Ah les voyages !

Je crois l’avoir déjà signifié, je suis plutôt une immobile. Handicapée par une obsession ridicule – la peur de me perdre –  j’éprouve quelques difficultés à me déplacer en solo. Et je constate, un tantinet revêche, que ce sont les cornichophobiques à triple foyers qui s’en offusquent le plus : ceux qui hurlent devant une araignée, se précipitent aux urgences pour une pustule, s’évanouissent dans un ascenseur grand ouvert ou trépassent à la vue d’un pauvre plat de courges. A ce propos, merci d’aider la science et de soulager les pompiers en complétant derechef leur liste à phobies.

Pour la mienne, j’en prends soin, merci bien : Préparatifs inlassables,  itinéraires multiples en poche, Gps sans humour, cartes illisibles, numéros de téléphone à joindre en cas de problème, et bien sûr, tous les cents mètres environ, vérification de ces nombreuses informations auprès de passants évasifs. Mon dernier recours : suées nocturnes et insomnies dans les cas les plus graves, comme par exemple, à Paris au mois de décembre dernier. Merci à l’ami qui m’a soutenue dans cette épreuve avec une patience qui confine à la sainteté. Je respecterai son anonymat pour préserver son emploi du temps d’un embouteillage névrotique.

Paradoxalement, je ne me laisse pas impressionner par une nuit sans lune en rase campagne, même avec cris de loup-garou, chapelets de gousses d’ail ou chouettes clouées pattes en l’air sur ma porte.
Non, moi c’est l’urbain qui me mine. Rocades, autoroutes, pression de la circulation, fourmillement des panneaux, indications contradictoires, foultitude de choix et de gens… bref, j’ai déjà tout raconté dans un texte intitulé « J’irai fleurir le tronc des arbres » que l’on peut trouver dans Papier du Sang aux éditions N&B. Avec ce titre, on évalue mieux les dégâts.

Voilà pourquoi, on trouve chez moi une collection de cartes postales intitulée « Le voyage des autres ». Elles m’ont été envoyées des cinq continents, d’endroits reculés, de pays dans lesquels mon Gps serait ignare et mes consomptions, sans objet. Je soupire après ces destinations exotiques en espérant qu’un jour, j’irai par monts et par vaux, sans peur et sans reproche.

Voilà pourquoi, je ne peux que m’effarer devant les tribulations de ce gigot de potence d’Eric McComber qui déambule dans toute l’Europe en quête de foyers hospitaliers, flanqué de son éternelle  Rosie, une traîne-pédale impudique.

Voilà pourquoi, je suis touchée par le projet de Guillemette Dufouleur et Christophe Clavet.  Une fois au moins,  je voudrais connaître l’allégresse du pianotrip qui se pose là où on ne l’attend pas, pourvu qu’on l’aide à décoller. Une fois ! Et pour cette virée, il en ira comme du reste, on commence par y croire. Maestro…en piste s’il vous plait !

Cet article a 135 commentaires

  1. Dieu que Barbara se fond avec la lecture de ton texte. Je me suis retrouvé à la fin, au dernier mot, et quelque chose avait changé.

  2. Merci Gilles. Ce matin, ici, tout est blanc et en te répondant, j’ai l’impression que nous laissons nos deux empreintes côes à côtes dans la neige.

  3. De tous, me laisse le plus perplexe, le mot: hippopotomonstrosesquippedaliophobie (Peur des mots trop longs )… on le serait à moins !
    … ça me fait bien triper ton billet,
    c’est toujours l’horreur d’avoir un(e) copilote dans ton genre, prétexte à de belles scènes de ménage en ouature ;o)

  4. Et dire que j’adore me perdre dans une ville alors que la campagne m’emmerde ferme. Un arbre, puis un autre arbre, puis un encore… Tous pareils… Pfffouuuu !…
    Alors que les villes sont pleines de femmes, de surprises, de couleurs, d’odeurs, d’affiches, de merdes de chien, de bruits, de bistrots, etc.
    Ah, les villes !…
    Qu’est-ce que j’ai pu me perdre dans des villes dont je ne connaissais rien…

  5. @ Monch : Pensez au bonheur que vous ratez. En vous perdant en campagne, derrière un arbre, vous pourriez me trouver ! N’est ce pas un idée merveilleuse ? :0°

  6. @ Luc : Je suis presque certaine qu’il y a des canulars dans cette liste.
    Je suis tout au contraire, une copilote charmante et attentive, souvent de bon secours. Car je n’ai peur de me perdre que seule, dès lors que je suis accompagnée, je suis partante pour tous les vagabondages.

