La femme est-elle l’égale de l’homme ?

Allez, c’est le 8 mars, on ressort le billet qui fait causer. C’est pour mes petites frangines d’ici et là, auxquelles je penserai durant la lecture de la Lettre Afghane, ce vendredi, comme à chaque fois  :

Voilà donc qu’une fois encore, la question est posée : La femme est-elle l’égale de l’homme ? A ce rituel ordonné, une seule réponse s’impose : Il va de soi.

A l’instar de n’importe quel être humain, la femme est bien l’égale de l’homme. Quand j’entends certains messieurs goguenarder : «  Vous avez voulu l’égalité, vous l’avez… », je leur réponds toujours de la même façon : «  Je ne peux pas vouloir quelque chose qui me revient de droit. ».

Que cette réalité soit bafouée dans la majeure partie du monde n’y change rien. Saluons encore une fois ces femmes qui ont lutté, qui luttent et qui lutteront pour faire valoir ce droit. C’est leur faire honneur que de ne plus revendiquer pour choisir de s’inscrire, de s’ancrer, de se définir, de se savoir l’égale de l’homme. Le combat des femmes n’est pas différent de tous les combats menés ici ou là pour que chaque être humain trouve et occupe sa juste place. Ce combat, ou plutôt, ce mouvement s’inscrit dans l’évolution du monde en marche. Je dis « mouvement » parce que nous devrons passer de la violence des revendications à la sérénité des certitudes. Pour cela, soyons persuadées de notre valeur intrinsèque, sachons définitivement qui nous sommes.

La femme, égale de l’homme ?

Il va de soi.

Egale, mais différente. Pas des clones, pas des copies, pas des singes. La première grande erreur serait de croire que nous avons à battre l’homme sur son terrain, à faire nos preuves. Egaux dans la cruauté, égaux dans la soif de domination, de pouvoir, égaux dans la haine, la vengeance, le viol, le meurtre ? Certes pas. Mais plutôt unis, pour résister contre. Unis dans notre bonté, oui, dans notre compassion, oui, dans la conscience de notre fragilité, dans notre capacité de passion, dans notre souci du monde, dans notre amour du genre humain. Unis, oui, il ne peut en être autrement. Car la deuxième erreur serait de considérer que l’homme est notre ennemi.
Vous apprendrez Messieurs, que l’égalité n’interdit pas la courtoisie.
Vos apprendrez Mesdames, que l’égalité n’interdit pas la tendresse.
Et vice versa.

Voici donc venu le moment de vous soumettre la question qui n’a pas encore été posée : L’homme est-il l’égal de la femme ?
Unis dans leurs différences, complémentaires, amoureux des lendemains,
L’homme et la femme
La femme et l’homme
A égalité – Il va de soi.

Strange Beauty - David DELIN

Je remercie David Belin, graphiste illustrateur de m’avoir prêté cette Strange Beauty pour ma page d’accueil de ce mois-ci.

Cet article a 127 commentaires

  1. Cela va sans dire mais ça va mieux en le disant. (Et depuis un moment je voulais donner un coup de chapeau à David Delin – qui était sur votre page d’accueil avant d’arriver ici. Superbe!)

  2. @ Depluloin : Absolument ! Etes-vous allé sur le site de David Delin, voir le reste de son travail ? J’aurai bien mis aussi l’illustration intitulée « 28 » ou encore « Guet apens » qui était retenu pour un magazine.

  3. Je trouve cette question tellement saugrenue. La réponse est non, évidemment. Faut avoir dormi chez les gouines pour s’en rendre compte. Le temps du pitoyable règne des hommes est compté.

  4. Article lu et approuvé qui dit, sans parti pris aux extrêmes, la tête froide et l’esprit lucide, ce qui doit être vraiment dit sur ce sujet, aujourd’hui 8 mars d’actualité, loin des regrettables excès féministes que j’ai par trop connus au cours des années 70 – et qui, dans la grande mouvance, en ont auto-détruit plus d’une, soit dit en passant …

    A jeudi soir à Beauzelle donc, – sauf catastrophe naturelle, ça va de soi …

    Jean-Claude

  5. @ McComber : Je suis d’une patience, mais d’une patience (soupir) !
    @ A jeudi Jean-Claude.

  6. Je signe des deux mains sous ce billet. Cent pour cent. J’ai toujours défendu la différence dans l’égalité, comme Annie Leclerc qui en pleine fureur MLF osait aller à contre courant en défendant des valeurs dites féminines . Il y a un très beau livre de Nancy Huston, qui a été une de ses amies très chères, « Passions d’Annie Leclerc où sont développés ces thèmes.
    Quand sera ta prochaine lecture que je fasse un noeud à mon mouchoir?

  7. Ben, certaines femmes sont supérieures aux hommes, et réciproquement. C’est c’ qu’on appelle se mouiller. Ceci dit, j’ suis d’accord avec vous, FM. Quoi que vous disiez !!!

  8. @ Ne faites pas l’âne, Monch, on risque de trouver que vous le faites bien :0) Egaux en droits, n’est-ce-pas. On n’entre pas dans le débat de l’acquis et de l’inné, ni même dans celui de l’inégalité des chances suivant le milieu, le pays, l’époque etc. Et si on y va dans la valeur personnelle, l’éducation, le QI, on est foutus !
    C’est quoi cette histoire de se mouiller ? (le maillot, la chemise…)

    @ Zoé : Je n’ai pas d’autres dates à te proposer, mais tu peux toujours faire une réclamation auprès du service culturel de ta ville :0)

  9. @FM. Moi, j’ suis d’accord avec vous. J’ai qu’une parole.

  10. Très beau texte Frédérique d’une écriture juste, emplie de sincérité et d’amour!
    Bien sûr la femme est l’égale de l’homme! C’est une évidence non contestable! Bien sûr l’homme est l’égal de la femme! Mais la galanterie sera toujours, du moins je l’espère, l’apanage des hommes!!! C’est tellement agréable n’est-ce pas les filles?

