Le goût des choses – 1ère partie

Ci-dessous, une partie du texte publié aux nouvelles éditions Loubatières, dans un livre intitulé Toulouse, patrimoine & art de vivre. Il s’agit d’une commande. Cinq auteurs sont contactés pour apporter leur contribution à l’édifice. De manière aléatoire, l’éditeur nous attribue un des cinq sens et nous devons aligner quelques huit milles signes évocateurs de notre Toulouse, à travers « le goût » en ce qui me concerne. Tu as carte blanche. Comme la page, donc.
C’est là que les choses se gâtent. Après un temps de vérification intérieure – cela rejoint-il une zone active en moi – j’accepte et je me lance. Nous avons donc une ville, un sens, et un nombre de signes limités : une impasse ? Je tourne, je tergiverse, je monte et je descends. Finalement, cela commence ainsi :

« Petit matin frais, alerte et ensoleillé, j’émerge victorieuse de la station. Je viens de prendre mon premier métro. Je me suis renseignée dix fois avant d’y monter, une inconnue a guidé mes premiers pas, vérifié avec moi que j’arrivais bien à destination, puis elle a continué son propre chemin sans se douter qu’elle venait d’accomplir un exploit, me permettre de faire mien ce geste banal que je ruminais depuis des mois et qui allait m’offrir une nouvelle liberté de mouvement : savoir prendre le métro. En véritable combattante, qui sait à quel point la victoire est ardue, je décide de fêter l’évènement. Un café face au Capitole, une cigarette blonde sous un soleil tendre, je laisse les deux saveurs se mélanger et graver leur empreinte. Puis, comme toujours, le besoin de partager s’empare de moi et ma main du portable :
– C’est moi. Devine où je suis ?

« La rue du Taur a le goût de la joie. Je l’arpente, un soir de juin, avec l’infinie lenteur qu’on accorde parfois aux gestes dont on sent le poids, quand la conscience s’aiguise et perçoit qu’elle traverse un temps qui ne reviendra pas, mais dont elle saura garder le souvenir. Le sourire irradié par la gratitude, quelques pas, quelques secondes pour habiter entièrement la rondeur du temps et la perfection soudaine de l’univers, où tout s’est aligné dans la splendeur d’un bref instant. C’était en 96, je venais de remporter le prix du Crous de Toulouse et je goûtais à la joie du chemin où j’avais rêvé d’être.

« J’ai onze ans et je passe une journée avec ma mère dans son pressing. Je découvre avec un émerveillement passionné, ce luxe inouï d’être en sa compagnie sans avoir à la partager. Je l’aide, je l’observe qui s’active dans les vapeurs âcres des produits, la brûlure des fers à repasser et la tempête des machines à laver. Je suis un peu saoule de tout ce fracas ponctué de temps en temps par le carillon de la porte d’entrée. Assise sur un tabouret derrière le comptoir, je laisse la torpeur m’envahir. A midi, nous sortons pour déjeuner dans un café sur la place Dupuy. Je suis assise en face d’elle, je ne garde aucun souvenir de ce que nous avons dit. Mais c’est ma mère, elle n’est qu’à moi pour quelques heures, et je mange en la dévorant des yeux, un croque monsieur dont la saveur, depuis, n’a jamais été égalée. »

 …/…

En le relisant, je retravaillerais bien ce texte écrit voici quelques années. Je me retiens car là n’est pas l’objet et par honnêteté, je le retranscris presque tel qu’il a été publié – à deux ou trois répétitions près et  une exception dont je vous parlerai bientôt.
 » Oui, mais quand ? » rugit le choeur des antiques. Oh, mais vous savez, ces auteurs !   Ils coquettisent, ils sont tellement… inconstants.

Crédit Photo : Frédérique Martin

Cet article a 125 commentaires

  1. Garder le souvenir….. j’ai cherché dans ton texte les moments où tu vivais les moments consciente de leur intensité, de leur mémorisation pour le futur, et les moments où cela s’est opéré par devers toi. C’est ce qui m’étonne en ce qui me concerne d’avoir rarement su reconnaître sur le coup ce goût et de n’en savoir l’importance que des années plus tard, quand il n’est plus que souvenir. Je comprends pourquoi mais cela me surprend tout de même. Et puis, il faut bien le dire, certaines évocations sont plus poignantes à mesure que j’avance, je les manipule avec précaution, comme une tasse trop pleine dont j’aurais peur de perdre à jamais un peu, de tacher mon présent avec. Mais, désormais, je sais me laisser surprendre. Et m’y préparer.

