Tata Milouda

Il faut aller faire un tour sans attendre chez mon ami Gilles pour écouter tata Milouda déclarer sa flamme à son stylo et son cahier. C’est formidable, ça donne envie de se lever et d’y aller, à la rencontre des mots. Merci à toi Gilles pour cette belle découverte. Tiens, j’y retourne.

Tata Milouda

 J’en profite pour vous signaler le règlement du prochain concours de nouvelles de l’excellente revue l’Encrier renversé dont je suis membre du jury et à laquelle rien n’interdit de s’abonner.

Cet article a 14 commentaires

  1. J’en viens!! (Quand même pas de quoi… mais si, c’est très émouvant!)

  2. @ Depluloin : Merci cher abonné. (Vous ne m’avez pas répondu dans le billet précédent, je vous ai coupé la chique ? :0))

  3. Merci Frédérique de relayer.
    C’est un texte important sur la langue, l’égalité, l’accueil.

  4. @ Luc : N’est ce pas.
    @ Gilles : Tu es un découvreur, c’était trop enthousiasmant pour ne pas le partager :0)

  5. Un coup d’ poésie….

    Lumi del cimitero, non mi dite
    che la sera d’estate non è bella.
    E belli sono i bevitori dentro
    le lontane osterie.

    Muovonsi come fregi
    antichi sotto il cielo
    nuovo di stelle.

    Lumi del cimitero, calmi diti
    contano lente sere. Non mi dite
    che la notte d’estate non è bella.

  6. Et encore un. J’ l’aime beaucoup c’ poète.

    Night funeral
    In Harlem:

    Where did they get
    Them two fine cars?

    Insurance man, he did not pay–
    His insurance lapsed the other day–
    Yet they got a satin box
    for his head to lay.

    Night funeral
    In Harlem:

    Who was it sent
    That wreath of flowers?

    Them flowers came
    from that poor boy’s friends–
    They’ll want flowers, too,
    When they meet their ends.

    Night funeral
    in Harlem:

    Who preached that
    Black boy to his grave?

    Old preacher man
    Preached that boy away–
    Charged Five Dollars
    His girl friend had to pay.

    Night funeral
    In Harlem:

    When it was all over
    And the lid shut on his head
    and the organ had done played
    and the last prayers been said
    and six pallbearers
    Carried him out for dead
    And off down Lenox Avenue
    That long black hearse done sped,
    The street light
    At his corner
    Shined just like a tear–
    That boy that
    they was mournin’
    Was so dear, so dear
    To them folks that brought the flowers,
    To that girl who paid the preacher man–
    It was all their tears that made
    That poor boy’s
    Funeral grand.

    Night funeral
    In Harlem.

  7. @ Bonjour Monch, un plaisir de commencer la semaine en poésie. Comme d’hab : traductions et sources please, for stupids girls and boys we are. Vous maitrisez combien de langues ? Mais même sans traduction « Nigth funeral in Harlem » c’est du lourd.

  8. Le premier, texte de Sandro Penna.
    Le second, un grand poète noir américain et méconnu : Langston Hughes.

  9. Belle énergie. Qui sait si cette femme ne serait pas devenue un grand écrivain. J’en ai rencontré beaucoup de ces femmes volontaires qui s’accrochaient au savoir parce qu’elles savaient que c’était le meilleur passeport

  10. @ Z : Qui sait ? (je suis en train de torturer la forgeronne pour lui extorquer des renseignements. Tu l’entends crier ?)

  11. Ça picote très bien, je trouve…

    La bise se rue à travers
    Les buissons tout noirs et tout verts,
    Glaçant la neige éparpillée,
    Dans la campagne ensoleillée.
    L’odeur est aigre près des bois,
    L’horizon chante avec des voix,
    Les coqs des clochers des villages
    Luisent crûment sur les nuages,
    C’est délicieux de marcher
    À travers ce brouillard léger
    Qu’un vent taquin parfois retrousse.
    Ah ! fi de mon vieux feu qui tousse !
    J’ai des fourmis plein les talons.
    Debout, mon âme, vite, allons !
    C’est le printemps sévère encore,
    Mais qui par instants s’édulcore
    D’un souffle tiède juste assez
    Pour mieux sentir les froids passés
    Et penser au Dieu de clémence…
    Va, mon âme, à l’espoir immense !

  12. @ Monch : Vous verrez que mon billet suivant s’enchaîne parfaitement avec ce poème. Nous sommes près de la symbiose, Monch. Attention, attention.

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