  7. Ah, quel joli billet. Moi aussi, remarque, les rocades, tout ça. Même à vélo (surtout ?), c’est l’horreur. J’ai mis 6 heures à sortir de Belgrade, nous avions deux cartes et un GPS, mais c’est un labyrinthe anti-humains. Argh.

    Barbara ! Uhm… miam.

  8. @ Eric, je crois bien qu’il est fortement déconseillé de prendre les rocades à vélo, à pied ou en patins à roulettes (moi, je les déconseille aussi en voiture !) :0) Comment ça se passe dans ta belle caravane ? Tu écris ?

  9. @FM. C’est vrai ce que vous dites. Je n’y avais pas pensé…

  10. Hoy las nubes me trajeron,
    volando, el mapa de España.
    ¡Qué pequeño sobre el río,
    y qué grande sobre el pasto
    la sombra que proyectaba!

    Se le llenó de caballos
    la sombra que proyectaba.
    Yo, a caballo, por su sombra
    busqué mi pueblo y mi casa.

    Entré en el patio que un día
    fuera una fuente con agua.
    Aunque no estaba la fuente,
    la fuente siempre sonaba.
    Y el agua que no corría
    volvió para darme agua.

  11. Chère Fred, oui. J’écris. En fait je révise mes vieux machins qui traînent. J’envoie le premier avant la fin du mois.
    :0)
    Et toi ?

  12. @ Monch : Vous m’avez coiffée au poteau :0) De quien es, por favor ?
    @ Mc Comber : Je travaille sur un dyptique de nouvelles, j’ai un roman qui tente d’allécher les éditeurs et un recueil de poésie en lecture chez un photographe pour une éventuelle collaboration.

  13. Ah ! Ça se ressemble !
    :0)

  14. Tiens, pour une fois que je comprends ce qu’écrit Monch’.
    Par contre, préférer la ville à la campagne… tsst ! tsst !

  15. Rafael Alberti. C’est bien, hein ?… Mais on ne parle que de Lorca…

  16. Quel beau voyage grâce à ton texte, Babara (quelle symbiose avec celui-ci), Guillemette et son piano en pleine nature (rien qu’elle et c’était déjà superbe), pianotrip qui va avoir ma visite souvent pour voir où ils sont avec leurs vélos et piano, « les tribulations du gigot de potence » (sauf vot’respect Monsieur Mc Comber, j’suis même allée là où c’était déconseillé, même pas peur! pfft). C’était super intéressant! Maintenant je vais voir cette liste de phobies!

  17. Ah les voyages!!!!

  18. @Anna de Sandre. Dites carrément que d’habitude j’ suis abscons (comme la lune)…

  19. Oufouf! Me voilà toute essoufflée par cette incursion dans les phobies! J’ai peine à tout croire! Cela me semble un peu tiré par les cheveux. L………………….uc reste perplexe devant hippopo…etc, et moi devant apopa…..etc (un truc féminin paraît-il!). Va savoir!

  20. @Monch’ : au moins comme une lune italienne :o)

  21. @ Babeth 31 : Oui, comme le disait Desproges, c’est un peu capillotracté !

  22. Pardon de me dire emportée par la voix de Barbara qui escorte mon intime jusqu’en scène … Je la trouve particulièrement troublante dans cette chanson … Que de nuances ! Pour finir par le pianotrip de Guillemette … superbe moment …Alors, merci pour le voyage, Frédérique , tu es un guide rare … !