  2. Pas toujours…… ouf !

  3. J’ai écrit un commentaire…

    Voilà, c’est fait…

  4. @ Gilles : Tu n’as qu’une partie du texte pour le moment, le reste viendra plus tard puisque tu l’auras noté mon billet s’intitule « Le goût des chose » 1ere partie. C’est un mélange en effet de moments qui sont restés sans qu’on sache pourquoi et d’autres qui se sont gravés en toute conscience. Il y aura aussi des évocations plus large, des impressions. La mémoire m »étonnera toujours : ce que nous oublions est considérable ! On conserve des fragments et des horreurs. As-tu remarqué comme la douleur s’incruste bien ! Aujourd’hui, il y a des moments dont je me dis qu’il en restera quelque chose, je le crois, mais la plupart du temps, je sais surtout qu’il faut vivre le moment, l’étirer catr il ne reviendra pas et qu’une grande partie est déjà passée.

  5. @ Vinosse : élève de bonne volonté. Peut mieux faire. Persévérez !

  6. Je l’aime bien ce texte pour plusieurs raisons; j’apprécie sa rondeur, la joie d’exister et de goûter la vie à chaque instant; cette résurgence de souvenirs pleins de douceur et de quiétude, de plaisirs simples mais indélébiles dans le souvenir du temps; des victoires sur soi ô combien jouissives; tu me fais penser à un chef d’orchestre maniant sa baguette avec une économie de mouvement relevant du grand art et qui pourtant flirte avec l’essentiel. Je l’aime bien ce texte!

  7. Pour ma part, nostalgique impénitent, j’adore ces souvenirs, ou plutôt la façon avec laquelle vous les transmettez. C’est lumineux, simple, vivant. Et décidément, l’emploi du présent… Merci Frédérique!

  8. @ Babeth 31 : Moi aussi, je l’aime, car il est occasion de revenir sur des instants forts qui me constituent. Je revois – avec tendresse – cette enfant, cette jeune fille, cette femme que j’étais, que je suis encore. Et puis, ce croque monsieur… je ne m’en lasse pas.
    @ Depluloin : Vous soulignez l’emploi du présent pous parler du passé et je vous en remercie. Je trouve qu’utiliser ce temps (ou encore le futur) pour évoquer quelque chose qui n’est plus, renforce les sensations. Merci à vous, de cette lecture.

  9. Frédérique, tout le plaisir était pour moi – comme on dit. Mais Babeth en parle mieux que moi (râaaaaaaah!). Pourquoi n’écrit-elle pas?

    Et Je SUIS monsieur Croque-Monsieur!! Surprenant, non?

  10. La rédaction des souvenirs construit la littérature et fonde les vocations.
    Le goût des choses ne s’exhale que dans la mémoire, je vois pas comment il en serait autrement. Même au restaurant: c’est souvent meilleur quand on en parle après. La réputation n’est faite qu’à postériori…

  11. @Frédérique: ah! Qu’est-ce qu’on peut t »aimer quand tu nous parles ainsi!!!!!!!!!

  12. @ Depluloin : C’est qui Monsieur croque-monsieur ? (je ne comprends pas ce que vous voulez dire)
    @ Vinosse : Est ce que les souvenirs magnifient l’instant ? C’est une question interessante, peut-être que oui. Pourtant, moi qui sait vivre dans l’instant, j’ai le sentiment de profiter pleinement de moments exceptionnels – par les sensations qu’ils procurent, les idées qui viennent, les émotions qu’ils soulèvent – donc je me demande quand même si c’est le cas ? Il faut que j’y réfléchisse. Mais les autres auront peut-être envie de rebondir sur le sujet. Merci Vinosse ( et pour les groseillers, cassis etc… ?)