  11. @ Mon chien aussi : Un petit coup de fatigue? (Mais vous avez bien manœuvré, elles vous attendaient toutes le flingue à la main… (Et non, je ne suis pas celle que vous croyez!)

    @ Frédérique : Oui, égalité parfaite : maintenant « elles » couchent toute le premier soir, parfois même sans prévenir! A la campagne je ne sais pas quel délai il faut compter… (Bon, il fallait bien que ça dérape un peu…)

  12. @ Monch : ça ne vous rappelle pas une harlequinade ? Guenièvre et Lancelot.
    @ Babeth 31 : La galanterie, en effet… c’est bien agréable.
    @ Depluloin : (Vous verrez, il ne va pas pouvoir tenir longtemps. Dites encore deux ou trois conneries et il monte au créneau). « Elles » couchent toutes le premier soir, peut-être. Mais pas avec vous, si j’en juge comment Larra vous a logé à l’hôtel du cul tourné :0). Rappelez-moi de vous rencontrer en matinée, ou au plus tard jusqu’à 17H00.

  13. Ça fait rien, t’en as qui sont vachement plus égales que d’autres …

    Coluche

  14. @Depluplu:Ah la bonne heure! Voilà notre « dérapeur » préféré! Je te trouvais extrêmement sérieux et me disais que ça ne pouvait durer bien longtemps. J’ai même cru que t’étais malade! Mais entre nous et à voix basse, tu as fait plaisir à Frédérique tout à l’heure!

  15. @ Maman : Oh te voilà! Oui, mais j’ai eu la chance d’arriver le premier, le seul moment où l’on peut placer un compliment avant les glissades!! (Je suis content de lui avoir fait plaisir, elle le mérite tant! Tant de patience! Une sainte comme toi! Tu vas bien?)

  16. Ah non pas sainte! Toutes les places sont prises grâce à……….Dieu!

  17. @ Maman : Bienheureuse alors? Allez, il reste de la place!! 🙂

  18. @ Babeth 31 : En reprenant tes derniers mots :0)
    « Grâce à Dieu, il semblerait qu’en France nous soyons à l’abri des ces extravagances idéologiques. Mieux même, dans certains établissements scolaires, on habitue les jeunes filles à être classées selon leur apparence, leur couleur et leurs formes (formes, toujours au pluriel). Ainsi, il y a quelques jours, dans un lycée de Val-de-marne, une société est-elle venue recruter des élèves du BTS bureautique… Les jeunes filles ont dû répondre à un questionnaire auquel le chef d’établissement avait donné son accord. Les questions posées n’exigeaient pas une préparation scolaire trop intense : « Quelle est votre taille, votre poids, la couleur de vos yeux, celle de vos cheveux – ainsi que leur longueur – et quel est votre tour de poitrine ? »
    Comme interrogation subsidiaire, sans doute afin de départager les ex aequo , les jeunes filles devaient répondre à la question : « Quelle est la nationalité de vos parents ? ».
    La plupart des gens de bon sens se seraient réjouis à l’idée que pour qu’une jeune fille trouve un emploi avec un BTS de bureautique, il lui suffira d’apprendre par coeur son tour de poitrine et la nationalité de ses géniteurs. Bien entendu, les syndicats s’en sont mêlés et parlent d' »atteinte à la dignité de la femme ».  »
    Philippe MEYER – « Ce n’est pas pour me vanter » – Le seuil – Février 91

    @ Martyre, Depluloin, Martyre.

  19. @Depluloin. Bien manœuvré ? J’avoue ne pas comprendre. Vous faites allusion à quoi ? Moi, je ne fais que réitérer la profonde admiration que j’éprouve pour les femmes : brunes, blondes, rousses ou même vertes. Je les admire et les aime beaucoup. Grâces leur soient rendues !!! (Vous trouvez qu’ j’en fais trop ?) Peut-être mais c’est sincère.

  20. @Frédérique: si je n’avais dépassé l’âge scolaire, j’aurais été prise car j’aurais su tout par coeur! Et que même je vais le garder dans mon jardin secret; s’entourer d’un peu de flou contribue au charme d’une femme! J’ai tous les droits aujourd’hui puisque c’est ma journée!
    Martyre! Tu as dit martyre!?! Qui c’est celle-là?

  21. @Depluplu: très agréable de passer un moment en ta compagnie! Sois en remercié!

  22. Hé les filles, on vous attend! Ce soir on fait la fête! Les garçons aussi vous pouvez venir! Femme Magique a encore de la grenadine!

  23. @ Babeth 31 : Flamme Magique, oui !
    Je viens d’apprendre que le foyer de Montauban où je devais donner ma lecture musicale ce vendredi, a brûlé durant la nuit. Personne n’a été tué, mais il y en a quand même quatre qui sont hospitalisés (ils hébergeaient 80 personnes âgées, voyez un peu ce qu’on a évité). Je suis en attente d’une nouvelle adresse, la lecture est maintenue. Mais je ne vais peut-être pas oser la rendre publique, on ne sait jamais…

  24. Ah pétard de moine j’en peux plus de ces conneries, vivement demain. Il est insupportable de se poser la question encore aujourd’hui, et que des hommes et des femmes puissent encore répondre « non ». Le pire c’est qu’un juif trouve rarement un antisémite sympa ou attachant, un noir trouve rarement un ségrégationniste mignon, mais certaines femmes sont assez abruties pour trouver un misogyne ou un macho attirant.
    (Et je ne parle pas des mères qui font de leurs fils des misandres et des phallocrates.)

  25. Flamme Magique! En plein dans le mille! Pôvre de toi! D’un peu plus et la lecture s’envolait en fumée!

  26. Et on tient à connaître la nouvelle adresse! Ne compte pas te défiler sous prétexte que c’est la journée de la femme!

