on y est ? N’importe quoi.
@ Luc: schlinck schlinck
mars 6th, 2010 at 11:10
Le texte, il est pas de Vilmorin ?…
mars 7th, 2010 at 12:01
@ Monch : Vade retro Chatanas !
mars 7th, 2010 at 1:07
Vade retro chatanas! Haha elle est bien bonne! Faut que j’aille voir mon dictionnaire latin et vérifier, mais je crains qu’il n’ait aucun humour!
mars 7th, 2010 at 7:40
Charles-Roux ?…
mars 7th, 2010 at 9:42
Je tiens à m’élever en faux et calomnies! L……uc met dans ma bouche une phrase qui ne me serait jamais venue à l’esprit : ” Bien fait pour cette connasse” une grossièreté de ce genre, concernant l’héroïne de ce beau texte que j’ai lu avec toute l’attention et le respect voulu et dû à son auteur!
Je réclame donc un cookize symbolique de dommages et intérêt. Parce que je suis bon. Et cette fois, pas de
ou de
c’est du sérieux!!
mars 7th, 2010 at 12:15
@ Depluloin : Luc a été éconduit par Alice, c’est écrit dans le roman. Ceci explique cela. (Par ailleurs je ne connais aucun Luc, autrefois j’ai connu un Luc, mais il a disparu, pfuit, en infidèle, c’était un lucopathe).
@ Monch : Je pensais plutôt à Daphné du Maurier.
@ Babeth 31 : Chat coince.
mars 7th, 2010 at 12:43
@ Frédérique : Oui,oui… l’a de la chance que maman m’attende pour les brochettes!!
mars 7th, 2010 at 2:22
@Frédérique: Alice! Quel beau prénom! On ne sait toujours pas qui a écrit “ces phrases admirables”? ‘Tention! Une fois passé le WE, c’est fini et le suspense n’aura servi à rien! Alors un p’tit effort sinon y’en a des qui vont se vexer!!!
mars 7th, 2010 at 2:25
@Depluplu: t’as raté le coche? Les brochettes sont brûlées, calcinées! T’es pas sur le bon bord? Choir ou ne pas choir, that’s the question!
mars 7th, 2010 at 2:43
Jacqueline de Monsigny ?
De Rivoyre ?
Barbara Cartland ?
Delly ?
mars 7th, 2010 at 2:45
@ Monch : Valery Giscard D’estaing ?
mars 7th, 2010 at 2:51
Christian Bobin?
Georges Chaulet? (mais au fait, c’est qui celui-là?)
mars 7th, 2010 at 3:07
Anne Aymone VGE ?
Claude Pompidou ?
M’dame De Gaulle ?
M’dame Coty ?
Nicole avril !!!!!
mars 7th, 2010 at 3:17
@ Babeth 31 et Monch : Raymond Domenech ? Annie Cordy ? Paris Hilton ?
Non, je sais : Charles Peguy !
mars 7th, 2010 at 3:50
Astérix?
Obélix?
Assurancetourix?
Fraîche Mine (ou peut-être Bonne-Mine)?
Falbalas?
mars 7th, 2010 at 4:11
Pimprenelle et Nicolas ?
Saturnin le canard ?
Tounicoton ?
mars 7th, 2010 at 4:18
Brigitte Lahaie ?
Cherry Ferretti ?
Gorge Profonde ?
mars 7th, 2010 at 4:42
Quelle somme de connaissances avons-nous! Nous nous rengorgeons de concert! Ah les femmes, les p’tites femmes du Lauragais! ( tout bas: si ce commentaire te semble…déplacé, modère, modère avant que l’On ne vienne)
mars 7th, 2010 at 5:44
Eh beh… il se passe quoi ce soir à minuit si personne n’a trouvé?
mars 7th, 2010 at 6:52
Si au centième commentaire, personne n’a trouvé, je garde le chèque !
mars 7th, 2010 at 6:55
Moi je sais M’dame!!!
mars 7th, 2010 at 6:56
J’pourrai l’dire M’dame?
mars 7th, 2010 at 7:40
Roger Gicquel!!
Stéphanie de Monaco!!!