  13. Honnêtement, le regard émerveillé de l’enfance, j’y crois pas, ou alors c’est que l’adulte a « oublié » toutes les peurs, toutes les incertitudes… l’angoisse devant une maison vide, les bruits dans le noir. Et puis, il suffit d’aller dans une école maternelle pendant les premiers jours, et on les voit brailler (la morve au nez) passqu’ils ont peur de la séparation, ou alors regarder avec méfiance quelque chose qu’ils n’ont jamais mangé, ou recracher quelque chose d’acide, ou hurler en voyant une araignée, ou je ne sais pas quoi d’autre… Bref, l’enfance radieuse est une reconstruction. Les enfants prennent tout de plein fouet, avec une même force. Le bon et le mauvais. Et dans une vie, il y a du bon et du mauvais. Peu importe l’époque ou le milieu. Impossible que ce soit autrement. Sinon, le texte est bien écrit. 🙂

  14. @ Monch : Il ne s’agit pas ici à proprement parler de « souvenirs d’enfance », mais plutôt de souvenirs liés à Toulouse et à différentes époques de ma vie. Vous verrez dans le billet n° 3 que certains types de souvenirs n’étaient pas souhaitables dans un « beau livre » parlant d’une « belle ville ». Sinon, je ne vous contredirai pas, les souvenirs ne sont pas tous heureux, ici ils sont triés sur le volet. Il peut cependant aussi y en avoir de beaux qui côtoient les autres, on n’est pas obligés de n’avoir que des trucs moches dans sa besace. Moi j’ai du choix : des biens, des extras, des affreux, des nuls, des honteux… Je les vendrais peut-être un jour comme le vieux dans la nouvelle de Sergi Pamies. Qui sait, j’y gagnerai peut-être mieux ma croûte qu’en allant travailler.
    Merci pour votre appréciation, je connais votre vigileance sur les textes (ce texte mériterait quand d’être revisité par une FM à l’oeil d’aigle).

  15. Votre texte m’évoque des odeurs, des sons, une vue à sa lecture (sans les lier à mes propres souvenirs). C’est en cela que vous êtes auteure, je crois. Qui n’est pas inconsistant peut se permettre d’être inconstant.

  16. @ Emelka : Vous ne vous exprimez pas souvent ici, et votre remarque me le fait regretter doublement. Susciter vos sens avec un texte, c’est une belle récompense que je reçois avec plaisir. (Vous aimez lire ABS que je suis régulièrement et à que j’ai déjà dit à plusieurs reprises combien j’aimais ses textes. Nous avons donc des goûts communs).

  17. Les moments vécus, quand on y pense, on n’est plus dans l’instant, ils ne sont jamais vivants en permanence. En parler les ressuscite et seul le parfum des choses disparues nous les fait aimer plus que nous les avions aimés en les vivant…
    Ou détester…

    Sinon c’est quoi cette histoire de groseilliers, cassis, etc.?

  18. @ Vinosse : Mais les ressuciter, n’est ce pas cela précisemment qui les conserve vivants ? Il suffit de comparer avec tout ce que nous avons oublié, que nous sommes impuissants à revivre, à redécouvrir. De toute façon, je crois au droit à l’oubli peut-être plus encore qu’au devoir de mémoire. Et dans le même temps où je vous dis ça, je mesure à quel point je garde des traces, à quel point je fais partie de ceux qui fixent les souvenirs, qui en font des provisions pour l’hiver à venir. (J’attends un bouquet de petits plans, je me demandais si vous ne les aviez pas vu passer. C’est un Monsieur qui doit me les porter… une histoire de dame, de grossièretés, de frères jumeaux… bon bref, une longue histoire que je vous raconterai en tournant mes confitures de fruits rouges :0)).

  19. Vous m’avez passé commande ???

  20. Mon chien serait freudien?! Moi aussi – dans une certaine mesure – et les souvenirs d’enfance existent, heureusement!

    Frédérique : C’était : je suis monsieur Croque-Madame! Mais ça n’est pas plus drôle en effet! Je drague mal mais mal! 🙂

  21. @ Vinosse : Ah là là, on change de lieu et vous ne suivez plus rien. Reportez-vous au trois leçons de savoir vivre sur FB :0)
    @ Depluloin : Mais non, vous êtes délicieux !

  22. @Frédaime : Pour Vinosse n’hésite pas à passer commande. Plants magnifiques et robustes, envoi très rapide, soigné et protégé.
    Sinon je vais relire ton article pour analyser les articulations. L’extrait de ta prose est très bien écrit. Ca me fait penser à un écrivain mais je sais plus lequel, genre Anatole France ou Alain-Fournier mais c’est p’têtre pas ça y’a tellement longtemps que je les ai lus. Faut qu’j’regarde dans ma bibliothèque.

  23. Depluloin délicieux! En voilà un beau compliment! C’est quand même pas un’meringue! Tu fais un’drôle de « gourmète »!