  27. @ Anna : Il me semble te l’avoir déjà écrit, mais au cas où. La réponse du poète italien Alberto Masala aux préceptes des Talibans : Précepte n° 31

    Fustigatios
    coups et insultes
    à celles dont les habits
    ne correspondent pas aux prescritions
    des talibans

    ma fille
    sera mère
    et moi je lui enseignerai
    comment tuer ses fils

    Alberto Masala – « Taliban, 32 préceptes pour les femmes » – Editions N&B

  28. @Frédaime : je l’ai lu en exergue dans un de tes bouquins.

  29. @Anna:dis donc coquine! Quelles sont ces allusions entre parenthèses? Attends que je t’attrape!
    C’est un plaisir chère Anna de vous rencontrer au hasard d’un commentaire et de passer un moment avec vous! Soyez-en remerciée!

  30. Y a le feu? Quelle horreur!! (Mais ça c’est le trac Frédérique! Moi aussi je rêvais que mon école était en flammes. Mais à cette différence près que moi je ne suis jamais passé à l’acte!)

  31. @ Anna : ça m’étonnerait :0)
    @ Babeth: Tu ne sais pas tenir ta propre fille ?
    @ Depluloin : C’est ça, répandez la rumeur et plus personne ne m’invitera !

  32. @Babeth : t’énerve pas Môman, toi t’es parfaite bien sûr. C’est Pluplu qui a mal tourné tout seul, comme une sale mayonnaise.

  33. Tu es vacante donc. Viens chez moi y’a les zakouskis que Luc m’a gracieusement offerts. Je n’ai pas pu tout manger.

  34. @ Zoé : Des zakouskis, mais késaquo ?

  35. « Sale mayonnaise »? Schlinck! schlinck!

    Maman?!! Y a Anna qui… oh pi pff……

  36. Je serais intéressée par le témoignage de toutes les victimes des « regrettables excès féministes des années 70 ».

    A quelles tortures avez-vous survécu ? Vous a-t-on interdit de scolarisation, marié à peine nubile, excisé et voilé, condamné à une grossesse par an et comme il ne serait pas convenable de dépenser des frais médicaux pour votre sexe, à en crever dans 2 cas sur 100 ? Dans le cas où vous seriez devenu veuf, vous a-t-on ostracisé et renversé dessus un fourneau pour enflammer votre sari afin de se débarrasser de vous et de récupérer votre dot ? Vous a-t-on éliminé dès avant la naissance car ce n’était pas un enfant de votre sexe qui pouvait rendre un culte à vos ancêtres (dépenser pour l’échographie valait alors le coup)? Vous a-t-on présenté à un co-époux, puis à un autre, avec lesquels vous avez dû partager votre natte, vers 32 ans, lorsque vous aviez perdu définitivement votre fraîcheur ? Vous a-t-on condamné au ménage, au repassage, à la cuisine, à la messe, aux vêpres et à l’élevage des enfants ? Vous a-t-on refusé le droit de vote, critiqué si vous vouliez travailler à l’extérieur, culpabilisé si vous posiez votre bébé à la crèche et traité de salope si vous vouliez choisir le nombre d’enfants à élever et l’année de leur naissance? Vous a-t-on imposé un coït conjugal (une fellation, une sodomie, détaillez) avec un partenaire ivre? Filé une rouste régulière le samedi soir? Vous a-t-on demandé à un entretien d’embauche si vous comptiez procréer un second ou troisième enfant? Vous a-t-on octroyé (de mauvaise grâce) un salaire d’environ 30 pour cent inférieur à celui du sexe opposé et forcé à ramper sous un plafond de verre lorsque vous demandiez une augmentation ou un meilleur statut dans l’entreprise? Vous a-t-on répondu à une demande d’IVG d’aller voir ça avec les Anglais, les Espagnols ou les Belges car cela n’intéressait personne d’en pratiquer dans le service? Vous a-t-on refusé de se protéger lors d’un rapport sexuel au prétexte que le préservatif diminuait le plaisir et qu’après tout vous n’êtes qu’une pute?
    Ou bien vous a-t-on demandé de mettre la main à la pâte, de ranger la bouteille de whisky après usage sans aide extérieure, de reboucher votre dentifrice tout seul, de compter jusqu’à deux en mettant vos chaussettes à la machine ? Vous a-t-on envoyé affronter les professeurs de votre fils non accompagné ? Vous a-t-on fait sentir qu’il ne suffit pas d’inviter au restaurant pour être invité dans un lit ? Vous a-t-on collé deux baffes quand vous traduisiez non par oui en laissant traîner vos mains baladeuses ? Ou pire, a-t-on refusé d’entrer en compétition avec votre mère pour qui fera le meilleur miroton dominical et appelé le livreur de pizza lorsque vous vous plaigniez? « 

  37. @ Magali Duru, hautement inflammable ! Une bonne colère, qui balaie large et rappelle quelques vérités bien senties. Parce qu’elles en sont là, les petites frangines que j’évoquais en début de billet. Donc, ne pas perdre de vue cette réalité et croire aussi que tous les hommes ne se valent pas, comme toutes les femmes ne sont pas des victimes. La preuve. Celles et ceux qui ont le choix, qui peuvent s’exprimer et agir, ont à le faire pour celles et ceux qui ne le peuvent pas. C’est assez simple en fait. Merci Magali pour ce commentaire énergique.

  38. Waouh, merci Magali. Tous les hommes n’appartiennent pas à la catégorie des exploiteurs mais à la maison peu sont vraiment désireux de se rendre « utile » et quand ils le font préfèrent choisir les exploits qu’on peut montrer plutôt que ce qu’il faut sans cesse refaire et ne se voit jamais.
    Quand j’étais très jeune, je fréquentais un couple plus âgé. Lui l’artiste, faisait la cuisine à merveille, se démenait pour rendre la soirée agréable. Elle plus bougonne semblait moins sympathique. En les connaissant mieux, plus tard, j’ai compris. Ce déploiement de zèle n’avait lieu qu’en présence d’un public et ça irritait celle qui le reste du temps se coltinait tout pendant que l’artiste se consacrait à son art. J’étais très jeune et ça m’avait impressionnée. J’ai pu constater hélas qu’il ne s’agissait pas d’un cas isolé!

