Tata Milouda
Dimanche 7 février 2010Il faut aller faire un tour sans attendre chez mon ami Gilles pour écouter tata Milouda déclarer sa flamme à son stylo et son cahier. C’est formidable, ça donne envie de se lever et d’y aller, à la rencontre des mots. Merci à toi Gilles pour cette belle découverte. Tiens, j’y retourne.
J’en profite pour vous signaler le règlement du prochain concours de nouvelles de l’excellente revue l’Encrier renversé dont je suis membre du jury et à laquelle rien n’interdit de s’abonner.



février 7th, 2010 at 7:20
J’en viens!! (Quand même pas de quoi… mais si, c’est très émouvant!)
février 7th, 2010 at 7:39
@ Depluloin : Merci cher abonné. (Vous ne m’avez pas répondu dans le billet précédent, je vous ai coupé la chique ? :0))
février 7th, 2010 at 8:58
J’en viens: quelle générosité !
février 7th, 2010 at 9:20
Merci Frédérique de relayer.
C’est un texte important sur la langue, l’égalité, l’accueil.
février 7th, 2010 at 9:47
@ Luc : N’est ce pas.
@ Gilles : Tu es un découvreur, c’était trop enthousiasmant pour ne pas le partager :0)
février 8th, 2010 at 9:04
Un coup d’ poésie….
Lumi del cimitero, non mi dite
che la sera d’estate non è bella.
E belli sono i bevitori dentro
le lontane osterie.
Muovonsi come fregi
antichi sotto il cielo
nuovo di stelle.
Lumi del cimitero, calmi diti
contano lente sere. Non mi dite
che la notte d’estate non è bella.
février 8th, 2010 at 9:07
Et encore un. J’ l’aime beaucoup c’ poète.
Night funeral
In Harlem:
Where did they get
Them two fine cars?
Insurance man, he did not pay–
His insurance lapsed the other day–
Yet they got a satin box
for his head to lay.
Night funeral
In Harlem:
Who was it sent
That wreath of flowers?
Them flowers came
from that poor boy’s friends–
They’ll want flowers, too,
When they meet their ends.
Night funeral
in Harlem:
Who preached that
Black boy to his grave?
Old preacher man
Preached that boy away–
Charged Five Dollars
His girl friend had to pay.
Night funeral
In Harlem:
When it was all over
And the lid shut on his head
and the organ had done played
and the last prayers been said
and six pallbearers
Carried him out for dead
And off down Lenox Avenue
That long black hearse done sped,
The street light
At his corner
Shined just like a tear–
That boy that
they was mournin’
Was so dear, so dear
To them folks that brought the flowers,
To that girl who paid the preacher man–
It was all their tears that made
That poor boy’s
Funeral grand.
Night funeral
In Harlem.
février 8th, 2010 at 9:19
@ Bonjour Monch, un plaisir de commencer la semaine en poésie. Comme d’hab : traductions et sources please, for stupids girls and boys we are. Vous maitrisez combien de langues ? Mais même sans traduction “Nigth funeral in Harlem” c’est du lourd.
février 8th, 2010 at 9:29
Le premier, texte de Sandro Penna.
Le second, un grand poète noir américain et méconnu : Langston Hughes.
février 8th, 2010 at 4:29
[...] gens forts : c’est chez-lui qu’on peut les rencontrer, ces forces de vie(s) . C’est Frédérique Martin qui a dirigé mes pas du coté de chez Gilles ce [...]
février 9th, 2010 at 4:45
Belle énergie. Qui sait si cette femme ne serait pas devenue un grand écrivain. J’en ai rencontré beaucoup de ces femmes volontaires qui s’accrochaient au savoir parce qu’elles savaient que c’était le meilleur passeport
février 9th, 2010 at 5:22
@ Z : Qui sait ? (je suis en train de torturer la forgeronne pour lui extorquer des renseignements. Tu l’entends crier ?)
février 10th, 2010 at 4:41
Ça picote très bien, je trouve…
La bise se rue à travers
Les buissons tout noirs et tout verts,
Glaçant la neige éparpillée,
Dans la campagne ensoleillée.
L’odeur est aigre près des bois,
L’horizon chante avec des voix,
Les coqs des clochers des villages
Luisent crûment sur les nuages,
C’est délicieux de marcher
À travers ce brouillard léger
Qu’un vent taquin parfois retrousse.
Ah ! fi de mon vieux feu qui tousse !
J’ai des fourmis plein les talons.
Debout, mon âme, vite, allons !
C’est le printemps sévère encore,
Mais qui par instants s’édulcore
D’un souffle tiède juste assez
Pour mieux sentir les froids passés
Et penser au Dieu de clémence…
Va, mon âme, à l’espoir immense !
février 10th, 2010 at 6:49
@ Monch : Vous verrez que mon billet suivant s’enchaîne parfaitement avec ce poème. Nous sommes près de la symbiose, Monch. Attention, attention.