  24. @ Ads : Le texte n’est pas complet, la suite dans les prochains billets. Pour les plants, j’en parle à mon jardinier en chef :0)

  25. @ Babeth 31 : Une meringue, la comparaison lui va bien, je trouve.

  26. Oublié de vous féliciter pour le portrait de votre mari! Très réussi!

    @ Babeth : Comment que tu parles « imagé »! J’adore!

  27. @ Depluloin : Merci bien, mais c’est plutôt Marguerite Duras que vous avez là, et je vous assure que – quelque soit l’angle par lequel on l’aborde – mon mari n’a rien à voir avec cette dame.

  28. Merci Frédérique (si je m’exprime peu ici, comme à bien d’autres endroits, c’est simplement que l’expérience d’internet m’a conduit – aussi même si pas seulement – au dégoût de certaines choses)

  29. C’est pas Endiwar Hall ???

  30. @ Vinosse : Que nenni. Marguerite, je vous dis, dans les rues de Toulouse.
    @ Emelka : C’est d’autant plus agréable que vous soyez sorti de votre silence.

  31. Franchement, Marguerite Duras, il faut le savoir! Vous en êtes certaine? Mon chien? Anna de S? L…….uc? Cette tête me dit pourtant quelque chose!

  32. A part vous Depluloin, plus personne ne passe dans cette contrée reculée. Elle ne vous plait pas Marguerite ? Vous la préfèreriez en photo ?

  33. Non mais c’est la première fois que je la vois caricaturée ainsi! Toulouse, vous plaisantez! Je n’y suis pas passé depuis… vingt ans? Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. Toujours cette grange écroulée dans les Pyrénées…

  34. Duras la casquette, ça doit être ça…

  35. J’ai pensé Rosa Parks, qui a tant fait en commençant par refuser de faire. Je trouvais intéressant le contraste entre le « personnage » historique et la boîte de soupe tout aussi emblématique. Mais donc je ne voyais pas de lien avec votre texte (encore que)

  36. FM, plus personne ne passe nulle part… C’est d’un triste ! Moi, j’ l’ai r’connue Marguerite, cette horrible bonne femme qui écrivait avec un pochoir.

  37. Frédérique, j’aime le texte du pressing; ce regard d’enfant tout neuf sur sa mère, cet amour gourmand, plein. Je n’y toucherais pas, il sonne comme l’enfance … Vous avez une miette au coin des lèvres ;O)

  38. @ Depluloin ! Montaaaaaaaaaaaagne Pyrénéeéeéeéeéeés, vououououous êtes mes deux aaaaaammmmouououours !
    @ Vinosse : Vous êtes abonné à l’almanach Vermot ?
    @ Emelka :Rosa Parks (oserai-je vous avouer mon ignorance ?)
    @ Monch : Vous avez connu Duras !!!! Un de mes amis m’appelle Marguerite en manière de dérision. Alors, cette Duras, qu’avez-vous à nous en dire ? (la caricature c’était aussi une sorte de clin d’oeil pour cet ami qui ne passe jamais ici).
    @ Kouki : Ah merci (pour les mots et pour la miette). Et l’ogre, vous l’avez revu récemment ?

  39. B’soir Fredaime. Nous avons au moins une chose en commun (et plus peut-être) une mère ayant évolué dans un pressing et l’odeur du trichlo est obsédante. Je ne peux plus la sentir.
    Tes textes sont toujours d’une grande honnêteté.

  40. Je ne peux pas vous en parler de manière très approfondie, connaissant un peu la question du mouvement pour les droits disons civils et civiques aux USA mais très peu ce personnage symbolique-là. En guise d’intro un peu légère et légendaire, disons qu’il était une fois, jadis ou récemment selon votre définition du temps historique (dans les années 1960’s), dans un pays très lointain nommé les Etats-Unis d’Amérique qui pratiquait la ségrégation raciale, une petite bonne femme identifiée comme noire qui prend le bus et s’asseoit à la place réservée aux blancs. Sommée de se déplacer, elle répond juste non. Son geste initiant le vaste mouvement pour les droits civiques dans sa version non-violente, ou plus modestement symbole des changements qui se manifestaient mais de manière embryonnaire car non organisés collectivement, elle est à ce jour souvent mise sur le devant de la scène comme emblème de la résistance passive. Voilà 🙂

  41. @ Zoe : Honnêteté, je suis d’accord et je te remercie de le souligner.
    @ Emelka : Ok, je connaissais l’histoire, c’est le nom qui ne m’évoquait rien. Ma mémoire est étrange, ce qu’elle retient et ce qui lui échappe sont toujours une source d’étonnement.