  23. Désolé, je vais rompre la belle entente générale. J’aime pas les chansons de Barbara. Non de dieu, kesskelle pouvait être pelante ! Fallait s’ l’appuyer la grande daaame brunneeeuuu…

  24. @ Monch : Ah non, z’allez pas remettre ça. Barabara, après Juliette ? Mais vous voulez qu’on vous lynche ou quoi ?

  25. Je sais que je risque rien. N’empêche que Barbara… Pfffouuuuh !!!!
    Raseuse de première !!!

  26. @ Monch : Il faut que quelqu’un ait le courage de vous le dire en face : en musique, vous n’y entendez rien :0)

  27. Ce que je comprends Mon chien aussi au sujet de la campagne… dit l’amoureuse des villes. 🙂

  28. Clapclapclap!!!! Applaudimètre bloqué! Bravo Frédérique!

  29. @ FM (Femme Mettant tout en oeuvre pour garder son calme) à Monch (Mec Orriblement Négatif à Cause d’un Hurticaire) : Ahahahaha, il remet ça ! Je ne cliquerais même pas sur ce lien !
    @ Damoiselle : Ne le brossez pas dans le sens du poil, s’il vous plaît, il est assez capricieux comme ça.

  30. @FM. Vous avez tort d’ignorer mon lien. Cliquez. Si vous n’aimez pas, je m’ coupe… une main. La gauche. (Faut pas déconner non plus.)
    Et pis, me porte comme un charme (pas l’arbre, hein).

  31. @ Monch : Je n’ai pas besoin de cliquer, je devine que ce sont les gymnopédies. J’adooooooore les gymnopédies ET Barbara ! (Avez-vous vu un mèdecin récemment ? Non ?! Ah, bon, c’est comme vous voulez…)

  32. FM (Femme Menteuse). « je devine que ce sont… » !!!! 😀

  33. Ah ben merde alors, si Monch’ aime Satie, alors je ferme ma gueule.
    (il l’a échappé belle quand même)

  34. @ Mam’selle d’Enf’ et Mon chien aussi : « Ces chemin boueux qui ne mènent nulle part… » (mince la suite)

    Moi je dis : Paris! Paris!

    Et ki fout son piano dans mon blé?!

  35. @ Anna : Dégonflée :
    @ Monch : Foutu Merdier
    @ Depluloin : Heu, c’est MON blé !

  36. J’aime Satie— sa musique, ses écrits, ses dessins, le film dans lequel il a joué, et même la ville où il est né. J’ai même fait al connerie d’aller visiter sa « maison », qui est une vraie arnaque sans intérêt. Et puis, j’aime aussi l’autre Type originaire de la même ville.

  37. @Monch’ : avez-vous lu sa correspondance presque complète ?

  38. Allais, Monch, Allais, dites-nous tout.

  39. Hé? Y’a Monch qu’a écrit ceci sur le blog à Depluloin: »Y a que les vaches pour justifier une balade dans la campagne »!

  40. Ben ça m’étonne pas, y’a qu’les taureaux pour aller aux vaches.

  41. @AdS. Non, je connais l’édition de ses écrits chez « Champ libre/lebovici »…

    @FM (Femme Malicieuse). Fonce, Alphonse ! Fonce !…
    Je mets Satie, vous mettez Marcel… Ah la la…

    @Incognita. J’adore les vaches !!!

  42. Mouhahahahaha !
    C’est la fête de Mon Chien Aussi, à ce que je vois !

    Très joli post, Frédérique ! Moi non plus, j’aime pas voyager, mais ça tient plus au fait que je n’aime pas trimballer une valise et attendre. C’est fou ce qu’on attend, quand on voyage, en fait.
    (Débiz.)