  39. Ah, Magalie.

    Enfin on me donne ma chance. Oui, j’ai été victime des excès féministes, et pas seulement dans les années 70 ! Combien de fois les ai-je surprises à se faire jouir l’une l’autre sans moi alors que je revenais avec les croissants ? Combien de fois A. (qui venait d’avoir ses trente ans) m’a-t-elle prouvé qu’elle giclait plus loin (et dix fois plus souvent) que moi ? Et ce devant les autres. Ahrgh.

    Puis, ensuite, sous prétexte qu’elles étaient majoritaires, il fallait que je supporte les Meg Ryan, Merryl Streep et autres Agnès Varda, même en plein cœur les séries de la Coupe Stanley, même quand Montréal risquait l’élimination. Ah ! Victime, oui ! Tor-tu-ré ! Et puis, je parle même pas des vraies humiliations !… juste de les voir aller au taf, à se tartiner de cyprine en trois minutes alors que moi il me fallait des heures pour obtenir un petit soupir…

    Et toooutes ces techniques qu’elles ont, le doigt sur le dessus, l’auriculaire qui traîne, la petite pression subtile… Je l’ai bien sentie, ma croissante inutilité. Oh. Heureusement que j’aime apprendre des maîtres, moi. Je me tais et j’écoute. Je me fais tout petit et je regarde. J’ai pu me sauver avec deux ou trois pépites. Puis, tout ça, ben ça ne les pas libérées qu’elles, après tout. J’ai pu écrire tranquille dans mon coin, suffisait que j’aille de temps en temps offrir un petit coup de mon bio-gode pour contenter tout le monde. C’est moins fatiguant comme ça. Ça m’a libéré !…

    Elles étaient totalement évadées, dilatées, épanouies, ces dingues de turbogouines. Elles n’avait plus besoin d’affirmer quoi que ce soit. Elles n’étaient pas mères de soldats (ni amères). Elles ne roulaient pas dans les bagnoles de monsieur Ford avec le pétrole de monsieur Rockefeller. Elles avançaient de leurs propres jambes de femmes, à pied, à vélo, en skates. Elles ne passaient plus leur temps à geindre sur les siècles des siècles. Elles ne se battaient plus dans l’arène débile des machosaures. Elles avaient désormais construit des jardins communicants géniaux et magiques, à côté. Indétectables. Inouïs. J’ai eu leur exemple. J’ai appris d’elles. Je me suis aussi sauvé, à tire d’elles.

  40. @ Zoé : Là, c’etait sûr que tu n’allais pas louper le coche !
    @ McComber : Bon, es-tu en train de prôner que seules les lesbiennes sont des femmes accomplies ?

  41. Mac Cucumber: Si, pour vous, seule l’homosexualité libère et puisque de toute façon vous avez déjà tourné le dos aux femmes.. il ne vous reste plus que la solution du partner. Acceptez-la gaiement.

    Zoë: Ah, vous l’avez constaté aussi qu’ils repeignent la façade tous les dix ans quand nous nettoyons l’évier trois fois par jour? Mais ils le font si bien, leurs yeux bleus dans les nôtres…

  42. Ah, non. Je ne prône rien. Ou alors juste je prône un peu de rigolade. Et des bisous.

  43. « Voici donc venu le moment de vous soumettre la question qui n’a pas encore été posée : L’homme est-il l’égal de la femme ?
    Unis dans leurs différences, complémentaires, amoureux des lendemains,
    L’homme et la femme
    La femme et l’homme
    A égalité – Il va de soi. »
    Ne perdons surtout pas de vue cette conclusion à laquelle j’adhère entièrement.

  44. @ McComber : Tu trône alors ? :0) Rire et embrassades, c’est un joli programme.
    @ Femme 31 : En effet, à ne pas perdre de vue, car cela est vite oublié et oubliable.
    @ Magali : Pour qui le connait, Mc Comber n’a pas tourné le dos aux femmes. Jamais il ne tournerait le dos à une femme, (surtout en colère) on ne sait jamais…

  45. Je déteste la violence qu’elle soit physique ou verbale. Ceux pour qui elle est soulagement ou libératrice se leurrent; la violence appelle la violence, elle est escalade!
    @Mac Comber: merci pour le programme; bisous et rigolade, que du bonheur!!! J’ouvre grand les bras!

  46. @ Femme 31 : En même temps, il y a des colères nécessaires, qui redressent. Je ne dis pas que c’est agréable, mais incontournable, c’est certain.

  47. Je ne connais rien de plus sexy qu’une femme en colère, lorsque celle-ci est pure (la colère, pas la femme, tartes !), dénuée d’hystérie, de déni ou de spectacle. Envoyez-moi une Simone de Beauvoir, une Suzanne Vega ou une Jovette Marchessault à tripoter au crépuscule et je pars sur une île déserte sans même mes Knut Hamsun. Ajoutez une Barbara, une Frida Kahlo ou (uhmm) une Camille Claudel… Je laverai les coquillages du souper avec joie et entrain jusqu’à la fin des temps tandis qu’elles se réchauffent. Même pas jaloux.

  48. @ McComber : Eh bien tout ceci nous donne un aperçu assez clair de l’ambiance qui règne dans ta roulotte :0) Ce sont bien des trucs de mec…

  49. Un poète que j’aime bien. Pas un bluffeur de bas-étage.

    La lumière qui s’écroule sur moi

    quand je marche dans la nuit

    m’a fait au visage de grandes blessures

    que le jour ne peut refermer.

    C’est un visage vraiment nu

    qui se fixe à ma chair dépaysée

    quand le monde cherche le matin

    dans les tas d’ordures de la rue.

    Les fenêtres sont des trous

    d’où je regarde le ciel de bien plus près

    que de la tour la plus haute :

    adossé contre l’ombre, je peux me tenir debout.

    Quand le soleil se lève

    je crois qu’il va m’aider à vivre

    mais au fond de moi le sang se rouille

    échappé d’un cœur qui ne verra jamais le jour.