  42. Je me doutais bien m’être trompée, donc auto-correction après trifouillage sur le net: l’épisode « Rosa Parks » date de 55

  43. @ Emelka : 5 ans de battement, à l’aune de l’origine des temps, qu’est ce que c’est ?

  44. Je ne sais pas l’étrangeté de votre mémoire, mais je crois que pour une large part vous partagez cette étrangeté avec bien des humains (m’enfin ceux capables, prêts ou disposés à s’étonner et se laisser étonner). Ce n’est pas toujours agréable.

  45. @ Emelka : Ma mémoire est essentiellement audiitive. Conséquence : les visages et les noms s’inscrivent difficilement, ce qui pose, au quotidien, beaucoup de problèmes. Par exemple, dans mes ateliers, j’ai mis en place des trombinoscopes. Par contre, je mémorise de manière trés précise, ce qui m’est dit et dans quelles circonstances cela m’a été dit. J’associe des sons à des situations, je peux répéter un dialogue au mot à mot – des années plus tard.

  46. Dans l’ensemble, je suis un oublié permanent ici…

  47. Énorme mémoire auditive aussi, tout comme toi, c’est marrant. En revanche, absolu manque quant aux noms et parfois aux visages (donc gros problèmes en société)…
    Tout ça pour te dire que j’aime beaucoup ce texte, sa simplicité, sa lumière cinématographique, et cet écho qui réveille dans ma caboche le même genre de souvenirs. (Quand j’étais plus jeune, je « marquais » les journées ou les moments que j’estimais parfaits. J’ai eu la chance d’en connaître beaucoup. Sont bien rangés, ceux-là, au milieu de la confusion de ma cervelle, hahahaha !)

  48. @ Arhg ! Pardon Vinosse, j’avais pas mis mes lunettes :0) La casquette, certes, et la bouille en dessous. Vous ne trouvez pas que c’est ressemblant ?
    @ Sophie : Même problème que toi et quand on rencontre autant de gens, c’est trés trés problématique. Donc, maintenant j’avertis tout le monde que j’ai la mémoire d’une laitue, je prends des photos et dans l’ensemble, les gens sont assez indulgents avec moi. Je m’excuse toujours de prendre mon air ahuri quand ils viennent me voir et que manifestement… non… désolée… rappelez moi dans quelles… ah, oui, mais bien sûr ! Sophie K, un bistrot, un québecois, grosse rigolade. C’est ça ? :0)

  49. @ Vinosse : N’en rajoutez pas tout de même, nous sommes bientôt le 1er juin, date à laquelle je change l’image de ma page d’accueil. Tout le monde pourra constater que vous faites votre Caliméro.

  50. J’disais ça… seulement à cause de l’auditif!

    On s’est jamais parlé que je sache ?

    On a jamais chanté la chanson ensemble !

    On a jamais roté en chœur au même banquet!

    On s’est jamais engueulés de vives voix !

    On s’est jamais conté fleurette…

  51. On a jamais ronflé sur le même oreiller…

    RROONNNNN….

    RROOOONNNNNNNN….

  52. J’aime particulièrement le passage du pressing, peut-être parce que ma mère et ma sœur travaillent dans un pressing. Euh, pas peut-être, c’est sûr.
    Sinon, c’est pour ça qu’on les aime les écrivains, parce qu’ils coquettissent constamment. 🙂

  53. @ Arf : Certains, même, cabotinent :0) (Où en êtes vous Arf de vos mésaventures professionnelles ?)

  54. Merci frédémeu, j’ai horreur de brigit’ fontène!

  55. Les mésaventures se terminent enfin lundi soir prochain. Je serai libre de cabotiner comme bon me semble, même si je ne suis pas écrivain. 🙂

  56. On reviendra quand ce sera plus intéressant.

  57. @ Ramon et Vinosse : Vous faites la paire :0)

  58. Et pour tout le temps: jusqu’à perpète…

  59. Vouiiiiiiii, ayé, jme souviens, mouhahahahaha !
    (Oui, désormais, je préviens tout le monde aussi ! :0)

  60. Ramon est le « copain » de Vinosse ? Oh, je savais pas…

  61. @ Monch : Ben, maintenant, vous connaissez la véritable identité de Pépita :0)