  43. @ Anna : Oh, la vache ! :0)
    @ Sophie K : Monch adore la Saint Monch et nous on adore lui souhaiter sa fête :0) Alors on va pas te voir sur Toulouse de sitôt ? (idem)

  44. Moi j’aime le voyage. Moins qu’avant, je reconnais parce que c’est fatiguant de charrier une valise c’est vrai.
    Mais, j’aime comme Monch (pour une fois) me perdre dans les villes (bon les femmes m’enfous). J’aime pas trop préparer à l’avance de sorte que j’ai sans doute loupé ce qu’on « doit voir » dans certaines villes. En revanche, j’aime aussi les paysages de campagne. Un souvenir ébloui de certains endroits comme la Muir Woods valley en Californie où la beauté des séquoias m’a fait pleurer. Un petit tour chez Dexter, on y parle voyage, à plusieurs voix selon le principe de ce blog.
    Ma belle Fredaime, on va bien réussir à trouver le chemin du Capitole pour boire un kawa avec la belle Anna. Un trio d’enfer! Et si la K s’y ajoutait ça serait les quatre mousquetteuses
    Tiens un tit lien sur les gros arbres
    http://lystojfk.canalblog.com/archives/2010/01/27/16697465.html

  45. @ Zoé : Le centre de Toulouse n’a plus de secrets pour moi. A l’heure dite, au rendez-vous, je serai :0)

  46. bonjour,
    c’est vous qui être passée sur mon blog ? moi aussi je passe vous voir parce que Zoë nous a cloqués ensemble, avec Sophie K.
    à cause des voyages, non à cause du voyage, je veux dire à cause du mot ‘voyage’, en fait ce n’est pas un mot c’est carrément tout un poème, il fait couler de l’encre, beaucoup d’encre,
    pas vrai mca ?
    mca vous n’êtes pas obligé de ne plus passer me dire bonjour !!!
    mca j’ai dit quelque chose que vous faites la tête ?

    c’est Machado ?
    Caminante, son tus huellas
    el camino y nada más;
    Caminante, no hay camino,
    se hace camino al andar.
    Al andar se hace el camino,
    y al volver la vista atrás
    se ve la senda que nunca
    se ha de volver a pisar.
    Caminante no hay camino
    sino estelas en la mar.

    si je vous dis que ça me rappelle toute ma jeunesse vous allez me répondre que vous n’en avez rien à cirer, ben vous avez bien raison.

  47. @ Dexter : Non, c’est de Rafael Alberti, c’est Monch qui l’a dit. Ce carnet est devenu le haut lieu de la poésie internationale, on y manie toutes les langues (ou presque) et ça c’est un beau voyage. Merci Dexter de votre participation au vaste projet d’encyclopédie poétique dont Monch est le GDA (Grand Directeur Artistique).

  48. Ah Toulouse ! Si, pitêtre un jour, pourquoi pas, mais alors plutôt quand il fera plus chaud… :0)
    J’avoue qu’en ce moment, mes velléités de voyage, en plus du problème des valoches, sont au plus bas niveau. Comme mes finances, d’ailleurs, hahaha !
    Bref bref.
    Sinon, j’aime les villes ET la campagne, moi itou. (Et je pleure aussi devant les belles choses, comme Zoë…)
    :0)

  49. @ Sophie K : Ah, les finances, les finances. On devrait les étouffer à la naissance :0) Bien sûr que tu vas venir quand il fera beau, non mais, et tous les autres aussi ! Et on va se faire une de ces fiesta !

  50. Avec une bande de marrants, on prépare un petit Canal-du-midi Arcachon, pour quelque part cet été. À vélo, bien sûr. On se fait un gros pique-nique, ou quoi ?

  51. @ Eric : Vous passez par Toulouse ? Alors si je suis là, pique niquer avec une bande de marrants, je suis partante bien sûr. J’ai un frangin qui est fan de vélo et de fiestas. Il ne trouve jamais personne pour faire des virées de ce type.

  52. Si vous n’y voyez pas d’inconvénient, je louerai un pédalo à moteur ou une mobylette. Quand il fait beau, on crève de chaud vers chez vous… Ah bon? Je ne suis pas invité?

  53. Effectivement, nous avons tous des peurs, encore peut-être plus dans ces deux dernières décennies, où la confiance a été soigneusement infiltrée du sentiment d’insécurité, de danger imminent en latence, de stratégie. C’est bien normal d’être peureux. L’idéal, c’est de les vivre, pour se rendre compte qu’elle ne sont en réalité que des enfants, qui tirent notre jupe en nous disant « c’était rien Maman ».

