Allez, c’est le 8 mars, on ressort le billet qui fait causer. C’est pour mes petites frangines d’ici et là, auxquelles je penserai durant la lecture de la Lettre Afghane, ce vendredi, comme à chaque fois  :

Voilà donc qu’une fois encore, la question est posée : La femme est-elle l’égale de l’homme ? A ce rituel ordonné, une seule réponse s’impose : Il va de soi.

A l’instar de n’importe quel être humain, la femme est bien l’égale de l’homme. Quand j’entends certains messieurs goguenarder : «  Vous avez voulu l’égalité, vous l’avez… », je leur réponds toujours de la même façon : «  Je ne peux pas vouloir quelque chose qui me revient de droit. ».

Que cette réalité soit bafouée dans la majeure partie du monde n’y change rien. Saluons encore une fois ces femmes qui ont lutté, qui luttent et qui lutteront pour faire valoir ce droit. C’est leur faire honneur que de ne plus revendiquer pour choisir de s’inscrire, de s’ancrer, de se définir, de se savoir l’égale de l’homme. Le combat des femmes n’est pas différent de tous les combats menés ici ou là pour que chaque être humain trouve et occupe sa juste place. Ce combat, ou plutôt, ce mouvement s’inscrit dans l’évolution du monde en marche. Je dis « mouvement » parce que nous devrons passer de la violence des revendications à la sérénité des certitudes. Pour cela, soyons persuadées de notre valeur intrinsèque, sachons définitivement qui nous sommes.

La femme, égale de l’homme ?

Il va de soi.

Egale, mais différente. Pas des clones, pas des copies, pas des singes. La première grande erreur serait de croire que nous avons à battre l’homme sur son terrain, à faire nos preuves. Egaux dans la cruauté, égaux dans la soif de domination, de pouvoir, égaux dans la haine, la vengeance, le viol, le meurtre ? Certes pas. Mais plutôt unis, pour résister contre. Unis dans notre bonté, oui, dans notre compassion, oui, dans la conscience de notre fragilité, dans notre capacité de passion, dans notre souci du monde, dans notre amour du genre humain. Unis, oui, il ne peut en être autrement. Car la deuxième erreur serait de considérer que l’homme est notre ennemi.
Vous apprendrez Messieurs, que l’égalité n’interdit pas la courtoisie.
Vos apprendrez Mesdames, que l’égalité n’interdit pas la tendresse.
Et vice versa.

Voici donc venu le moment de vous soumettre la question qui n’a pas encore été posée : L’homme est-il l’égal de la femme ?
Unis dans leurs différences, complémentaires, amoureux des lendemains,
L’homme et la femme
La femme et l’homme
A égalité – Il va de soi.

Strange Beauty - David DELIN

Je remercie David Belin, graphiste illustrateur de m’avoir prêté cette Strange Beauty pour ma page d’accueil de ce mois-ci.

127 Responses to La femme est-elle l’égale de l’homme ?
  1. Tout à fait d’accord pour les excès des révolutions Myriam, mes propos n’étaient que la constatation que certaines de mes proches ont – et certaines le reconnaissent – beaucoup perdu dans la bataille, bataille qui d’ailleurs n’avait pas lieu d’être et qui fut gagnée sans difficulté aucune.
    Je précise que je parle là des années 70, que j’ai vécu pleinement et que je crois connaître, et non des éventuels problèmes actuels, que je ne connais pas, et dans lesquels je ne souhaite pas m’impliquer – j’ai déjà donné.

    Amicalement, Jean-Claude

    • @ JCP : Jean Claude, tu ne peux pas dire que la bataille a été gagnée sans combattre, ce n’est pas le cas et ce n’est pas fini, loin de là ! Pense au droit de vote, à l’égalité des salaires, à la loi sur l’avortement, au fait que les femmes ne pouvaient pas avoir de compte en banque, qu’elles passaient de l’autorité paternelle à l’autorité maritale etc… Sans compter que nous n’avions pas d’âmes, créatures impures que nous sommes !

  2. Comme je l’ai dit, je ne parle que de ce que j’ai vécu, c’est à dire, je répète, des années 1970, tout ce que tu mentionnes était bien sûr entièrement acquis, et depuis longtemps, à cette époque là.

    JC

  3. En tant que représentant de la tribu des hommes au foyer, avec toutes les contraintes que cela impose, je serais tenté de répondre: heureusement !

  4. Heureusement que la femme est l’égale de l’homme, car cela nous permet, ici, de casser les codes traditionnels, ce qui est agréable, tout en restant à la frange du socialement correct, ce qui ne l’est pas moins !