  62. Je crois qu’une forme de mémoire disons « exacerbée » – bien qu’heureusement toujours imparfaite – n’est pas plus facile à gérer dans ses relations avec autrui et avec soi-même, et qu’il est parfois plus facile d’être compris en parlant de ses manquements que de ses inconvénients face à ce qui est souvent considéré par beaucoup comme une chance, un privilège, alors que dans un cas comme dans l’autre il y a équilibre fragile (et souvent ambivalence, contradictions, etc., c’est selon) entre richesses (tant émotionnelles qu’en termes de savoirs et comme ressource au quotidien) et incommodements face à ce truc nommé mémoire.
    A part ça, j’aime beaucoup votre manière de parler de la dimension auditive de votre mémoire (j’y suis sensible aussi).

  63. @ Emelka : J’aimerai cependant me souvenir des visages et être capable d’y associer un nom, un peu plus aisément. Je me retrouve parfois dans des situations gênantes et ce n’est jamais agréable pour ceux que je ne reconnais pas sans aide (surtout quand j’avais eu avec eux des échanges riches.) Mais sinon, auditivement, je suis au top, je connais un nombre impressionnant de chansons ! Je cherche juste à quoi ça peut me servir (hormis participer à la chance aux chansons).

  64. Je me disais récemment que ça pourrait servir à composer des trucs, finalement. Faudrait « juste » (mouhahahahaha !) apprendre un instrument, ou tenter des choses sur les logiciels…
    (En même temps, c’est pas désagréable de se repasser mentalement l’allegro de la symphonie n° 25 de Mozart dans le métro. Je déconne pas, je l’ai fait, hahahaha !)

  65. Bonne fête maman!! …. Oh pardon! me suis trompé de blog! Enfin… pas tellement! 🙂

  66. Bonjour Frédérique.

    J’ai lu l’intégralité de votre note et j’ai lu tous les commentaires. Du coup, je vous ai trouvé un nouveau titre : « Le chou des gnoses – 1ère partie ».

    Je vous embrasse et vous souhaite une bonne soirée.

  67. @ Sophie K :Wouha, c’est pas du Cloclo, c’est du lourd :0)
    @ Depluloin : Maman adore le peumechoscope. Merci Pluplu !
    @ Christophe : Vous êtes une bête de l’édition, le jardinier de ces dames (si je peux me permettre).

  68. « Le chou des gnoses »… Mouaaaaaaaahhhh comme diraient…

    @Frédérique : Suis drôlement content pour le peumechoscope! (Bien lire le mode d’emploi!)

  69. Roooh Frédaime, me dis pas que tu t’es fait refourguer cette horreur. J’espère qu’ils t’ont offert quelque chose de plus utile. Sais pas moi un gaufrier 🙂

  70. Se repasser Mozart mentalement… ben, j’ sais même pas qui c’est Mozart… Le fils d’une lingère ? Une allusion au pressing du billet ? Ça commence à voler trop haut pour moi. J’hésite à déposer un commentaire parmi toutes ces érudits…
    FM, prenez pas la grosse tête, restez simple. Mais j’ suis pas sûr que vous lisiez tous les commentaires— comme ailleurs, si vous voyez de quoi j’ parle. 🙂

  71. @ Zoé : Il le fallait, pour sauver Depluloin !
    @ Monch : Si vous me disiez où chercher au lieu de tourner autour du pot ? Je me doute bien que quelque chose m’a échappé, c’est avec plaisir que j’irais y voir, si on m’indique la route (il n’y a pas que chez vous où on a le droit d’être érudit. Chez moi aussi, c’est possible 🙂 ).

  72. Mais chez moi, FM, on n’est pas érudit. Kesse vous racontez ? On parle jamais de Mozart. On parle de Goscinny et de chansonnette… J’ veux pas m’ mesurer à vous : vous m’ battriez à plate couture. 🙂

  73. @ Monch : Chez vous on parle, de rythme, de littérature, de textes etc… Et – allez savoir pourquoi ? – j’ambitionne que ça puisse être pareil ici. (En plus vous savez trés bien que vous avez une culture supérieure à la mienne, ne faites pas votre Caliméro vous aussi.)

  74. @ Arf : Des perspectives ? Pas trop d’angoisses et de craintes ? J’espère sincèrement que ça va bien se passer, pour vous et pour d’autres – nous sommes tous concernés, de près ou de loin.