@ Maman : Mais mé mé j’ai raté la correspondance à Agen et je suis reparti à Bourges!! Rôôôooh!!
mars 7th, 2010 at 7:46
Ding Ding Ding. C’était le centième commentaire, vous venez de perdre quelques millions d’euros. Comme c’est dommage. Oui Babeth 31 vous disiez ?
mars 7th, 2010 at 8:00
CENTIÈME YES!!! YEEEEEEEESSSSSSSSSS!!!
mars 7th, 2010 at 9:01
Il y eut ce jour où tu m’as dit : “Cette robe te va bien”. Je n’ai pas répondu, grignotée de l’intérieur. Tu ne t”exclamais plus : “Que tu es belle !”. Je venais de remplacer la beauté par l’élégance. C’est je crois, ce qu’on appelle l’âge mûr. C’est effrayant de mûrir si jeune ! Autant le faire avec courtoisie, qui comme chacun le sait, est la politesse des élégantes”.
C’est un extrait de Femme Vacante de Frédérique (début du chapitre IV).
mars 7th, 2010 at 9:02
Brigitte Lahaie, Cherry Ferretti, Gorge Profonde ?
mars 7th, 2010 at 10:41
@ Monch : Vous avez le hoquet ? Ou alors c’est l’âge, il me semble que vous vous répétez. (La reine des bourriques, je vous dis :0)).
mars 7th, 2010 at 11:01
Raphaëlle-Maire Billetdoux ?
Putain j’ai gagné, merde ! je suis la seule à l’avoir lu ton bouquin !
La preuve ici :
http://annadesandre.wordpress.com/2009/09/15/des-nouvelles-de-lauzerte/
mars 7th, 2010 at 11:31
@ Anna : Tu abuses. Il y avait aussi Enfantissages, Depluplu et Babeth 31 sur les rangs. Allez, Grenadine pour tous, c’est moi qui régale.
mars 8th, 2010 at 6:54
Jane Fonda “ma gymnastique au quotidien” ?…
mars 8th, 2010 at 6:55
Oh, merde, le jeu est terminé !!! Désolé.
mars 8th, 2010 at 8:17
Après une soirée à la grenadine, les lendemains sont difficiles! Voilà ce qu’il en coûte de vider les bouteilles! Hic!
mars 8th, 2010 at 9:09
@ Babeth31 : Oui regarde Monch, dans quel état ça le met, il joue encore :0) Mal au crâne ? Ma grenadine est bio, elle est forte quand on n’a pas l’habitude…
mars 8th, 2010 at 3:02
Et pour faire bonne mesure, après l’opéra, Giani Esposito…
Le clown
S’accompagnant d’un doigt
ou quelques doigts
le clown se meurt
S’accompagnant d’un doigt
ou quelques doigts
le clown se meurt
sur un petit violon
et pour quelques spectateurs
sur un petit violon
et pour quelques spectateurs
Ma chè n’ha fatto de
sta povera creatura
ma chb c’iavete da ridere
et portaije iettatura !
D’une petite voix comme
il n’en avait jamais eue
D’une petite voix comme
il n’en avait jamais eue
il parle de l’amour
de la joie, sans étre cru
Se voi non comprendete
si vous ne comprenez pas
Se voi non comprendete
si vous ne comprenez pas
almeno non ridete
au moins ne riez pas !
almeno non ridete
au moins ne riez pas !
Ouvrez donc les lumières
puisque le clown est mort
Ouvrez donc les lumières
puisque le clown est mort
et vous applaudissez
admirez son effort
et vous applaudissez
admirez son effort.
A écouter là:
http://www.deezer.com/fr/login.php#music/result/all/giani%20esposito
mars 8th, 2010 at 3:06
@ Joël, vous faites concurrence à Monch, qui jusqu’à présent était le seul collaborateur de ce carnet dans la rubrique poésie internationale (avec une spécifité en direction de l’italie).
mars 8th, 2010 at 5:21
Mon ascendance italienne, sans doute (du côté de ma mère)… Et Giani était un être exceptionnel.
mars 8th, 2010 at 5:58
@ Joël H : Dans les commentaires du billet suivant, je cite Alberto Masala, poète Sarde qui a écrit entre autre, une petite merveille intitulée : Taliban, 32 préceptes pour les femmes.