    Quand une femme qui doit être belle apparaît

    plus près de moi que toute la clarté de la terre,

    je suis sûr que je pourrai l’aimer

    mais la foule l’emporte dans ses bras.

    Dans une chambre, une femme m’attend

    dont le corps à vif va s’ouvrir au mien

    dans un instant d’une plénitude telle

    que rien ne peut la limiter, pas même la mort.

  50. @ Monch: C’est superbe, vraiment. Quel est ce poète qui va ainsi à la rencontre d’une femme dont le corps est à vif ?

  51. Chère Fred, des trucs de mec ? Hier on a regardé Un Homme une Femme. Tu vois le genre de soirée que je supporte ? Uhm… Je fais semblant de me plaindre.

  52. Un caniche ? Où ça ?

  53. Un type oublié, c’est bien dommage. Lucien Becker. Un poète de Nancy… C’est beau, hein ? Ça palpite, c’est vivant.

  54. Oh la la, ça sent la courge ici…

  55. @ McComber : Aucun caniche ici, tu entends sans doute des voix.
    Quand je dis trucs de mec, je parle de cette histoire de femmes si désirables quand une belle colère les dressent. Si la colère me parait inévitable, elle n’a en revanche rien de désirable. Un type en colère me ferait fuir à l’autre bout de la pièce si par malheur nous y étions enfermés ensemble. Et si c’est moi qui suis en colère, je lui déconseille vivement de tenter une réconciliation sur l’oreiller. Mais ce n’est pas la première fois que j’entends un homme dire ça. Les femmes par contre, à part les adeptes du martinet… :0)
    @ Monch : D’où tirez-vous tous ces poètes disparus ?

  56. @ Monch : Je fais cuire de la soupe, c’est peut-être ça :0)

  57. @FM. Je les ai lus, tout simplement. Je farfouille beaucoup.

  58. @ Monch : Et vous vous en souvenez !

  59. Frédérique, vous auriez hurlé : Vive Sarko!! que vous n’auriez pas déchainé autant de passion!

  60. @ Depluloin : Je suis donc une femme passionnante ! Qu’est ce que je vais bien pouvoir inventer pour la prochaine fois (un fouet avec des boules au bout, du sel dans les plaies, un concert de Chantal Goya… J’hésite, je ne voudrais pas rater mon effet…)

  61. Très bien tes invités, ils rivalisent de poésie et ça pulse bien. Le seul avantage que nous ayons les femmes c’est le plaisir de déclencher leur désir de plaire. Ca leur donne beaucoup de talent. Un régal.

  62. @ Zoé : Tu te moques là ? Je trouve beaucoup d’autres avantages au fait d’être femme. Je n’ai jamais été tentée de changer de sexe :0)

  63. Le 8 mars était donc la journée de la Femme. Savez-vous que le 15 octobre est la journée mondiale de la femme rurale?

  64. Le seul avantage, Zoë ? :o)
    (Tu veux une liste ?)

  65. @ Oh Oui Anna , une liste, une liste !
    @ Babeth 31 : Eclaire-nous au feu de paille sur cette journée mondiale. (Tu sais de ces trucs)

  66. Moi, j’ veux bien la liste !

  67. @ Monch : Vous allez bien y participer, ne vous faites pas prier :0) Ouverture de la liste officielle : » Tous les avantages qu’il y a à être une femme » : J’ouvre le bal

    – La femme est plus jolie que le Bonobo, elle a aussi la peau plus douce et un système pileux moins développé. Elle peut réaliser plusieurs tâches complexes simultanées, sans se départir de sa bonne humeur (peler un oignon, écouter France culture, appeler sa copine, surveiller sa portée, faire déborder le lait et enrager le mâle – ou le contraire, c’est selon).

  68. — La femme cuisine bien.
    — la femme est douce au toucher (en général).
    — la femme est câline.
    — La femme est maternelle.
    — La femme est pourvue de tous les attributs pour faire plaisir à l’homme.
    — La femme est une sainte (en général).
    — La femme sait garder le silence (parfois).
    — La femme est patiente.
    — La femme sait coudre.
    — La femme est sereine.
    J’arrête la liste parce qu’elle pourrait être beaucoup, beaucoup, beaucoup plus longue encore, je le reconnais. Mais c’est pas mal, non ? 🙂

  69. @ Monch : Vous en oubliez une qui est essentielle :
    – la femme est reconnaissante envers Monch de si bien la comprendre. :0)

  70. La première journée internationale de la Femme Rurale a eu lieu le 15 octobre 2008! J’ai mes sources!

  71. @ Babeth 31 : Nou voulons en profiter ! La femme rurale est elle une femme comme les autres ? Est-elle l’égale de l’homme rural ? Est-elle aussi rugueuse qu’on le prétend ?

  72. La femme rurale peut, grâce sa peau rude, servir de râpe à fromages, de papier de verre gros grains pour user les vernis les plus solides !
    Vive la femme rurale polyvalente !

  73. @ Monch : Votre clairvoyance alliée à un solide bon sens et un flegme à tout épreuve, font de vous le candidat idéal au poste d’homme rural.
    Marions les, marions les
    je crois qu’ils se ressemblent
    marions les, marions les
    ils seront trés heureux, ensemble

  74. FM, z’êtes dingue ! Moi, rural ! Misère ! Vous voulez ma mort ou quoi ?…

  75. @ Monch : Ne reniez pas votre nature profonde, acceptez-vous tel que vous êtes :0) C’est une révélation, j’en conviens, mais vous êtes un rural, Monch, un rural qui s’ignore.

  76. Oââh, regardez ses oreilles, il sait qu’on parle de lui !

  77. @ Mc Comber : Tu entends ce sifflement ? C’est l’obus qui tombe sur ta caravane. Cours, Eric, Cours !