  5. Comme je prends le train en marche je n’ai jeté qu’un rapide coup d’oeil sur les compartiments pour trouver une place. Pour me faire accepter , dois- je montrer les cartes d’ancienne combattante MLF et MLAC, ou alors offrir un titre de bouquins, bonne référence, parce qu’il va au fond du pb: pourquoi les machisme? Tout simplement parce que : « Toutes des putes sauf maman  » , il dit , lui, – parce que maman, il la craint , elle est sacrée cette Femme, il est sorti de son ventre, elle l’a aimé, élevé, il l’honore, il peut pas couper ce cordon ombilical, il aurait honte, il peut pas lui dire  » tu m’emmerdes  » qu’est- ce qu’elle dirait maman? Tu as pas honte de parler comme ça à ta mère, de dire des gros mots, c’est comme ça que je t’ai élevé!
    Tant de refoulement, tant d’agressivité rentrée, elles vont voir les autres, je vais pas me laisser mettre le grapin dessus, y a que maman qui a le droit.
    Un livre à lire ou relire : « Les enfants de Jocaste » de Christiane Olivier.

  6. Une cravache, qu’esaco?
    Je n’ai jamais vu ça de ma vie!
    Je parle d’une reflexion modérée, poursuivie et comprise par beaucoup d’hommes, tel celui que j’avais rencontré dans un atelier d’écriture, congé parental puis temps partiel pour partciper équitablement à l’éducation des enfants, je croyais qu’il avait déjà lu  » Les enfants de Jocaste’, il a apprécié ce livre.

  7. La réalité n’est faite que de rapports de forces .
    La démocratie existe quelque part sans doute dans l’idéal .
    Inventer un mode de combat nouveau …..

    • @ Zoé : Beaucoup de rapports de forces, certes, mais pas seulement. Il y a aussi des gens qui essaient (et arrivent) à dépasser cela. Pas un nouveau mode de combat, mais un nouveau mode de relations, c’est mieux, vous ne croyez pas ?

  8. Souvent je me récite cette phrase : IL n’y a de guerres saintes que celles que l’on méne contre soi-même …..
    Je ne sais pas d’où viend cette phrase , mais je l’aime bien .
    C’est une phrase apaisante et lucidogéne .
    Evidemment le térme « soi-même » doit être compris corréctement , à mon avis au sens de « personnage » et pas de « l’individu »…..

    • @ Zoé : Est-ce que vous voulez dire que le « personnage » est notre petit-moi tyrannique par opposition à l’individu qui est notre moi profond, notre nature, notre essence ? En ce cas, vous devriez lire « Trouver la source » de Charles Juliet et son journal qui retrace ce combat qu’il a mené toute sa vie.

  9. C’est à dire , à mon avis : Le personnage , la représentation sociale . Se prendre pour son personnage c’est se réduire à cette mise en scéne , à ce jeu . C’est je crois cela que je voulais dire ….

  10. bonjour, je débarque chez vous et, tombant sur ce billet déjà abondamment commenté, je ne puis que m’interroger sur ce par quoi, déjà, vous avez commencé : pourquoi n’est-ce pas une évidence ?

    • @ Bonjour Leila, ne vous laisse pas décontenancer par les commentaires. Ils sont aussi occasion de pratiquer l’humour. Je vous avoue ne pas comprendre exactement le sens de votre question. Pourriez-vous la reformuler ?

  11. Comment se fait-il que la femme ne soit pas considérée comme l’égale de l’homme ? Je ne suis pas naïve, je sais très bien pourquoi il n’en est pas ainsi. Mais la vraie question, à mon sens, est justement pourquoi l’égalité n’est pas une évidence.

    La répartition déséquilibrée des rôles sociaux respectifs de l’homme et de la femme est tellement ancrée dans nos comportements et mentalités que nous passons à côté de ce qui, hors tout contexte politique, sociétal, économique, culturel etc., est une évidence. Les êtres humains sont égaux par principes, certains plus riches ou plus pauvres, plus intelligents ou moins doués, mais de toute manière égaux en droits.

    La Femme pose problème à l’Homme. Elle revendique une « place », un simple respect peut-être, qui préexistent. Le pourquoi de leur déni se perd dans la nuit des temps et des cultures, alors j’aimerais bien savoir… Il y a là pour moi quelque chose qui reste sans réponse, quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse.

    • @ Leila Zhour : Sans être une spécialiste, vous trouveriez certainement des réponses dans des ouvrages philosophiques, sociologiques, etc… Ce qui est important aujourd’hui, me semble-t-il, c’est que les femmes ne « doutent » plus de cette égalité qui leur revient de droit, précisemment parce qu’elles sont des êtres humains et sans se laisser abattre par les flagrantes injustices et violences qui continuent de régner en maître un peu partout. Il faut pour cela, remttre en question de manière radicale et fondamentale, tout un héritage culturel, religieux, politique et patriarcal. Voyez que nous avons du pain sur la planche, comme on dit :0).