    Je découvre votre blog avec plaisir. Tout comme votre texte. Et vous avez bien raison: on commence par y croire, parce qu’on a que ça, mais « ça », même si c’est fragile et incertain, c’est inestimable.

    Cordialement,

    Guillemette, du Pianotrip.

  54. Sûr et certain qu’on passe par Toulouse !
    :0)

  55. @ Mc Comber : Vendu !
    @ Depluloin : Un conseil, pour venir en pédalo, partez dès à présent !
    @ Guillemette : C’est un plaisir de vous accueillir ici et de pouvoir vous dire en personne comme votre projet me fait rêver. Où en êtes-vous de vos recherches de financement ? J’espère vraiment que vous allez trouver ce qu’il vous faut. Vous écouter jouer en plen air, dans une ville, au détour d’un chemin de campagne, en bord de mer, au pied d’une montage… ce doit être une expérience unique. Quant à la peur, plus elle est grande, plus elle nous permet d’éprouver notre courage. Et je ne crains pas de dire que je suis trés courageuse :0). Merci de votre visite.

  56. @ Guillemette : Comment ferez-vous pour les côtes ?! J’en parle tout autour de moi dans le vélocybermonde et nous sommes tous pantois. Même les plus aguerris doivent pousser parfois. Les vétérans ont bien ri de moi, lorsque je me baladais avec mes 70 bouquins (un grand total de 100 kg de charge). Je me suis obstiné sur 1000 km, avant de laisser tomber et de fourrer tout ça dans une valise ! Alors… un piano !… UN PIANO ?! Ça doit bien faire dans les 250 kg, non ? Sans vos bagages ! J’hallucine ! Vous prenez des stéroïdes ? En tout cas, si vous passez par le Nîmois, je viens vous aider pour monter deux ou trois buttes, ça me fera plaisir. Et s’il nous reste des doigts rendus en haut, on joue un petit blues en LA.

    Went down to the crossroads… Fell down on my knees…

  57. @Guillemette: tout à fait d’accord avec Frédérique! J’ai découvert Pianotrip et quand vous serez sur les routes, je vous suivrai étape par étape. Magnifique le piano dehors!

  58. Meuh non! J’avais oublié d’ôter ma tenue de camouflage!

  59. Enfin, Frédérique! Dans un film, lorsque vous voyez des déménageurs ou des acteurs bouger un piano… vous croyez qu’il pèse combien environ? … vingt/vingt-cinq kilos tout au plus! Ah mais que de candeur (charmante) chez vous!!

    (Maman? T’est en tenue cam’?8 Ce matin, j’ai vu une jolie poussette pour parachutistes… sont fous ici!)

  60. Les plus beaux voyages que j’ai fait , c’est à vélo…
    Et la campagne n’est jamais plus belle qu’à vélo, et la France est divine à sillonner en roue libre… Avec le souvenir d’un air de Barbara ou de Satie ou ou ou… De n’importe quoi en tête… Car pas de ouokmane sur les oreilles, juste le son de la Nature… Et puis au début, si on rencontrait deux cyclotouristes sur trois semaines, c’était un miracle.
    Doux temps du camping sauvage…
    Maintenant… ?
    faudra que j’en refasse un tiens !
    Mais qu’est ce qu’on est content de rentrer en ville !!!
    nom de nom !
    Entre parenthèse, New York reste pour moi l’appartement témoin de ce qu’est « La Ville » dont on pourrait ne jamais sortir !
    New York New York New York New York New York !!!
    (pourtant je vis à la campagne… Paradoxal vous disiez ?)

  61. On dirait de la porcelaine de Chine.

    C’est ta rue Saint-Paul …

    C’est ta rue Saint-Paul
    Celle où tu es né,
    Un matin de Mai
    À la marée haute,

    C’est ta rue Saint-Paul,
    Blanche comme un pôle,
    Dont le vent est l’hôte
    Au long de l’année.