  78. @FM. Vous faites de la soupe à la courge tous les jours ?…

  79. @Frédérique: la Femme rurale n’est pas une emmerdeuse. Elle a la peau douce (qui s’y frotte ne s’y pique pas), non asphyxiée, le teint clair et l’haleine fraîche (colgate bien sûr!). Il est vrai qu’elle a été une femme soumise, mais en cela est-ce bien différent des autres? A présent, elle ne l’est plus et travaille toujours autant qu’un homme! Egalité quand tu nous tiens! Quand les paysans sont partis à la guerre ou bien quand ils vont manifester, qui s’est chargé ou qui se charge de les remplacer???(c’est une question à 100 euros! fastoche)

  80. @Mon chien aussi: Pour compléter votre liste, la Femme est une Fée: fait le repas, fait les courses, fait.., fait..

  81. @ Femme rurale 31 : L’est pas sortie de sa campagne depuis un moment la femme rurale, Non?
    @ Monch: Ben c’est à dire, je fais réchauffer les restes.

  82. @ Frédérique : Comment qu’tu parles à ma maman!!!

  83. La femme rurale sent la campagne ; la femme rurale parle avec un accent ; la femme rurale « slurpe » en mangeant sa soupe ; la femme rurale aime tripoter les vaches ; la femme rurale zigouille les poules à la main ; la femme rurale aime bien les potées ; la femme rurale thésaurise ; la femme rurale a une haleine de poireau ; la femme rurale aime la bourrée ; la femme rurale aime la campagne ; la femme rurale se brosse les dents une fois par semaine ; la femme rurale pète au lit ; la femme rurale adore se promener dans les chemins creux ; etc, etc, etc.

  84. @ Monch, monch (air navré) …il y a une femme rurale sur ce blog, si elle vous lit… En plus c’est faux, c’est l’homme rural qui est comme ça (si, si, je vous assure).

  85. J’laisse un p’tit mot pour la taulière, sinon elle va encore me soupçonner de ne pas la lire…
    On en apprend des choses ici : vous êtes sûr(e)s que c’est bien « mon chien aussi  » qui fait ses ronds de jambes ?
    vous l’avez drogué, ou bien ?
    Sinon…
    La question de l’égalité se pose encore, je vois ?

  86. @ Luc : C’est mon charme naturel qui agit tout en douceur. Celui auquel tu n’es pas sensible puisque tu ne viens JAMAIS me lire :0) La preuve, tu poses une question que j’ai démentie tout au long de texte !

  87. J’aime répéter…
    T’as pas encore remarqué ?
    (c’est un tic chez moi… Déformation professionnelle, je crois)
    une façon de m’assurer du propos.o)

  88. @ Admettons Luc, Admettons. Je sais pas pourquoi, mais je me sens farineuse moi, j’ai dû rouler dans un truc.

  89. @Luc. J’ suis toujours gentil avec les dames mais rien qu’avec les dames GENTILLES. Les méchantes, j’ leur bouffe le chignon ! Quand elles ont un chignon. Quand elles en ont pas, ben, rien…

  90. @ Monch : Le trognon peut-être ? (n’y voyez rien de salace)

  91. FM, c’est vous qui l’avez dit. Faut assumer. 🙂

  92. On note ici une fort belle avancée, où l’on voit que les
    recherches les plus pénétrantes sur l’égalité des sexes aboutissent finalement au chignon, prolongement de la féminité dont le volume, la tenue et l’ornementation renseignent énormément sur le caractère et les dispositions de la personne, si, si, c’est connu …
    Cependant, il en est de ces attributs capillaires comme il en est des sexes: une inégalité flagrante, quoi qu’on en puisse dire – en vérité.

    La Mouche du Coche.

  93. @Dites la mouche, vous ne seriez pas en train d’aborder l’impertinence avec un certain auteur sans chignon, bien connue dans ce carnet :0) ?

  94. Damned, je suis refait, me voici démasqué, on ne fait guère illusion auprès des personnes aguerries sachant lire même entre les lettres…
    Ceci n’était qu’un exercice, vous pouvez lever l’alerte, sirènes !

    Cordialités, Jean-Claude

  95. ça crêpe
    ça crêpe
    si on en faisait ?

  96. @ Luc : J’adoooooooooooooore les crêpes. Allez, et que ça saute !

  97. Misandres: parents taisent !

  98. Bonjour Dom A : Prénom androgyne, pouvez-vous me donner un indice ?

  99. La femme est l’égale de l’homme, comme les enfants en tant qu’Etre Humain. Mais elle n’est pas son égale CAR elle est différente dans ses valeurs, ses aspirations, ses besoins, sa physiologie Bien sûr, il y en a qui se la jouent égale dans le monde politique, économique et parfois c’est pas terrible (cf Margaret Thatcher).
    Concernant le MLF, je ne suis pas d’accord avec JCP sur « ces excès féministes ». Souvent, pour avancer, il y a des èxcès, ainsi les Hommes de la révolution française n’ont pas été tendres, voire ont été sanguinaires. Et pourtant la révolution française a été un modèle sur le chamboulement des classes sociales. Ils auraient pu faire autrement, ainsi Jésus, Gandhi, Martin Luther King ont agi avec non violence. Ils ont fait beaucoup avancer les chose (leurs aspects féminin et humain au sens noble devait sans doute être au top).

    Pour reprendre la chanson de Jean Ferrat, grand Homme que j’admire, il a sincèrement et superbement chanté la femme en reprenant le texte d’Aragon « la femme est l’avenir de l’homme ». Les hommes ont en effet beaucoup à apprendre des femmes sur les plans essentiels de recherche d’harmonie et de paix plutôt que ceux de compétition et de recherche du pouvoir.
    Mais la journée de la femme, ça ne me parle pas. En général, quand il y a une journée de quelque chose, c’est pour se donner bonne consience de quelque chose qu’on délaisse les autres jours. C’est chaque jour que la femme et l’homme ont à apprendre à se comprendre, s’accepter, vivre ensemble quoi. Que l’on soit homo, hétéro.