  12. pffff tt ca c est absurdité egale dans quel sens d abord sur le apl moral en tant qu etre humain là je suis d accord mais apres faut pas deconné tt le mmon de que vous voyez autour de vous de nos immeuble jusqu au pyramide en passant par la conquete du monde c est le resultat de l homme d ailleur aujourd hui la vie est hyper confortable mais si une catastrophe naturelle venait a changer notre de vie et qu il faudrait tt rebattir effronter le froid et bcp d autre difficulté les feministes arreteraient tres tres vite de noue emmerder avec leur connerie à la con ….COMBIEN DE FEMMES AUJOURD HUI SE PLAIGNENT QUE LEUR MEC NE PRENNENT PLUS RIEN EN MAIN QU ILS BE DECIDENT PLUS DE RIEN EH CA C BIEN A CAUSE DE LA FEMINISATION DES ESPRIT et meme la plus ardu des feministe se fait agrésser dans la rue et ben elle sera bien contente de croisé le chemin d un vrai mec pour la defendre et pas une tentouse tant convoité et adulé dans le monde du feminisme bonne soirée

  13. C’est égal, certaines comme certains sont de moins grande égalité, la chose est incontestable.
    (Je me trouve moi-même, parfois, assez inégal)
    Bises, Jean-Claude

  14. Sensible, douce, forte et belle de figure, raisonnable et soucieuse des lendemains; femme en effet, à mes yeux, c’est-à-dire littéralement, la question de l’inégalité du genre est le fruits de l’orgueil et de l’ambition que renferme le coeur de tous ceux qui prétendent être supérieur des autres.
    alors, la question est que: la femme est-elle égale ou supérieure à l’homme? Cependant, c’est bien les différences qui amènent l’inégalité. en fait, si la femme est différente de l’homme, il se peut qu’elle ne soit égale à lui. Et si c’est donc le cas de l’homme, il se peut aussi que l’homme ne soit égale à la femme.
    En revache, si une femme pense qu’elle est égale ou supérieure à l’homme, elle est comme une voiture qui court à pleine vitesse sur la voie de la folie. Et si c’est le cas d’un homme? Que dirait-on?…
    PENSEZ ce qui vous semble réel ou beau à accepter par tous!

  15. Bonjour,
    Pour le français j ai un texte argumentatif sur l égalité hommes femmes et je dois faire mon premier paragraphe sur: prouvez que les hommes sont désormais a égalité avec les femmes.J aurai besoin d’aide, donner des arguments ou des idées

    Merci d’avance

    • Merci de votre passage Justine, mais je ne suis pas prof de Français. Entrez dans une bibliothèque ou une librairie, on vous conseillera des ouvrages qui pourront vous aider à bâtir votre argumentaire. Et puis donnez aussi votre avis sur la question, c’est certainement ce qui est attendu de vous dans ce travail. Bonne écriture.

  16. Comme partout il existe des exceptions. il est vrai que la femme est égale de l’homme mais il est fort dommage qu’il y en est si peu comme adhérentes dans les partis politiques car de ce fait il ne peut pas y en avoir autant d’élus. la politique reste donc une occupation d’hommes et ce n’est pas de sa faute puisque comme je le répète les femmes s’y sentent peu adhérentes.

    pour ce qui est du professionnalisme, il es évident que si les employeurs retiennent plus les femmes dans les métiers de l’enfance, de l’accueil ou du secrétariat par exemple, ils sont plus réticents pour d’autres professions. non pas parce qu’une femme n’est pas capable de le faire , mais surtout pour raison de nécessités de service pour faute d’absentéisme . Les femmes ont en moyenne 3 fois plus d’absentéisme que les hommes , soit pour raison maladie (légèrement plus que les hommes seulement ) mais surtout pour les raisons de garde d’enfants malades .
    Autre raison certaines conventions collectives qui interdisent aux femmes de faire certains travaux dans une profession où ces travaux sont nécessaires (exemple interdiction d’utiliser les monobrosse ou auto laveuses dans le métier du nettoyage)

    dans les métiers de la sécurité où le travail d’équipe est vital il n’est pas rare de voir une femme refuser d’effectuer des rondes dans des secteurs à risque alors que l’homme est obligé d’y aller sous risque d’être réprimé. de plus l’absentéisme y est extrêmement gênant (métier de travail en équipe principalement )

    • Merci de votre passage. Vous avancez des arguments dont on ne discerne pas l’origine (expérience personnelle ?) et qui, par conséquent, ne peuvent pas donner lieu à une généralité. Par exemple, les absentéismes pour maladie (???) ou pour garde d’enfants malades. Les femmes plus souvent malades que les hommes, d’où vient cette affirmation ? Quant aux enfants malades, leurs pères sont tout autant capables que leurs mères de prendre sur leur temps de travail pour y faire face. Mais qu’ils le fassent ou pas relève des habitudes culturelles qui prolongent l’inégalité femme/homme dans l’esprit des employeurs et même des salariés hommes quand ils envisagent leurs consoeurs comme des personnes moins fiables que leurs confrères.

  17. @ Bonsoir Myriam :0) Je t’ai rarement entendu faire un aussi long discours. Voilà en tout cas un sujet qui t’inspire :0)


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