    Maritime et tienne
    De tout un passé,
    Chrétienne et païenne
    D’hiver et d’été,

    Le fleuve est au bout
    Du ciel qu’on y voit,
    Faire sur les toits
    Noires ses fumées,

    De grands vaisseaux roux
    De rouille et d’empois,
    Y tendent leurs bras
    De vergues croisées,

    Maritime en tout
    L’air que l’on y boit,
    Sent avec la mer
    Le poisson sauré,

    C’est ta rue Saint-Paul
    Ta rue bien aimée,
    Où le fleuve amer
    Monte ses eaux hautes,

    C’est ta rue Saint-Paul
    Blanche comme un pôle,
    Et dont tu fus l’hôte
    Pendant des années.

  62. @ Luc : New York ! Tu veux que je te fasse une crise ou quoi ? C’est la ville fétiche de ma fille, celle ou elle rêve d’aller faire un tour dès que possible.
    @ Depluloin : Babeth31 se remet de notre virée de hier :0)
    @ Monch : Je suis moins sensible à ce poème. De qui, petit cachottier ?

  63. @FM. Normal, il est bizarre zé zétrange passqu’il respecte pas la langue française. Plein de rugosité. Il est de Max Elskamp, poète d’Anvers, Flamand écrivant en français, que Paulhan aimait beaucoup et a fait publier dans la NRF d’avant-guerre…

  64. J’aimerais bien essayer le vélo électrique mais avec des roulettes parce que je tombe toujours des vélos, électrique ou pas.

    (J’espère que vous avez aidé maman? La dernière fois, c’est elle qu’a tout ranger!)

    @ Luc : Tu peux me faire Bourvil avec son vélôô?

  65. @ Luc : Je comprends, je comprends. Il y en à d’autres qui voudraient bien… :0)
    tu peux admirer son oeil de biche là : https://www.frederiquemartin.fr/etre-mere-clarika-alcoolisme-suicide-thomas-meneret-honore-daumie/. Mais ce sera tout !
    @ Depluloin : Votre maman a été traitée comme un reine. On adore votre maman. Tout le monde aime Babeth31, c’est comme ça, elle a un don.
    @ Monch : Non ce n’est pas la langue ou sa rugosité, c’est plutôt que les mots ne m’évoquent rien. Je dois dire cependant que le maritime, c’est pas mon truc. C’est peut-être pour ça.

  66. Ah, Anvers, l’estuaire… Les petites rues où le tram passe à peine…
    Très jolie ville…

  67. @ Je vous croie Monch, mais moi je ne connais pas.

  68. Bon, j’ vous signale que j’ vais dev’nir un de vos fans sur fesse de bouc…

    En tout cas, devriez visiter Anvers, Bruges et Gand…

  69. @ Monch : En ce qui concerne Facebook, justement, je n’ai pas encore créé mon profil, juste une page pro. Vous qui pratiquez la bête, est-ce que c’est trés envahissant au quotidien ? J’hésite encore malgré les vifs encoragements d’Anna. En même temps, quand vous avez une page, vous ne pouvez rien voir de ce que font les autres, ni interagir à aucun niveau, sauf avec les fans semble-t-il. Or, l’intérêt n’est-il pas de créer un réseau social qu’on n’aurait pas eu sans cela ?

  70. Mais non, ça ne prend pas de temps. Vous balancez ce que vous voulez, à votre rythme… J’attendrai donc que vous ayez un profil. C’est un peu plus « convivial »… Eh oui, c’est mieux, je trouve.
    Et puis, je pratique la bête depuis très peu de temps.
    Créez un profil. Enfin, si vous voulez.

  71. Je ne peux que recommander à quiconque crée du contenu original de bien lire le fucking contrat de Faceb00k avant de s’y empêtrer. Juste, lisez-le. Je ne parle même pas des origines du moteur derrière, ou des gens à qui ça appartient. Lisez juste le contrat.

  72. Y a d’la joie! y a d’la joie! Bonjour, bonjour, les hirondelles… (Que c’est chiant d’être gai!) 😉

  73. @ Eric : Et si tu nous éclairais directement ? Je suis sûre que non seulement, toi tu l’as lu, mais encore tu en as soupesé les tenants et les aboutissants.