  100. @ Bonsoir Myriam :0) Je t’ai rarement entendu faire un aussi long discours. Voilà en tout cas un sujet qui t’inspire :0)

  101. Tout à fait d’accord pour les excès des révolutions Myriam, mes propos n’étaient que la constatation que certaines de mes proches ont – et certaines le reconnaissent – beaucoup perdu dans la bataille, bataille qui d’ailleurs n’avait pas lieu d’être et qui fut gagnée sans difficulté aucune.
    Je précise que je parle là des années 70, que j’ai vécu pleinement et que je crois connaître, et non des éventuels problèmes actuels, que je ne connais pas, et dans lesquels je ne souhaite pas m’impliquer – j’ai déjà donné.

    Amicalement, Jean-Claude

  102. @ JCP : Jean Claude, tu ne peux pas dire que la bataille a été gagnée sans combattre, ce n’est pas le cas et ce n’est pas fini, loin de là ! Pense au droit de vote, à l’égalité des salaires, à la loi sur l’avortement, au fait que les femmes ne pouvaient pas avoir de compte en banque, qu’elles passaient de l’autorité paternelle à l’autorité maritale etc… Sans compter que nous n’avions pas d’âmes, créatures impures que nous sommes !

  103. Comme je l’ai dit, je ne parle que de ce que j’ai vécu, c’est à dire, je répète, des années 1970, tout ce que tu mentionnes était bien sûr entièrement acquis, et depuis longtemps, à cette époque là.

    JC

  104. En tant que représentant de la tribu des hommes au foyer, avec toutes les contraintes que cela impose, je serais tenté de répondre: heureusement !

  105. @ Dom A : Heureusement que quoi ?

  106. Heureusement que la femme est l’égale de l’homme, car cela nous permet, ici, de casser les codes traditionnels, ce qui est agréable, tout en restant à la frange du socialement correct, ce qui ne l’est pas moins !

  107. Comme je prends le train en marche je n’ai jeté qu’un rapide coup d’oeil sur les compartiments pour trouver une place. Pour me faire accepter , dois- je montrer les cartes d’ancienne combattante MLF et MLAC, ou alors offrir un titre de bouquins, bonne référence, parce qu’il va au fond du pb: pourquoi les machisme? Tout simplement parce que : « Toutes des putes sauf maman  » , il dit , lui, – parce que maman, il la craint , elle est sacrée cette Femme, il est sorti de son ventre, elle l’a aimé, élevé, il l’honore, il peut pas couper ce cordon ombilical, il aurait honte, il peut pas lui dire  » tu m’emmerdes  » qu’est- ce qu’elle dirait maman? Tu as pas honte de parler comme ça à ta mère, de dire des gros mots, c’est comme ça que je t’ai élevé!
    Tant de refoulement, tant d’agressivité rentrée, elles vont voir les autres, je vais pas me laisser mettre le grapin dessus, y a que maman qui a le droit.
    Un livre à lire ou relire : « Les enfants de Jocaste » de Christiane Olivier.

  108. @ Pertina : C’est une cravache que je vois là, dans votre dos ?

  109. Une cravache, qu’esaco?
    Je n’ai jamais vu ça de ma vie!
    Je parle d’une reflexion modérée, poursuivie et comprise par beaucoup d’hommes, tel celui que j’avais rencontré dans un atelier d’écriture, congé parental puis temps partiel pour partciper équitablement à l’éducation des enfants, je croyais qu’il avait déjà lu  » Les enfants de Jocaste’, il a apprécié ce livre.

  110. La réalité n’est faite que de rapports de forces .
    La démocratie existe quelque part sans doute dans l’idéal .
    Inventer un mode de combat nouveau …..

  111. @ Zoé : Beaucoup de rapports de forces, certes, mais pas seulement. Il y a aussi des gens qui essaient (et arrivent) à dépasser cela. Pas un nouveau mode de combat, mais un nouveau mode de relations, c’est mieux, vous ne croyez pas ?

  112. Souvent je me récite cette phrase : IL n’y a de guerres saintes que celles que l’on méne contre soi-même …..
    Je ne sais pas d’où viend cette phrase , mais je l’aime bien .
    C’est une phrase apaisante et lucidogéne .
    Evidemment le térme « soi-même » doit être compris corréctement , à mon avis au sens de « personnage » et pas de « l’individu »…..

  113. @ Zoé : Est-ce que vous voulez dire que le « personnage » est notre petit-moi tyrannique par opposition à l’individu qui est notre moi profond, notre nature, notre essence ? En ce cas, vous devriez lire « Trouver la source » de Charles Juliet et son journal qui retrace ce combat qu’il a mené toute sa vie.

  114. C’est à dire , à mon avis : Le personnage , la représentation sociale . Se prendre pour son personnage c’est se réduire à cette mise en scéne , à ce jeu . C’est je crois cela que je voulais dire ….

  115. bonjour, je débarque chez vous et, tombant sur ce billet déjà abondamment commenté, je ne puis que m’interroger sur ce par quoi, déjà, vous avez commencé : pourquoi n’est-ce pas une évidence ?

  116. @ Bonjour Leila, ne vous laisse pas décontenancer par les commentaires. Ils sont aussi occasion de pratiquer l’humour. Je vous avoue ne pas comprendre exactement le sens de votre question. Pourriez-vous la reformuler ?

  117. Comment se fait-il que la femme ne soit pas considérée comme l’égale de l’homme ? Je ne suis pas naïve, je sais très bien pourquoi il n’en est pas ainsi. Mais la vraie question, à mon sens, est justement pourquoi l’égalité n’est pas une évidence.

    La répartition déséquilibrée des rôles sociaux respectifs de l’homme et de la femme est tellement ancrée dans nos comportements et mentalités que nous passons à côté de ce qui, hors tout contexte politique, sociétal, économique, culturel etc., est une évidence. Les êtres humains sont égaux par principes, certains plus riches ou plus pauvres, plus intelligents ou moins doués, mais de toute manière égaux en droits.

    La Femme pose problème à l’Homme. Elle revendique une « place », un simple respect peut-être, qui préexistent. Le pourquoi de leur déni se perd dans la nuit des temps et des cultures, alors j’aimerais bien savoir… Il y a là pour moi quelque chose qui reste sans réponse, quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse.

