Trois questions à Frédérique Martin par Jean Louis LE TALLEC

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Est-ce à cause de la « marchandisation du monde » que vous avez donné pour titre à votre dernier livre : « J’envisage de te vendre » ?

C’est en référence à la première nouvelle, « Le désespoir des roses » : pour prendre son envol, un fils raconte comment il a vendu sa mère. Puisque tout a une valeur marchande, c’est que tout se monnaye ! Le commerce des humains n’est pas nouveau, il lui reste à devenir légal, on y est presque. D’où le clin d’œil au lecteur : parfois, quand je vois de quoi tu es capable, j’envisage de te vendre. Si, si, j’y pense de plus en plus.

Pensez-vous que ce libéralisme outrancier et ce capitalisme sauvage vont se poursuivre ?

Cela dépend de chacun d’entre nous et mieux vaut arrêter de croire que ça viendra d’en haut ! Dans les structures pyramidales, le sommet a besoin que la base reste à sa place, sinon tout s’effondre. On a donc du pouvoir, individuellement. On peut commencer par ne plus bouffer chez les loups et ne plus braire avec les ânes. En clair, inventer de nouveaux systèmes plutôt que soutenir de vieux modèles. Sinon, c’est la prophétie de la goutte d’eau… ceux qui ont tout à perdre contre ceux qui ont tout à gagner.

Vous dites : « on aime se faire peur pourvu qu’à la fin tout se termine bien ». Comment envisagez-vous l’avenir ?

Laissons les ironiques ironiser, c’est ce qu’ils font de mieux. Il va falloir apporter beaucoup de lumière, tous les jours, de multiples façons, qu’on soit seul ou à plusieurs. Sans délai. Beaucoup, beaucoup de lumière.

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