  118. @ Leila Zhour : Sans être une spécialiste, vous trouveriez certainement des réponses dans des ouvrages philosophiques, sociologiques, etc… Ce qui est important aujourd’hui, me semble-t-il, c’est que les femmes ne « doutent » plus de cette égalité qui leur revient de droit, précisemment parce qu’elles sont des êtres humains et sans se laisser abattre par les flagrantes injustices et violences qui continuent de régner en maître un peu partout. Il faut pour cela, remttre en question de manière radicale et fondamentale, tout un héritage culturel, religieux, politique et patriarcal. Voyez que nous avons du pain sur la planche, comme on dit :0).

  119. pffff tt ca c est absurdité egale dans quel sens d abord sur le apl moral en tant qu etre humain là je suis d accord mais apres faut pas deconné tt le mmon de que vous voyez autour de vous de nos immeuble jusqu au pyramide en passant par la conquete du monde c est le resultat de l homme d ailleur aujourd hui la vie est hyper confortable mais si une catastrophe naturelle venait a changer notre de vie et qu il faudrait tt rebattir effronter le froid et bcp d autre difficulté les feministes arreteraient tres tres vite de noue emmerder avec leur connerie à la con ….COMBIEN DE FEMMES AUJOURD HUI SE PLAIGNENT QUE LEUR MEC NE PRENNENT PLUS RIEN EN MAIN QU ILS BE DECIDENT PLUS DE RIEN EH CA C BIEN A CAUSE DE LA FEMINISATION DES ESPRIT et meme la plus ardu des feministe se fait agrésser dans la rue et ben elle sera bien contente de croisé le chemin d un vrai mec pour la defendre et pas une tentouse tant convoité et adulé dans le monde du feminisme bonne soirée

  120. Merci Seb pour cette illustration pertinente et frappante de ce qu’est le monde et de ce que sont les VRAIS MECS !

  121. C’est égal, certaines comme certains sont de moins grande égalité, la chose est incontestable.
    (Je me trouve moi-même, parfois, assez inégal)
    Bises, Jean-Claude

  122. Sensible, douce, forte et belle de figure, raisonnable et soucieuse des lendemains; femme en effet, à mes yeux, c’est-à-dire littéralement, la question de l’inégalité du genre est le fruits de l’orgueil et de l’ambition que renferme le coeur de tous ceux qui prétendent être supérieur des autres.
    alors, la question est que: la femme est-elle égale ou supérieure à l’homme? Cependant, c’est bien les différences qui amènent l’inégalité. en fait, si la femme est différente de l’homme, il se peut qu’elle ne soit égale à lui. Et si c’est donc le cas de l’homme, il se peut aussi que l’homme ne soit égale à la femme.
    En revache, si une femme pense qu’elle est égale ou supérieure à l’homme, elle est comme une voiture qui court à pleine vitesse sur la voie de la folie. Et si c’est le cas d’un homme? Que dirait-on?…
    PENSEZ ce qui vous semble réel ou beau à accepter par tous!

  123. Bonjour,
    Pour le français j ai un texte argumentatif sur l égalité hommes femmes et je dois faire mon premier paragraphe sur: prouvez que les hommes sont désormais a égalité avec les femmes.J aurai besoin d’aide, donner des arguments ou des idées

    Merci d’avance

  124. Merci de votre passage Justine, mais je ne suis pas prof de Français. Entrez dans une bibliothèque ou une librairie, on vous conseillera des ouvrages qui pourront vous aider à bâtir votre argumentaire. Et puis donnez aussi votre avis sur la question, c’est certainement ce qui est attendu de vous dans ce travail. Bonne écriture.

  125. Comme partout il existe des exceptions. il est vrai que la femme est égale de l’homme mais il est fort dommage qu’il y en est si peu comme adhérentes dans les partis politiques car de ce fait il ne peut pas y en avoir autant d’élus. la politique reste donc une occupation d’hommes et ce n’est pas de sa faute puisque comme je le répète les femmes s’y sentent peu adhérentes.

    pour ce qui est du professionnalisme, il es évident que si les employeurs retiennent plus les femmes dans les métiers de l’enfance, de l’accueil ou du secrétariat par exemple, ils sont plus réticents pour d’autres professions. non pas parce qu’une femme n’est pas capable de le faire , mais surtout pour raison de nécessités de service pour faute d’absentéisme . Les femmes ont en moyenne 3 fois plus d’absentéisme que les hommes , soit pour raison maladie (légèrement plus que les hommes seulement ) mais surtout pour les raisons de garde d’enfants malades .
    Autre raison certaines conventions collectives qui interdisent aux femmes de faire certains travaux dans une profession où ces travaux sont nécessaires (exemple interdiction d’utiliser les monobrosse ou auto laveuses dans le métier du nettoyage)

    dans les métiers de la sécurité où le travail d’équipe est vital il n’est pas rare de voir une femme refuser d’effectuer des rondes dans des secteurs à risque alors que l’homme est obligé d’y aller sous risque d’être réprimé. de plus l’absentéisme y est extrêmement gênant (métier de travail en équipe principalement )

  126. Merci de votre passage. Vous avancez des arguments dont on ne discerne pas l’origine (expérience personnelle ?) et qui, par conséquent, ne peuvent pas donner lieu à une généralité. Par exemple, les absentéismes pour maladie (???) ou pour garde d’enfants malades. Les femmes plus souvent malades que les hommes, d’où vient cette affirmation ? Quant aux enfants malades, leurs pères sont tout autant capables que leurs mères de prendre sur leur temps de travail pour y faire face. Mais qu’ils le fassent ou pas relève des habitudes culturelles qui prolongent l’inégalité femme/homme dans l’esprit des employeurs et même des salariés hommes quand ils envisagent leurs consoeurs comme des personnes moins fiables que leurs confrères.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer le menu
error: Les textes et photographies sont soumis aux Droits d auteurs